Eurosport
CHAMPIONS CUP – La Rochelle - Saracens – Face au champion rochelais, les Saracens voudront retrouver leur éclat d’antan
Par
Publié 09/04/2023 à 00:21 GMT+2
CHAMPIONS CUP – Le Stade rochelais joue sa place en demi-finale de Champions Cup ce dimanche, après avoir frôlé l’accident de parcours face à Gloucester en huitièmes de finale. Les Maritimes sont assurément supérieurs à leurs adversaires du jour, qui gardent cependant pour eux l’orgueil du champion déchu, et qui sont prêts à tout pour retrouver les hautes sphères européennes.
Poulain : "Lancer le Top 14 avant le Mondial sera compliqué pour les grosses écuries"
Video credit: Eurosport
Marcel-Deflandre sera ce dimanche le théâtre d’une opposition inédite, entre deux équipes aux trajectoires contraires mais qui devaient inévitablement finir par se télescoper. La Rochelle - Saracens, une première dans l’histoire du rugby européen, dont on comprend mal à première vue comment elle n’a pas pu avoir lieu plus tôt, tant les deux équipes ont tutoyé les sommets depuis une dizaine d’années.
La réponse n’est pas si complexe : quand l’une a explosé, l’autre a dégringolé, exactement au même moment. Quand La Rochelle a retrouvé la phase de groupes de Champions Cup, en 2019-2020, les Saracens, alors tenants du titre européen, ont été rétrogradés administrativement pour un non-respect du salary cap. Il aura fallu trois saisons aux Anglais pour remonter, et se réadapter au tout haut niveau continental ; pendant ce temps, le Stade rochelais a pris du galon, jusqu’à remporter son premier titre majeur l’an passé en terrassant la province du Leinster au Vélodrome (24-21).
/origin-imgresizer.eurosport.com/2023/04/03/3675271-74795348-2560-1440.jpg)
Lafond alerte : "On risque de faire péter la poule aux œufs d'or"
Video credit: Eurosport
Les Saracens, ces briscards en appétit
Will Skelton, le deuxième-ligne rochelais, a sauté d’un club à l’autre au meilleur des moments, à l’été 2020, et symbolise à lui seul cette croisée des chemins. "J’échange beaucoup avec les mecs dont je suis resté proche, on s’envoie des messages chaque semaine, souriait l’Australien pour le Midi Olympique cette semaine. (...) Sean Maitland, Billy Vunipola. Je suis proche de son frère Mako (Vunipola), aussi. Je pense également aux deuxième-lignes. À Nick Isiekwe et Maro (Itoje), évidemment. Quand tu joues des gros matchs ensemble, quand tu gagnes plusieurs trophées ensemble, ça te fabrique des souvenirs incroyables pour la vie."
/origin-imgresizer.eurosport.com/2023/04/07/3678942.jpg)
Will Skelton a connu de nombreux succès avec les Saracens : ici, au moment de la victoire en Premiership face aux London Irish, le 2 novembre 2019
Crédit: Getty Images
Tous ces joueurs, déjà en poste il y a quatre ou cinq saisons, seront alignés ce dimanche, signe de la difficulté des Saracens à renouveler leur effectif vieillissant. Mais tous ces joueurs – qui ont déjà ramené les Sarries sur le toit de la Premiership – connaissent le goût des cimes, et aussi âgés qu’ils soient, ils aspirent à retrouver la place la plus haute du panier continental qu’ils ont laissée vacante, et que La Rochelle a chipée au nez et à la barbe du Leinster l’an passé.
La Rochelle a les clefs
Le coach des Saracens Mark McCall avait du mal à cacher son appétit, après la victoire de ses ouailles face aux Ospreys (35-20). "Ce sera une bataille la semaine prochaine, c’est très excitant pour nous. Jouer quelque part où nous ne sommes jamais allés, contre les champions en titre… Gloucester a probablement piqué la bête." Les Maritimes détiennent toutes les clefs nécessaires pour mater les Sarries, et le bouillant public de Deflandre, au complet ce week-end, les poussera vers le dernier carré. Mais plus encore que face à Gloucester, il leur faudra assumer leur supériorité actuelle pour se hisser en demi-finales.
"On n’est pas capables d’endosser le rôle du grand favori", déplorait à juste titre Ronan O’Gara, après la laborieuse qualification obtenue face aux Cherries le week-end dernier. Ce costume, que l’Irlandais se lamente de voir encore trop épais pour ses Rochelais, pourtant devenus un poids lourd en Europe, c’est précisément celui que la bande de briscards emmenée par Owen Farrell rêve de récupérer, à coups d’exploits retentissants. Une victoire sur les rives de l’Atlantique y ressemblerait, sans aucun doute.
Sur le même sujet
Publicité
Publicité