A la base, Jorge Lorenzo (Ducati Team) devait jauger ses sensations lors de la première séance et sa compétitivité lors de la deuxième. Le tout pour fixer ses véritables objectifs en vue du Grand Prix de Thaïlande, organisé sur un circuit de Buriram particulièrement favorable à sa Ducati mais aussi exigeant physiquement. Encore plus pour un pilote ayant subi une violente chute, deux semaines plus tôt, en Aragon, et revenu avec un doigt de pied disloqué et un autre fracturé.
Pour le triple champion du monde, la journée a débuté difficilement, avec un 17e temps décroché lors de la première série de tests au bout d'un long relais et de douleurs. "J'ai souffert mais je vais pouvoir rouler", avait alors avoué l'Espagnol, au moins soulagé de pouvoir poursuivre son week-end. Les chronos accumulés lors de la deuxième séance, sept dixièmes plus lents que les temps établis par Marc Marquez (Honda HRC), autre favori, ne laissaient guère espérer mieux.
Grand Prix de Thaïlande
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J'avais peur que les suites psychologiques de ma première chute aient provoqué celle-ci
Le lourd highside qui l'a projeté dans les airs au virage n°3 a même semé l'inquiétude. Les premiers examens effectués à la clinique mobile ont révélé de grosses contusions au poignet gauche et à la cheville droite mais aucune fracture. Les scanners effectués à l'hôpital de Buriram, sous la surveillance de l'expérimenté du Dr. Charte, ont confirmé le premier constat.

Jorge Lorenzo (Ducati) enfourche sa machine lors du Grand Prix de Thaïlande 2018

Crédit: Getty Images

"Vu le crash, les conséquences auraient pu être plus graves, a confié le pilote. J'avais peur que les suites psychologiques de ma première chute aient provoqué celle-ci. Mais ce n'était pas de ma faute". Sous-entendu : un problème technique sur la Desmosedici a amené la catastrophe. C'est aussi ce que laissent supposer les images. Habituellement, ce type de chute est le résultat d'une réouverture trop précoce des gaz alors qu'à Chang, Lorenzo était encore en phase de décélération au moment de sa chute.

Lorenzo prendra sa décision samedi

"Honnêtement, nous ne savons pas ce qu'il s'est passé, a ajouté Paolo Ciabatti, directeur sportif du constructeur, sur le site officiel du MotoGP. Nous avons écouté le son en caméra embarquée et nous avons eu l'impression que quelque chose d'étrange s'est produit". La firme de Bologne va analyser les données et fouiller la carcasse de la machine, pulvérisée par le crash, pour en trouver la cause. Et s'assurer, aussi, que ses autres pilotes n'encourent pas un risque similaire.
Le triple champion du monde, lui, réfléchit. Interrogé sur sa volonté de poursuivre le week-end, Lorenzo a choisi de se donner du temps : "Si je devais prendre ma décision maintenant, je dirais non. Parce que ma fracture au pied est plus douloureuse, même si elle n'a pas été aggravée par la chute. Mais je ne veux pas parler trop vite. Je veux voir comment je me sens sur la moto". Vendredi, le Majorquin partait déjà de loin. Samedi, il repartira de zéro.
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