Léon Marchand après son record du monde exceptionnel sur 200m 4 nages : "Ce matin, on s'est dit que c'était peut-être le bon moment"

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Venu à Singapour avec l'ambition de battre le record du monde de Ryan Lochte datant de 2011 (1'54"00), Léon Marchand a explosé le chrono ce mercredi, lors des demi-finales du 200m 4 nages (1'52"69). La claque est délirante mais le phénomène français était convaincu de l'avoir dans les jambes. Restait à trouver le bon timing. Pour y parvenir, il a simplement suivi ses sensations.

Léon Marchand après son record du monde sur 200m 4 nages

Crédit: Getty Images

A force, on devrait savoir. Mais c'est la magie des champions, celle qui irradie et qui défie le réel. Ce mercredi, Léon Marchand a rappelé de quel bois il était fait, à quelle caste il appartenait : celles des géants, de ceux qui décident de leur destin plutôt que de subir les évènements. Arrivé presque sur la pointe des pieds à Singapour, avec le 7e chrono de l'année sur le 200 4 nages et au terme d'une année hachée, agitée et perturbante pour lui.
Mercredi, les précautions sont déjà oubliées, les doutes déjà levés et ses Mondiaux déjà réussis. Parce qu'un tel chrono (1'52"69), ça marque. Parce qu'il semble désormais impossible de miser sur un autre vainqueur que lui jeudi pour la finale mais également sur le 400m 4 nages, sa distance fétiche. Mais surtout parce qu'on a retrouvé Marchand le dictateur, celui qui décide seul, guidé par ses sensations.
Je ne savais pas que j'allais aussi vite mais…
C'est peut-être l'enseignement principal de ce mercredi : Marchand a eu raison sur tout. "Pour moi, ça équivaut à une victoire, a-t-il expliqué en zone mixte. Ce n'est pas un record égalé, c'est presque une seconde. J'ai un peu du mal à y croire à ce chrono, 1'52" au 200m 4 nages." Il savait le record du monde de Ryan Lochte en sursis mais n'avait encore jamais trouvé le timing idéal. Mais, ce mercredi, l'évidence s'est imposée à lui.
"Je me suis senti vraiment bien à l’échauffement, j’avais parlé à Bob et Nico (Bowman et Castel, ses deux entraîneurs, NDLR) un peu ce midi. On s’est dit que c’était peut-être le moment pour le faire et être un peu plus détente demain." Il avait raison et l'a rapidement compris une fois dans l'eau.
"Je prenais beaucoup d'eau, a-t-il encore retracé. Techniquement, c'était vraiment bien. Je pars à fond dès le début, très relâché. Mes coulées étaient de 15 mètres à chaque fois, je n'ai pas fait beaucoup d'erreurs. Je ne savais pas que j'allais aussi vite mais j'ai tout donné. J'attendais la brasse pour voir. C'est là que je me suis dit qu'il fallait y aller car je sentais que j'avais des jambes pour aller au bout. C'est grâce au travail de puissance que j'ai fait cette année".
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Léon Marchand après son record du monde sur 200m 4 nages

Crédit: Getty Images

Désormais, tout fait sens

Ce mercredi valide surtout son approche post-Jeux olympiques. Ses défaites lors des Tyr Pro Swins Series avaient semé le doute. Sa demi-finale historique balaye tout. "Au moment où je découvre le chrono, c'est une explosion que je ne saurais pas décrire. De la surprise et beaucoup de joie. Parce que ça veut dire que j'ai fait les bons choix cette année. Donc je voudrais remercier tous les gens qui ont été derrière moi", a-t-il détaillé.
Même en Australie, même blessé, il n'a jamais sauté de séances et s'est astreint à une régularité monacale tout en assumant ses limites et ses envies. Ce mercredi, tout ceci fait sens : "Ce record, je l'ai toujours eu dans la tête mais je ne pensais pas que ça allait arriver aussi tôt." Ce mercredi, le champion qui sommeillait s'est réveillé. Ce mercredi, le champion a suivi son instinct.   
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Léon Marchand aux championnats du monde 2025

Crédit: Getty Images


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