Champions Cup - L’antisèche : deux cartons et beaucoup de frustration pour Toulouse face au Leinster

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Le Stade toulousain n’a pu réaliser l’exploit au Leinster samedi en demi-finale de Champions Cup (41-17). Les Haut-Garonnais ont payé au prix fort leurs deux périodes d’infériorité numérique, encaissant quatre des cinq essais du Leinster à quatorze contre quinze. Une déception doublée d’une certaine incompréhension vis-à-vis de l’arbitrage de Wayne Barnes.

Richie Arnold et les Toulousains déçus après leur élimination au Leinster

Crédit: Getty Images

Le jeu : Toulouse puni à quatorze

Le Leinster n’est pas du genre à laisser échapper les opportunités qui se présentent à lui et s’est montré impitoyable face aux Toulousains. À 15 contre 15, le Stade toulousain a inscrit 22 points et le Leinster 13. C’est lors des deux périodes d’infériorité numérique toulousaines que la différence s’est faite puisque le Leinster a marqué quatre de ses cinq essais lorsque son adversaire s’est retrouvé à quatorze suite aux cartons jaunes écopés par Thomas Ramos (16e) et Rodrigue Neti (57e).
C’est d’ailleurs en grande partie la première qui a mis une chape de plomb sur la partie, le score passant de 7-6 en faveur de Toulouse avant l’exclusion temporaire de Ramos à 20-7 lorsque le Toulousain est revenu sur la pelouse. Puis 27-7 seulement une minute après le retour de l’arrière international, tandis que le Leinster surfait sur son momentum. Un retard quasi irrattrapable contre cette équipe, même pour le Stade toulousain.

Les joueurs : Conan et Sheehan intenables van der Flier malin, Graou dans le dur

Lors de son premier moment de supériorité numérique en première mi-temps, le Leinster a trouvé en son numéro 8 Jack Conan un finisseur de choix. D’abord en force pure pour conclure une séquence d’avants au près (17e), puis tel un trois quarts en bout de ligne avec un peu plus de délicatesse (21e). Il est également décisif sur le dernier essai du Leinster (64e), amenant les siens tout près de l’en-but suite à une charge puissante.
Le talonneur international Dan Sheehan n’a pas été en reste, étalant ses qualités d’explosivité et de pénétration pour mettre son équipe dans l’avancée. Il a d’ailleurs été récompensé par un essai plein d’opportunisme, profitant d’un lancement cafouillé des Toulousains (27e).
L’actuel meilleur joueur du monde Josh van der Flier a également pesé sur la rencontre, provoquant dans tous les sens du terme le carton jaune de Neti (57e) puis en étant dans la foulée à la conclusion d’un ballon porté (58e).
Côté toulousain, l’Anglais Jack Willis s’est démené dans les zones d’affrontement, mettant régulièrement de l’avancée, et a marqué le dernier essai du match (80e+3). La troisième ligne toulousaine a globalement été à la hauteur. En revanche, cela a été bien plus compliqué pour Paul Graou, amené a remplacer au pied-levé Pierre-Louis Barrassi, blessé (15e) et directement impliqué sur le deuxième et surtout le troisième essai du Leinster.

L’action : l’erreur d’appréciation de Ramos

Toulouse a très bien attaqué le match, inscrivant même un essai par Pita Ahki (9e). Le leader du Top 14 était en tête (7-6) lorsque Thomas Ramos, sans pression en couverture sous un ballon haut irlandais, l’a capté dans les airs et est retombé en touche. Une petite erreur aux conséquences énormes puisque, sur le lancement de jeu suivant, Pierre-Louis Barrassi s'est blessé, obligeant Ugo Mola à remodeler toute sa ligne de trois-quarts du fait de son banc à 6 avants.
Le Leinster a immédiatement profité de ce rodage pour lancer le jeu et poussé Thomas Ramos à la faute. Exclu temporairement, le malheureux arrière a vu ses partenaires perdre pied en son absence, encaissant deux essais sans lui, puis un troisième juste après son retour. À 27-7, le match était déjà plié.

La stat’ : 28

C’est le nombre de points encaissés par Toulouse à 14.

La décla : Antoine Dupont (demi de mêlée de Toulouse, sur France 2)

La question : le Leinster était-il trop fort pour Toulouse ?

Le score très lourd laisse à penser que oui. Mais le Stade toulousain n’a pas été vernis non plus durant la partie. La blessure de Pierre-Louis Barassi est terrible de conséquences puisqu’elle nécessite un bricolage dans l’urgence de la part d’Ugo Mola, celui-ci ayant pris le parti de n’emmener que deux arrières sur son banc de touche. Même si le cas de figure s’est produit récemment en Top 14 contre Lyon et ne l’avait pas empêché de gagner (36-31), le niveau de l’adversaire interdisait ce type de réajustement lourd en cours de match.
Ils n’ont pas été aidés non plus par l’arbitrage de Wayne Barnes, sévère au moment de dégainer un carton jaune contre Neti (57e) mais passé à côté d’un plaquage cathédrale d’Andrew Porter sur Juan Cruz Mallia en fin de première période (35e). Autant d’éléments qui peuvent susciter une certaine frustration côté toulousain.
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