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CHAMPIONS CUP – Toulouse-Bulls – Le Stade toulousain démarre sa saison dans la saison
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Publié 02/04/2023 à 00:50 GMT+2
CHAMPIONS CUP – Les Rouge et noir reçoivent des inconnus, ce dimanche au Stadium : les Vodacom Bulls de Pretoria, pour accrocher une place en quarts de finale de la Champions Cup. La toute première affiche proprement dangereuse, voire excitante de la saison 2022-2023 pour le Stade, qui a jusqu’ici traversé l’exercice avec moins de secousses encore que lors des années précédentes.
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Video credit: Eurosport
Affirmer qu’à Toulouse, la saison ne commence véritablement qu’en avril, serait exagéré. Mais ce dimanche, le Stade dispute face aux Bulls son premier match à élimination directe depuis le mois de septembre, et on a un peu l’impression que tout ce qui s’est passé jusqu’ici n’a été qu’une longue mise en haleine.
"Il nous tardait de jouer ce genre de matches", trépignait vendredi en conférence de presse Romain Ntamack, heureux, après avoir soufflé une semaine en compagnie des autres internationaux, de pouvoir retrouver le très haut niveau en club une fois le 6 Nations bouclé. Lui, Dupont, Cros, Marchand, Baille, Aldegheri, Ramos, tous ont leur nom plaqué sur la feuille de match, prêts à en découdre avec une équipe, comble de l’excitation, que jamais le Stade toulousain n’a croisé auparavant puisqu’elle est de l’hémisphère Sud, car c’est le progrès que d’avoir intégré des Sud-Africains dans une compétition européenne.
Une saison en forme de préparation
Mis en appétit par cette opposition nouvelle, les Toulousains abordent cette première rencontre à enjeu véritable de la saison avec méfiance. De la saison, jamais un match n’a encore représenté un tel danger en lui-même. Les Toulousains ont bien trop souvent donné la leçon à tout ce qui se présentait face à eux, plus encore qu’au cours des saisons précédentes, et leur début d’exercice a surtout servi jusqu’ici à déterminer qui pourrait prétendre à une place de choix en vue des phases finales.
Quatre matches de poule pour quatre succès maîtrisés face à Sale et au Munster, dont on pourrait penser vu d’ici et maintenant qu’ils étaient joués d’avance, alors que ce trio d’équipes était le plus relevé de cette singulière formule de qualification. Un Top 14 traversé à vitesse grand V, au sein duquel même le grandissant rival rochelais lutte pour suivre le rythme (67 points pour Toulouse, contre 61 pour le dauphin). Mieux, une période de doublons parfaitement négociée pendant le 6 Nations, qui d’habitude ressemble à l’un de ces "handicaps" de cour d’école destinés à rendre inoffensifs les tout meilleurs.
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Romain Ntamack dépité après l'élimination face au Leinster en demi-finale, la saison dernière
Crédit: Imago
"C'est vrai que nous étions passés de la seconde à la septième place la saison dernière, se rappelait Ugo Mola pour L'Équipe cette semaine. Nous nous étions rendus ultra-dépendants des joueurs manquants. C'est toujours le cas puisqu'il s'agit de nos meilleurs joueurs. Mais aujourd'hui, le niveau général de notre équipe est supérieur. C'est ce que révèle la dernière période de doublons. Je remarque également que les années à succès sont souvent celles où les périodes de doublons se passent bien."
Boursouflé de certitudes, mais trop habitué à l’être pour baisser la garde, le Stade toulousain débute pour de bon ce week-end la partie de la saison qui importe les clubs de sa trempe : celle où il y a tout à perdre. Anthony Jelonch et Ange Capuozzo, victimes malheureuses du 6 Nations, ne sont pas de la partie, et c’est peut-être la seule chose à déplorer pour les Toulousains. "La ligne d'arrivée est encore loin, concluait ainsi Mola, garant de l’humilité et du sérieux qui font la réputation de l’écurie haut-garonnaise. Mais quand la machine est en ordre de marche, elle peut être très performante." Face aux Taureaux, rien de tel que de lâcher les chevaux.
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