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Quartararo : "Beaucoup disaient que je ne méritais pas ma place en MotoGP"

Quartararo : "Beaucoup disaient que je ne méritais pas ma place en MotoGP"

Le 17/11/2019 à 20:42Mis à jour Le 17/11/2019 à 21:03

GRAND PRIX DE VALENCE – A Cheste, Fabio Quartararo (Yamaha Petronas SRT) ne s'est pas offert sa première victoire en MotoGP mais il a conclu une saison remarquable à l'échelle d'un rookie. Il y a un an, personne ne l'aurait imaginé capable d'atteindre ce niveau.

Il n'y a pas eu de cerise sur le gâteau. Juste une confirmation. Ce dimanche, à Valence, Fabio Quartararo (Yamaha Petronas SRT) n'a pas décroché une première victoire en MotoGP, qu'il convoite légitimement depuis plusieurs mois maintenant. Mais il a démontré, à qui en doutait encore, qu'il a tout pour devenir le principal rival de l'intouchable Marc Marquez (Honda HRC), en 2020. Deuxième à Cheste, le prodige tricolore a bouclé une saison de rookie remarquable.

Cette fois, il n'y a pas eu de lutte à couteaux tirés, comme il y en avait eu à Misano et à Buriram, avec le champion du monde. Le Niçois n'a eu que sept petits tours de relative tranquillité en tête, le temps que l'Espagnol règle le cas des trois pilotes qui l'avaient surpris au départ. Il savait, avant la course, que son rythme ne lui permettrait pas de résister beaucoup plus longtemps au N.1 mondial.

Mieux que Lorenzo

Qu'importe. Il s'agissait encore d'être le "meilleur des autres" pour convertir sa sixième pole positions en podium. Ce qui n'est pas anodin pour un débutant : Jorge Lorenzo (Honda HRC) néo-retraité aux trois couronnes mondiales, n'était monté sur la boîte qu'à six reprises lors de sa première saison en MotoGP, et au guidon d'une machine d'usine. "Qui aurait pu imaginer de tels résultats ? Personne, a souligné "El Diablo" dans le parc fermé. Je ne pouvais pas en demander plus."

Quartararo a validé sa montée en puissance, après une première partie de saison de découverte. Sur les dix derniers grands prix, le pilote du SRT a cumulé 125 points. Seulement 17 de moins que Dovizioso, vice-champion du monde pour la troisième fois consécutive. Et un de moins que Viñales. Rins, Rossi ou Petrucci, aux guidons de machines gagnantes, n'ont pas fait mieux sur la même période.

Plus fort en 2020 ?

"C'est à la fois un travail d'équipe et personnel, a-t-il expliqué. J'ai dédié toute mon année à ma carrière pour saisir les opportunités." C'était le prix à payer pour atteindre ce niveau et devenir "une excellente trouvaille", de l'aveu même de Carmelo Ezpeleta, patron de la Dorna, qui avait longtemps espéré que Dani Pedrosa obtienne le guidon du SRT.

"Beaucoup disaient que je ne méritais pas ma place en MotoGP, a rappelé Quartararo. J'ai voulu leur prouver qu'ils avaient tort." Ceux-là sont désormais peu nombreux. Le Français s'est de toute façon chargé de prévenir les plus perplexes : "En 2020, nous serons plus forts !"

Marc Marquez devant Fabio Quartararo au GP de Valence 2019

Marc Marquez devant Fabio Quartararo au GP de Valence 2019Getty Images

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