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Grand Prix d'Andalousie

Quartararo : "Est-ce que je joue le titre ? On va dire oui"

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Fabio Quartararo (Yamaha SRT) au Grand Prix d'Andalousie 2020

Crédit: Getty Images

ParAlexandre Coiquil
26/07/2020 à 15:17 | Mis à jour 26/07/2020 à 16:11
@Coik

GRAND PRIX D'ANDALOUSIE - Vainqueur de son deuxième Grand Prix à une semaine d'intervalle à Jerez de la Frontera, Fabio Quartararo (Yamaha STR) accepte le statut de candidat au titre, vu sa forme personnelle et le niveau de sa M1. Le Français l'assure, il a remporté une course qui fera date pour lui.

Fabio Quartararo, personne ne peut lui parler d’âge. A 21 ans tout juste, le Niçois est en train de repousser ses limites et de s’installer comme un potentiel candidat au titre de champion du monde MotoGP. Ce n’est pas nous qui le disons, c’est lui qui l’a confirmé après sa deuxième victoire en deux Grands Prix en ce début de saison 2020 complètement fou. "Est-ce que je joue le titre ? On va se lancer, on va dire oui", a reconnu à chaud le champion au micro de Canal +. Amoureux absolu du circuit Ángel Nieto, son tracé de référence où il totalise quatre pole positions et désormais deux victoires en Grands Prix, Quartararo a posé les bases d'une année 2020 qui pourrait lui offrir le Graal. Lucide, il a préféré se déclarer plutôt que de jouer du pipeau.

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Quartararo peut voir grand. Car tous les élements sont avec lui en ce début de saison 2020, qui restera l'année de son explosion définitive. Sa confiance en lui n'a jamais été aussi forte et sa Yamaha d'usine sous pavillon de l'équipe satellite STR est enfin compétitive en rythme de course. Monté en catégorie reine en 2019 après une transition Moto3-Moto2 un peu complexe, Quartararo semble avoir appris de ses petites erreurs du passé, lui qui n'avait pas réussi à capitaliser ses six pole position en 2019. Le Tricolore doit son début de saison canon à la maturité et le sérieux que doit avoir un pilote qui aspire à très haut. Il l'a compris : tous les détails comptent. Même les plus improbables. "Je pense que j’ai pris énormément de maturité, j’ai changé totalement ma manière de travailler par rapport à l’année dernière. Je me suis fait une petite sieste avant la MotoGP, tranquille. C'était une chose que je ne pouvais pas faire l’année dernière. Je me suis vraiment concentré sur ce point, que je dois améliorer. Et ça marche", a-t-il reconnu.

Quartararo a souffert avec la chaleur

S'il est trop tôt pour le consacrer champion du monde, son début de saison canon, la confiance emmagasinée, et son avance sur ses concurrents lui offrent de la marge de manoeuvre. Oui, Fabio Quartararo laissera probablement des plumes à un moment ou à un autre, mais être champion du monde c'est le résultante de la constance, et non pas celle des coups d'éclats. Pour le moment, le voilà avec 50 points d'avance sur son rival, Marc Marquez, obligé de renoncer à la deuxième manche la saison à cause de son bras droit opéré. Déjà de retour sur une moto, quatre jours après une opération de son humérus fracturé, l'Espagnol de 27 ans va rester une menace sérieuse car il est à part. Pour être champion du monde, Quartararo devra surtout être fort mentalement et Marquez est le meilleur test mental pour tout prétendant à la couronne. Les deux hommes se trouveront dans un autre contexte le week-end du 9 août lors du Grand Prix de République tchèque à Brno. D'ici là, Marquez aura déjà un peu plus récupéré, lui qui défie le temps.

N'oublions pas son autre adversaire, Maverick Viñales. Avec 10 points d'avance sur son futur coéquipier au sein du team officiel Yamaha, deux fois deuxième à Jerez, le Français a déjà pris une petite marge comptable et psychologique sur un adversaire très rapide, mais toujours incapable de trouver la constance sur tout un Grand Prix. Un adversaire qu'il a réussi à contenir lors d'un premier tour crucial dimanche où la gestion des pneus était primordiale. "Yamaha nous a demandé aux quatre pilotes de faire un tour au warm up avec les pneus de la course", a souligné Quartararo. "Donc on l'a tous fait et le grip n’était pas pareil. Je savais qu’au premier tour, il fallait vraiment que je fasse attention, il fallait vraiment que je fasse ça bien. Au premier tour, j’ai entendu Maverick (Viñales) dans le dernier virage qui arrivait super vite, donc j'ai dit : 'Bon, je freine, il ne va pas s’arrêter’. J’ai recroisé, j’ai fait ma course mais vous ne savez pas comme c’est difficile de faire 25 tours en tête avec cette chaleur. C’est incroyable."

C'était probablement la course la plus dure de ma vie

Dimanche en Andalousie, Quartararo a remporté une course d'une extrême difficulté. La chaleur écrasante a massacré les mécaniques, dont le moteur de son coéquipier italien Franco Morbidelli, obligé de renoncer alors qu'il partait pour déloger Valentino Rossi du podium à neuf tours du terme de la course. Francesco Bagnaia, qui filait vers la deuxième place, a lui aussi vu le moteur de sa Ducati rendre l'âme. Quartararo n'a pas connu de problème mécanique majeur, mais il a dû gérer le facteur chaleur.

Au micro de Canal+, le Niçois a reconnu que malgré la combinaison, celle-ci était omniprésente et dérangeante. "C’était une course super difficile, je pense que c’étaient les conditions les plus extrêmes qu’on avait. J’avais les mains qui étaient brûlantes, les pieds, même le torse. Il faisait super chaud avec la température de la piste et de la moto. Incroyable, franchement, je n'ai rien à dire."

La chaleur a également affecté la performance de son pneu avant, et il lui a fallu savoir trouver le bon dégré de compromis entre rythme rapide et gestion. "Les conditions étaient différentes par rapport à la semaine dernière où c'était beaucoup plus venteux. C'était vraiment des conditions étranges aujourd'hui. C'était probablement la course la plus dure de ma vie."

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