Battu par un Bagnaia de gala, Fabio Quartararo signe un nouveau podium. Ducati est bien de retour. Le champion du monde en titre l’a appris à ses dépens lorsque Pecco Bagnaia s’est emparé de la tête pour ne plus jamais la lâcher. Le Niçois (Yamaha Factory) s'est contenté bien volontiers de la deuxième place sur le circuit Angel-Nieto de Jerez, dimanche. Toujours placé, Aleix Espargaro (Aprilia), troisième, aligne un second podium de rang après celui glané à Portimao. Le Catalan (2e, 82 points) reste au contact de Quartararo au classement général (1er, 89 points). Plombé par un départ raté, Johann Zarco (Pramac) n’a en revanche jamais trouvé son rythme et a chuté.

Quartararo est tombé sur plus fort

Grand Prix d'Espagne
Quartararo : "Ce n'était pas vraiment une bagarre" avec Bagnaia
01/05/2022 À 15:00
Les enseignements du début du week-end sont rarement les mêmes à l'issue de ce dernier. Mais dans son jardin de Jerez, niché au cœur des villages andalous, Fabio Quartararo (quatre poles et deux victoires) n’avait aucune raison de douter. El Diablo a pu constater durant toutes les séances qu’il avait un rythme supersonique, du genre à démotiver le reste du plateau. Soudainement, un homme s’est pourtant extirpé de l’ombre et a signé le meilleur temps de la piste en qualification. En rodage avec sa monture depuis le début de la saison, Pecco Bagnaia (Ducati) a subitement trouvé le manuel de sa machine.
Le pilote de la firme de Bologne a déboulé à l’extinction des feux vers le premier virage en tête, et décidé d’imprimer son propre tempo sur une piste surchauffée. Un départ de feu qui n’a pas intimidé Quartararo, rapidement le seul pilote capable d’imiter les chronos du Transalpin. Au jeu des écarts, le chassé-croisé n’a pas arrêté, passant de la demi-seconde à 8 dixièmes, et inversement. D’abord surpris, El Diablo s’est ensuite évertué à ménager un pneu avant au grip de plus en plus fuyant.
Et lorsque le Niçois s’est mis en tête de réduire le gap en faveur du pilote du constructeur de Borgo Panigale, ce dernier a remis un coup de gaz anesthésiant les germes d’espoirs de victoire du Tricolore. Avec un premier succès cette saison synonyme de soulagement, Bagnaia rappelle qu’il faudra compter sur lui dans la course au titre. Il sera en tout cas indispensable de réitérer ce genre de prestation pour espérer battre Quartararo, épatant de régularité depuis le retour en Europe.

Zarco chute, Marquez se rebiffe

Le Niçois profite des méandres d’Alex Rins (Suzuki) pour accroître son avance en tête du championnat (1er, 89 points) qu'il domine, sept unités devant Aleix Espargaro. L’Espagnol est dans la forme de sa vie et sa monture ne semble plus être un frein à son ambition débordante. Troisième dimanche, Espargaro (2e, 82 points) signe pour la première fois deux podiums d’affilée. L’officiel de chez Aprilia a notamment profité d’une légère perte de l’avant d’un Marc Marquez combatif mais encore timoré (4e).
Au rayon des déceptions, le nom de Johann Zarco trône forcément au sommet de la liste. Le pilote Pramac a perdu pied dès la mise en action, cédant trois positions dans les premiers virages. Englué à la 9e place, le Cannois a perdu l’avant à haute vitesse dans le virage 5, à 16 tours de l’arrivée. Une nouvelle désillusion qui efface les promesses semées par sa deuxième place à Portimao.
En suivant la courbe sinusoïdale propre au Français, on serait en mesure d’espérer un retour à l’avant tonitruant dans deux semaines au Mans, pour le Grand Prix de France (15 mai). Une manche à domicile également synonyme de fenêtre idoine pour Quartararo, s'il désire frapper un nouveau grand coup sur la concurrence.
Grand Prix d'Espagne
Bagnaia surprend Quartararo pour la pole
30/04/2022 À 12:55