6 NATIONS - À Twickenham, l’équipe de France va essayer de retrouver le niveau défensif qui lui a permis d’être dominant

Eurosport sur Google

6 NATIONS - Cette équipe de France 2023 ne domine plus ses rencontres de la tête et des épaules, comme elle a pu parfois donner l’impression de le faire l’année passée. La faute, entre autres facteurs, à la nouvelle sévérité des arbitres autour d’une zone de jeu qui a été le pré carré des Bleus : les rucks défensifs. Zoom en chiffres sur ce nouveau chantier, qui n’en était plus un.

Antoine Dupont et Cyril Baille lors de France - Ecosse lors du Tournoi des Six Nations 2023

Crédit: Getty Images

On l’appellera peut-être l’électro-choc de Rome. Ce 5 février 2023, la France gagne dans la douleur, mais concède surtout 18 pénalités, dont 10 dans la zone de jeu qui avait fait sa force l’année précédente : les mêlées spontanées, ou rucks. Fabien Galthié avertit même ses ouailles à la mi-temps : interdit d’y mettre les mains pour le restant du match. Un aveu d’impuissance dès les 40 premières minutes du Tournoi, qui mène la vie dure aux Bleus.

Nouvelles règles, nouveau problème

Si redoutable au sol l’an passé, menée par son gratteur en chef Julien Marchand, l’équipe de France a vu l’un de ses points forts se transformer en nouveau chantier en défense. De 7% de rucks grattés au Tournoi 2022, qu’elle a terminé à la première place au nombre de ballons récupérés au sol, elle est passée à 2,9%. La faute à une sévérité retrouvée du corps arbitral dans ce secteur de jeu, qui a mis du temps à infuser chez les Bleus.
"Il est désormais demandé à l'assistant plaqueur et futur gratteur de bien soulever ses coudes entre les deux actions, de marquer une déconnexion claire", expliquait Joel Judge, le directeur du secteur arbitral chez World Rugby à L'Équipe, en février. Une des recommandations pas toujours suivies par les défenseurs du XV de France, qui, fatalement, partent plus vite à la faute comme contre l’Italie, ou subissent plus d’assauts, comme contre l’Irlande et l’Ecosse. Son nombre de plaquages a augmenté de 46% par match dans le Tournoi cette année.
picture

Lafond : "L'Angleterre, derrière, c'est la Roumanie"

Video credit: Eurosport

D’incassable à prenable sur de longs assauts

La résilience bleue en défense à Dublin a marqué les esprits : on n’avait plus eu à voir une telle débauche d’énergie. Précisément parce que la France n’avait plus à en faire preuve, en écourtant les offensives adverses : elle qui n’a pas encaissé d’essai après cinq phases de jeu dans le 6 Nations 2022, elle en a déjà encaissé 3 en 3 matches cette année.
L’envie toujours plus dévorante de World Rugby de fluidifier les débats a fini par léser l’efficacité défensive bleue. A Twickenham, face à une équipe d’Angleterre qui va compter sur ses taureaux enragés pour perforer le rideau tricolore (Genge, Sinckler, Lawrence…) et qui n’a pas caché son envie d’accélérer le jeu en titularisant l’explosif Marcus Smith, le jeu au sol constituera l’une des clefs de ce Crunch.
picture

Tournoi des 6 Nations 2022 - Cyril Baille (France), face à l'Ecosse.

Crédit: Icon Sport

Rejoignez Plus de 2M d'utilisateurs sur l'app
Restez connecté aux dernières infos, résultats et suivez le sport en direct
Télécharger
Partager cet article
Publicité
Publicité