Le rêve européen du Stade Toulousain balayé par le Leinster en demi-finale (41-22)
Par Charles Fandre
Publié 29/04/2023 à 17:56 GMT+2
Toulouse a pris un mur irlandais. Le Stade a été laminé 41-22 chez le Leinster en demi-finale de la Champions Cup samedi. En difficulté dès le premier acte, les joueurs d'Ugo Mola ont été surclassés dans tous les domaines, faisant preuve d'une grande maladresse offensive. La dernière chance de sacre tricolore repose sur le tenant rochelais, qui reçoit Exeter dimanche.
Toute la frustration de Thibaud Flament lors de la demi-finale de Champions Cup Leinster - Toulouse, le 29 avril 2023
Crédit: Getty Images
Après-midi cauchemardesque pour le Stade Toulousain, écrasé par le Leinster (41-22) en demi-finale de la Champions Cup. Les hommes d’Ugo Mola ont plutôt bien débuté leur rencontre, mais ont payé leur manque de discipline et de rigueur dans le jeu. A l’inverse, les Irlandais se sont montrés cliniques ont profité de deux cartons jaunes toulousains pour prendre le contrôle de la partie et ne jamais le rendre. La marche était trop haute pour les Rouge-et-Noir, qui sont donc éliminés de la Champions Cup.
Un match à oublier
Cette rencontre a bien débuté pour des Toulousains qui, après avoir concédé une pénalité, ont immédiatement réagi avec un trois contre deux bien négocié et un essai de Pita Ahki dès la 9e minute. Mais au bout d’un quart d’heure de jeu, Ugo Mola et les siens ont subi un premier coup dur avec la sortie sur blessure de Pierre-Louis Barassi avec pour conséquence un bouleversement de l’organisation derrière : l’entrée de Paul Graou à la charnière, le passage d’Antoine Dupont à l’ouverture et celui de Romain Ntamack au centre. Deuxième coup dur quelques instants plus tard, avec un en-avant volontaire sifflé contre Thomas Ramos et son exclusion pour dix minutes (16'). L’occasion pour des Irlandais opportunistes d’aller inscrire deux essais et de prendre le large 20-7, puis 27-7 (Dan Sheehan, 28') malgré le retour de Ramos.
/origin-imgresizer.eurosport.com/2023/04/29/3694467.jpg)
Dan Sheehan (Leinster) inscrit un essai face au Stade Toulousain, en demi-finale de Champions Cup - 29/04/2023
Crédit: Getty Images
A nouveau à quinze, les Toulousains ont repris espoir avec une réalisation rageuse d’Emmanuel Meafou (35e). Mais malgré une entame de seconde mi-temps de bonne facture, les Toulousains ont cruellement manqué de deux choses pour espérer l’emporter. D’abord de rigueur, à en voir le très grand nombre de ballons perdus sur des fautes de main. Graou et Ramos ont notamment été à la peine. De discipline ensuite, puisqu’un autre carton jaune en deuxième mi-temps, pour Rodrigue Neti cette fois, a permis au Leinster d’inscrire deux autres essais et de condamner les espoirs du Stade Toulousain.
Leinster taille champion
Les Irlandais ont impressionné aujourd’hui. Ils se sont montrés extrêmement solides collectivement, avec une pression défensive terrible qui n’a cessé de faire reculer les Rouge-et-Noir et de leur faire perdre des ballons ou commettre des fautes. Et les locaux ont aussi su se montrer inspirés individuellement. Jamison Gibson-Park a dirigé le jeu de son équipe d’une main de maître, et Ross Byrne a fait le match parfait au pied : cinq transformations, deux pénalités, 100% de réussite.
Surtout, le Leinster a très bien exploité sa supériorité numérique : avec l’exclusion de Ramos, les Irlandais ont parfaitement étiré la ligne défensive de Toulouse en écartant au large, ce qui a permis à Jack Conan d’inscrire un doublé en première mi-temps (17e, 21e). Et avec l’exclusion de Neti, ils ont multiplié les ballons portés et les temps de jeu dans l’axe, menant aux essais de Josh Van der Flier (58e) et Jason Howell Jenkins (64e). A noter que si les Irlandais ont été très disciplinés, Andrew Porter aurait pu prendre un carton à la couleur incertaine pour un plaquage cathédrale sur Juan Cruz Mallia lors de l’essai de Meafou, non-signalé par l’arbitrage.
En fin de match, les joueurs de Leo Cullen ont beaucoup plus été dans la gestion, ce qui a permis à Toulouse et à Jack Willis d’inscrire un essai pour l’honneur (80e+2), après une belle succession de temps de jeu. Un essai au goût doux-amer, puisqu’il laisse à penser que les Rouge-et-Noir avaient sans doute moyen d’espérer mieux.
Sur le même sujet
Publicité
Publicité