La gloire éternelle pour Fabio Quartararo ! Le pilote Yamaha (4e) a profité de la chute de Francesco Bagnaia (Ducati) pour devenir le premier Français vainqueur du championnat du monde MotoGP dimanche sur le Grand Prix d'Emilie-Romagne. Le Niçois a parfaitement rempli sa part en remontant, un à un, ses rivaux jusqu’à la 4e place. Devant, Bagnaia semblait de son côté parti pour l’emporter, mais la pression était trop forte et l’Italien a commis l’irréparable à 5 tours du but. A 22 ans seulement, "El Diablo" conquiert un premier sacre mondial historique, et sans doute pas le dernier.
Le film de la course
Profitant de la chute de Bagnaia, Marc Marquez (Repsol Honda) a lui doublé la mise après son succès à Austin. La renaissance du Catalan se confirme avec cette troisième victoire décrochée devant Pol Espargaro (Repsol Honda), deuxième, et Enea Bastianini (Avintia), troisième sur le fil devant Quartararo.
Grand Prix d'Émilie-Romagne
Quartararo, champion total
25/10/2021 À 17:15

"Super Fabio" a fait le boulot

Existait-il meilleur endroit pour assister à l'écriture d'une nouvelle page de la grande Histoire du MotoGP ? Pas sûr. La marée de Tavullia, sémillante mais le cœur craquelé par l'émotion, a envahi les travées d'un circuit Marco-Simoncelli habillé aux couleurs coruscantes du Docteur. Les regards braqués vers l'arrière de la grille et une légende en procession n'ont pas évaporé la tension autour du duel Quartararo-Bagnaia. Le premier, Français, d'origine italienne à l'accent culturel espagnol possédait au départ 52 points sur son dernier rival, le leader de Ducati, un protégé de Valentino Rossi. Parti 15e, le Niçois a d'abord raté son envol, alors qu'il végétait à la 17e place après quelques tours. Devant, le plan de la marque rutilante fonctionnait à merveille avec Bagnaia en tête et Miller en protection.
Sauf que, sans forcément le voir ni le sentir, les pilotes ont roulé sur des oeufs. Une piste encore très légèrement humide rafraîchie par un vent glaçant, soit une scène aux mille et un pièges. Pas de quoi inquiéter l'artiste Quartararo, prudent ou tranchant, au choix, qui a remonté chacun des pilotes devant lui jusqu'à atteindre la cinquième place, à neuf tours du terme.

La pression était trop forte pour Bagnaia

Rapidement débarrassé de Jack Miller (Ducati), victime des portions trompeuses du circuit de Misano, M.Marquez a endossé le costume potentiel de sauveur. Accroché à la selle de Bagnaia, la fourmi de Cervera a semblé attendre son heure, avant de porter l'estocade, à l'instar du scénario vécu en Aragon. Cette fois, l'Espagnol n'a pas eu l'occasion de tenter sa chance, distancé par le leader de la course, survolté sur sa machine. Peut-être trop puisque l'impensable est arrivé : le pilote transalpin a perdu le contrôle de sa monture à cinq tours de l'arrivée et laissé filer son rêve de remontée fantastique.
La suite, une explosion de joie mesurée, logique au vu des circonstances, a enrobé le box Yamaha du numéro 20. Sur le podium provisoire jusqu'à l'entame du dernier tour, le tout nouveau champion du monde était sans doute déjà trop submergé par l'émotion pour contenir Bastianini, une nouvelle fois épatant ce dimanche. Avec désormais 65 points d'avance à deux manches de la fin de la saison, le Français peut profiter de son exploit majuscule. Le petit prince a bien mérité sa couronne, qui, cette fois c'est promis, sera sertie de gemmes bleu-blanc-rouge.
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