Jour de première pour Ducati et Jack Miller. Le pilote australien a été le plus fort ce dimanche sur le tracé sinueux du circuit de Jérez – Angel Nieto pour offrir à la firme italienne son premier succès sur l’asphalte andalou en catégorie reine. Une longue attente pour Ducati ainsi que pour son leader, qui n’avait plus gagné depuis son coup d’éclat à Assen en 2016. Parti en pole mais usé par une grosse douleur au bras droit, Fabio Quartararo doit se contenter d’une 13e place et perd par la même occasion son fauteuil de leader au profit de Francesco Bagnaia (Ducati), deuxième ce dimanche devant Franco Morbidelli (Petronas Yamaha SRT).
Tout avait pourtant parfaitement débuté. Parti de la pole position pour la quatrième fois consécutive à Jérez, Fabio Quartararo (Yamaha Factory) disposait de toutes les cartes en main pour s’offrir un troisième succès de rang cette saison. Débordé au départ par la fusée rouge de Jack Miller (Ducati), le Niçois ne s’est pas affolé pour remonter un à un ses adversaires. De la quatrième place à la tête de course, "El Diablo" n’a laissé aucune chance aux montures de Borgo Panigale, incapables de suivre l’officiel Yamaha dans les courbes du tracé andalou.
Grand Prix d'Espagne
Quartararo opéré avec succès
04/05/2021 À 13:38
Immédiatement hors de portée une fois en tête, le Français ne tarda pas à écœurer la concurrence, à coup de chronos en 1'37". Alors que les erreurs se sont multipliées à l’arrière avec les chutes de Rins (Suzuki), de Binder par deux fois (Red Bull KTM) ou d'A. Marquez (LCR Honda), le rêve semblait s’écrire en direct sous la visière couleur bleu nuit du pilote tricolore.

Du rêve au cauchemar pour Quartararo

En totale maîtrise devant un Jack Miller repoussé à plus d’une seconde, rien ne pouvait freiner à Fabio Quartararo. Mais l’impensable s’est produit. A 11 tours du terme, Miller a bouché subitement la seconde qui le séparait du leader de la course. La raison, un souci physique au bras droit de l’officiel Yamaha qui a rapidement été contraint de laisser filer la tête. Mais la descente aux enfers du Français n’en était qu’à ses prémices. A l’agonie sur sa monture, le Niçois (13e) a dû se résoudre à glaner quelques maigres points en vue du général.
Un général du Mondial désormais dominé par un Italien de chez Ducati. Tiens, comme une réminiscence du jeune retraité Andrea Dovizioso, Francesco Bagnaia a confirmé ses prédispositions cette saison à jouer devant. Auteur de chronos canons en qualifications cette année, il était temps pour lui de confirmer en course. Décidément, Ducati peut sourire même si Johann Zarco (Pramac), 8e, a de quoi être déçu en vue de son rythme de course.
Grappiller, tel était le mot d’ordre d’une manche conclue à la 9e place par Marc Marquez, désireux de briser une bonne fois pour toute la malédiction de 2020. Pour Ducati et Marquez, ce dimanche était avant tout une victoire contre le sort. Au tour de Fabio Quartararo de prendre sa revanche.

Fabio Quartararo (Yamaha Factory) lors de la qualification du Grand Prix d'Espagne, le 1er mai 2021

Crédit: Getty Images

Grand Prix d'Espagne
Quartararo n'est pas un cas isolé : le syndrome des loges menace tous les pilotes
03/05/2021 À 21:34
Grand Prix d'Espagne
Une opération, et après ? "Aucun souci à se faire", rassure le chirurgien de Quartararo
03/05/2021 À 16:28