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MotoGP - En difficulté, Fabio Quartararo (Yamaha) finit 8e à Silverstone, Francesco Bagnaia (Ducati) s'impose
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Publié 07/08/2022 à 14:42 GMT+2
GRAND PRIX DE GRANDE-BRETAGNE - Pas d'exploit pour Fabio Quartararo. Un temps deuxième derrière Johann Zarco (Ducati-Pramac) après un superbe départ, le pilote Yamaha a dû se contenter du 8e rang après son "long lap". Le Français conserve tout de même une marge confortable en tête du championnat. Francesco Bagnaia (Ducati) s'est imposé, profitant notamment de la chute de Zarco en début de course.
Fabio Quartararo (Yamaha) au Grand Prix de Grande-Bretagne, le 7 août 2022
Crédit: Getty Images
Pas de doublé à Silverstone pour Fabio Quartararo. Victorieux en 2021, le pilote français de Yamaha a buté sur le rythme infernal des Ducati dimanche au Grand Prix de Grande-Bretagne, il est vrai peu aidé par un long lap imposé dans les premiers tours. Finalement huitième au bout des vingt tours de course, "El Diablo" a pu se consoler avec une relative bonne opération au général, son dauphin Aleix Espargaro (Aprilia) terminant dans sa roue (9e). A l’avant, Francesco Bagnaia (Ducati) a signé un second succès de rang, résistant à la résurrection de Maverick Vinales (Aprilia), deuxième. Jack Miller (Ducati) a complété le podium, alors que Johann Zarco (Prima Pramac) a chuté au cinquième tour.
Le mauvais choix de Quartararo, la malédiction de Zarco
Fabio Quartararo avait un ennemi désigné durant tout le week-end, ce virage 14, sorte d’épingle serrée servant de long lap. Une pénalité tombée à Assen, après une glissade malheureuse du Tricolore devant Aleix Espargaro. Le Niçois a emprunté l’extérieur de ce virage une bonne dizaine de fois lors des essais, une répétition qui a payé au quatrième tour de course, où "El Diablo" a parfaitement taillé la courbe pour replonger au cinquième rang à la sortie. Jusque-là, le leader du championnat réalisait une course parfaite, tranchant au départ (2e) et solidement accroché à la selle de son compatriote Johann Zarco.
Problème, à force de se concentrer sur cette sanction, le Niçois s’est embrumé l’esprit dans le choix de ses pneumatiques. La chaleur anglaise incitait spontanément à chausser un pneu dur à l’arrière, mais Quartararo a décidé de rouler léger (tendre à l’avant, medium à l’arrière). Un choix qui a sonné le glas des rêves de doublé, loin de la chevauchée triomphale de l’an passé. Incapable de déborder les Ducati et, pire que ça, remonté par les montures de Maverick Vinales, Enea Bastianini, Jorge Martin et Miguel Oliveira, le Français a conclu une course qui s’est peu à peu délitée au huitième rang, un rien devant le courageux Aleix Espargaro, le corps encore meurtri de sa lourde chute de la veille.
Une déception certes, mais pas à la hauteur de celle nappant le gadin de Johann Zarco (5e tour), alors lancé vers une première victoire en catégorie reine. Auteur de la pole avec le record de la piste en prime, le Cannois a jailli de la grille avec autorité mais la malédiction ne décroche pas du sillage du pilote Prima Pramac. Conséquence, Zarco est bouté hors du podium au général (5e), alors que Quartararo a grappillé un petit point (22 pts d’avance) sur Espargaro. De son côté, Bagnaia est revenu à moins de deux victoires de retard du leader (49 pts).
La menace Bagnaia refait surface, Vinales retrouve les sommets
Justement, Pecco Bagnaia risque de revenir sérieusement dans la lutte pour le titre s’il continue de gober les succès (8e victoire pour le Transalpin). Propulsé en tête après la chute de Zarco, le Piémontais a d'abord vu le retour d’Alex Rins (Suzuki), bien décidé à convoquer les souvenirs glorieux de sa victoire de 2019. Sauf que Bagnaia a patiemment attendu le crépuscule du chant du cygne du Catalan (7e) pour le punir, ce dernier rendu à son impuissance face au rythme effréné des montures de Bologne.
La dernière menace est venue de Maverick Vinales, deuxième dimanche, et auteur d’une belle remontée, lui qui court toujours après le niveau entrevu lors de ses grandes heures chez Yamaha. L’Espagnol peut à présent guetter la lumière au bout du tunnel, la victoire n’est plus très loin. Jack Miller a saisi le dernier ticket sur la boîte, devant un duo (Bastianini, Martin) qui s’est écharpé pour la quatrième place (enlevée par l’Italien) et le dernier guidon du team officiel. On aborde à peine la seconde partie de saison que les regards se tournent déjà vers 2023. L’avenir se conjugue au présent.
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