C’est l’histoire d’un âge d’or qui semble sans fin. D’une série vertigineuse. L’équipe de France de handball est en finale des Jeux Olympiques pour la quatrième fois de suite. Les Bleus ont justifié leur statut de favoris avec brio, ce jeudi en demie à Tokyo face à l’Egypte (27-23). Avec brio, maîtrise mais aussi émotion. Surtout pour Nikola Karabatic, opéré du genou droit en octobre dernier et revenu en forme à temps pour terminer la saison avec le PSG et enchaîner avec ces Jeux Olympiques nippons.
Karabatic a évoqué ce "très long parcours" au micro de France Télévisions, à l’issue du succès tricolore. "Je me sens chanceux… mais en même temps, non, pas forcément chanceux. Parce que j’ai travaillé dur tous les jours pour revenir, pour être avec l’équipe sur ces Jeux. Pour être bon, utile à l’équipe, pouvoir les aider (sic) dans ce rêve de médaille", a expliqué l’arrière gauche français, qui a fait une frayeur à son staff et ses supporters en début de rencontre.

Nikola Karabatic (France), au sol à la suite d'un choc, lors de la demi-finale des JO de Tokyo 2020 face à l'Egypte, le 5 août 2021 à Tokyo

Crédit: Getty Images

Tokyo 2020
Pharaoniques, les Bleus retrouvent encore la finale
05/08/2021 À 09:26

Capacité à "hausser le ton"

Sorti quelques instants après un choc à l’épaule gauche, subi en se jetant sur un ballon au sol, Karabatic (4 buts) a vite repris sa place. Et les Bleus leurs esprits, après une entame catastrophique (1-5, 7e minute). Ils ont progressivement pris le contrôle du match, animés par un sentiment d’inéluctable selon leur figure de proue : "On a su mentalement rester concentrés et hausser le ton en deuxième période (13-13 à la pause, NDLR). Je suis fier, très heureux. On ne pouvait pas perdre aujourd’hui."
Ce quatre à la suite remarquable (titre en 2008 et 2012, finale en 2016 et finale, a minima, en 2021), Nikola Karabatic y a contribué. Au même titre que Michaël Guigou et Luc Abalo. Cela fait trois hommes qui perpétuent la tradition de l’excellence du handball français. Mais celle-ci n’est possible qu’à travers un renouvellement générationnel qui n’a pas été si simple à opérer. Le fiasco de l’Euro 2020 (élimination au tour préliminaire) l’a illustré et a coûté sa place de sélectionneur à Didier Dinart. Son successeur, Guillaume Gille, a insisté sur le compromis idéal qu’il touche du doigt.

Une 4e finale olympique de rang : comment les Bleus ont mis l'Egypte au pas en demi-finale

C’est ce beau mélange qui nous a fait gagner
"Il y a un bon mix dans l’équipe, entre les cadres, l’expérience, et les plus jeunes qui découvrent pour certains aussi les Jeux Olympiques et qui prennent des responsabilités, qui jouent avec leur cœur, s’est félicité Gille, auprès de nos confrères de France TV. Je crois que c’est ce beau mélange qui nous a fait gagner." Le fait que Vincent Gérard se transforme en mur a aussi bien aidé (44% de tirs repoussés, contre 23%, au cumul, pour les deux gardiens égyptiens).
L’entraîneur français a salué le récital de son portier titulaire : "Vincent Gérard a été tel qu’on le connaît dans ces matches décisifs. Sa performance nous a servi de base dans ce match très âpre." Une rencontre au moins aussi compliquée attend les Bleus en finale des JO de Tokyo 2020, face au Danemark, opposés ce jeudi en début d’après-midi. Peu importe l’adversaire, il y aura un parfum d’histoire autour de cet ultime défi. L’histoire ? "J’essaie de ne pas trop y penser", répond Karabatic. Il préfère l’écrire.

4e finale olympique pour Guigou : "C'est surtout une nouvelle médaille d'or à aller chercher"

Tokyo 2020
"On a essayé de vous donner du bonheur derrière vos écrans en ces temps difficiles"
07/08/2021 À 15:08
Tokyo 2020
Passe de Karabatic, tir de Remili : le spectaculaire kung-fu français contre l'Espagne en vidéo
30/07/2021 À 13:19