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Affaire Aramburu : Loïk Le Priol n'a sorti son arme qu'après avoir "reçu" des coups, soutient sa défense
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Publié 10/09/2026 à 15:50 GMT+2
Loïk Le Priol, accusé de l'assassinat de Federico Martin Aramburu, n'a sorti son arme qu'après "une multitude de coups" portés par le rugbyman argentin, a affirmé jeudi sa défense, dans une tentative d'affaiblir la thèse de la préméditation du crime, devant les assises de Paris.
Les avocats Lyson Rochemir Florian Lastelle et Xavier Nogueras arrivent à la cour d'assises de Paris, le 7 septembre 2026, au deuxième jour du procès pour le meurtre de Federico Martin Aramburu.
Crédit: Imago
Le 19 mars 2022, après une rixe née sur une terrasse de brasserie en plein centre de Paris, Loïk Le Priol, ancien militaire et accusé de l'assassinat de Federico Martin Aramburu, a tiré six fois, soit l'intégralité de son barillet. La victime a été touchée quatre fois, dont les tirs mortels.
Le Priol a d'emblée admis être "l'auteur de la mort" du rugbyman mais réfuté toute intention de le tuer, à l'instar de son ami et co-accusé Romain Bouvier, également sympathisant de l'ultradroite, qui avait tiré le premier, quatre fois, quarante-cinq secondes plus tôt.
Après une dispute et une première bagarre devant la brasserie, Federico Martin Aramburu et son ami Shaun Hegarty avaient quitté les lieux pour rejoindre leur hôtel. Le Priol quitte les lieux en courant, pour retrouver les rugbymen selon l'accusation. Pour un enquêteur entendu jeudi, son intention est claire : il veut encore "en découdre".
Un des avocats de l'accusé Pierre-Henri Baert lui demande de préciser : pourquoi le policier dit-il "pour en découdre" et non "pour tuer" ? "Parce que je n'ai pas d'élément pour le dire", "je ne suis pas dans sa tête", répond le fonctionnaire.
Le Priol et Bouvier encourent la perpétuité
Quarante-cinq secondes après les tirs de Bouvier, non mortels, Le Priol arrive sur place. Martin Aramburu et Le Priol s'empoignent immédiatement, vont au sol.
Le Priol a-t-il son arme en main quand il est percuté par Aramburu ?, demande Me Baert. "Vraisemblablement non", répond le policier. Les deux hommes se relèvent puis, selon la défense de Le Priol, Aramburu assène un coup violent qui serait à l'origine de sa fracture du nez.
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Les obsèques de Federico Martin Aramburu.
Crédit: Getty Images
"Est-ce qu'après le premier coup de poing" reçu, Le Priol "sort son arme" ?, poursuit Me Baert. "Il ne me semble pas", répond le policier. Les deux hommes s'empoignent de nouveau, les coups de feu sont tirés. Est-ce que l'arme a pu être sortie "dans un contexte de défense", insiste Me Baert. "Dans un contexte de bagarre", nuance le policier.
La défense de Le Priol affirme qu'il a effectué deux tirs de semonce, vers le ciel, avant quatre autres. Le policier répond que les six tirs ont été effectués en quatre secondes, un délai bien court pour "donner à la personne le temps de changer d'avis". Et rappelle qu'à l'inverse de Le Priol, Aramburu n'était "pas armé". Le verdict est attendu le 25 septembre. Le Priol et Bouvier encourent la perpétuité.
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