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Après la mise en garde à vue de Bernard Laporte, quid du référendum en cours à la FFR ?
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Publié 24/01/2023 à 18:52 GMT+1
FFR - Voilà un nouveau rebondissement au milieu d’une semaine qui ne manquait déjà pas de tension pour le rugby français. Bernard Laporte, président sans pouvoir de la FFR depuis sa mise en retrait après sa condamnation en décembre, a été placé en garde à vue ce mardi, alors que le référendum pour faire de Patrick Buisson le président délégué de la Fédération est ouvert depuis lundi.
Bernard Laporte.
Crédit: Getty Images
La Fédération française de rugby se serait bien passée d’un nouveau tremblement : Bernard Laporte a été mis ce mardi en garde à vue, dans le cadre d’une enquête indépendante de celles qui ont conduit à sa condamnation pour corruption, trafic d’influence et prise illégale d’intérêts dans l’exercice de ses fonctions, le 13 décembre dernier. Il en est ressorti dans la soirée, sans poursuite à ce stade. Mais cet événement survient à un moment crucial pour la FFR, dont la suite de la présidence se joue en ce moment même.
Ce mardi, Laporte a été "convoqué pour une audition par des policiers fiscaux, il y est allé avec un avocat fiscaliste", a ainsi précisé à l'AFP un de ses avocats, Me Jean-Pierre Versini-Campinchi. "Il est parfaitement scandaleux que le parquet ait choisi la date de l'élection de M. (Patrick) Buisson pour fixer celle de l'audition, et que la divulgation de cette audition ait été faite le jour-même", a-t-il ajouté, fustigeant "un acharnement du Parquet National Financier", en charge de ce nouveau dossier.
Tabula rasa ou statu quo ?
Car depuis ce lundi midi, le référendum pour approuver la nomination comme président délégué de Patrick Buisson, candidat proposé par Bernard Laporte, est ouvert aux présidents de clubs de rugby amateurs, par voie électronique. Et la division est profonde entre les partisans d’une refonte de la gouvernance du rugby français, et les défenseurs du statu quo, qui voient en l’approbation de Buisson un moyen de calmer le jeu.
La campagne expresse de Patrick Buisson, ancien vice-président en charge du rugby amateur, reposait justement sur l’argument de la continuité. "Je pense que les clubs en ont un peu marre de tout ça. Ils ont besoin de calme. Il est plus l'heure de nous réunir, de nous rassembler et de pousser derrière notre XV de France que de vivre des échéances électorales. On doit prôner le rassemblement et c'est ce que tout le monde attend", avait récemment expliqué le candidat en balance à l'AFP.
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Affaire Laporte : "Restons unis jusqu’à la CDM... après, on s’étripera en famille"
Video credit: Eurosport
"A quelques mois de la Coupe du monde (qui se déroulera en France du 8 septembre au 28 octobre, ndlr), on ne doit pas être dans le temps de la division mais dans celui du rassemblement. Pour le rugby, pas pour des intérêts personnels. Pour réussir cette Coupe du monde. La division ne mène qu'à l'échec."
Plus consensuel que Serge Simon, dont le nom était apparu dans les précédentes affaires judiciaires visant Bernard Laporte, Patrick Buisson n’en reste pas moins le candidat choisi par Bernard Laporte. Un fait qui balançait déjà sa mise en avant et ne convenait pas à tous les acteurs gravitant autour de la Fédération. La garde à vue de ce mardi ne risque pas d’alléger le climat pesant qui règne autour du référendum.
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FFR - Patrick Buisson
Crédit: Icon Sport
Florian Grill, leader de l’opposition à Bernard Laporte avec son mouvement Ovale Ensemble, avait déclaré à nos confrères de L’Equipe le 9 janvier qu’il lui paraissait “un peu étonnant, pour ne pas dire plus, qu’un président condamné puisse choisir son successeur." Roland Piriou, président du club de rugby de Plabennec (Bretagne), s'exprimait ainsi dans les colonnes du quotidien sportif, dans un article paru ce lundi : "Ca met le rugby en porte-à-faux avec les événements qui arrivent, mais c’est un mal pour un bien. Il faut que l’on passe par là. J’ai un certain respect pour Bernard Laporte sur le plan sportif, mais il faut qu’il arrête."
Dès lors, ce nouvel opprobre jeté sur la FFR risque d’entacher encore un peu plus la tenue de ce référendum aux contours incertains, notamment en cas de refus d’approuver Patrick Buisson à la tête de la Fédération. La situation pourrait donc bien se répéter avec un nouveau candidat proposé si, ce jeudi midi, il s’avérait que Patrick Buisson ne recueille pas la majorité nécessaire, à moins que des élections générales ne soient convoquées. Quoi qu’il en soit, la mise en garde à vue de Bernard Laporte rebat les cartes à la tête de la Fédération française de rugby.
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