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Au bon souvenir de Bory
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Publié 19/04/2006 à 23:02 GMT+2
David Bory avait quitté la scène française en catimini en rejoignant en début de saison Bath. Il revient aujourd'hui par la grande porte affronter Biarritz en demi-finale de la Coupe d'Europe, samedi à Saint-Sébastien. Après des difficultés d'adaptation,
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En quittant Castres, en fin de saison dernière, l'ailier de 29 ans ne s'attendait pas à se retrouver ainsi sur le devant de l'actualité. Club de tradition, champion d'Europe en 1998, Bath n'avait plus fait parler de lui depuis longtemps. Mais depuis le succès en quart de finale face à l'autre club anglais de Leicester (12-15), le 1er avril, les sollicitations ont repris, comme au temps où l'ancien joueur de Clermont fréquentait assidûment l'équipe de France (18 sélections).
"C'est clair que depuis les quarts, je reçois régulièrement des coups de fil d'amis, de la famille, des journalistes surtout. Ca fait plaisir. J'ai passé quelques moments un peu difficiles quand je suis arrivé, ça montre que le choix que j'ai fait n'était pas mauvais". Comme tous les exilés, David Bory a ressenti les difficultés du déracinement et de l'adaptation à un nouveau mode de vie. "Ca faisait déjà quelque temps que j'avais envie de partir, explique-t-il. Je voulais goûter à une nouvelle culture, j'étais séduit par le projet de jeu, par ce club."
"C'est l'un des meilleurs clubs anglais, avec une histoire, de très bons joueurs, estime-t-il. C'est un club qui a un esprit très familial, des infrastructures très développées. C'est une ville extrêmement riche historiquement. J'avais envie de connaître ça." Mais malgré toute l'attention qui lui a été témoignée pour l'aider à prendre ses marques dans la vie au quotidien, il n'a pas échappé au doute. "J'ai dû m'intégrer à l'équipe, reprend-il. Ca a été un peu difficile au début, je ne parlais pas très bien anglais. Mais finalement je me suis vite mis dans le bain. Quand on joue, c'est plus facile."
Si son adaptation s'est finalement faite relativement aisément -il a disputé 12 matches de Championnat pour deux essais marqués- le début de saison de son club a été plus tourmenté. Bath n'a assuré son maintien qu'avec un succès samedi sur Bristol (31-16) et pour l'instant une 8e place au classement. "On s'est rassuré face à Bristol, raconte le Français. On a eu de très mauvais résultats en début de Championnat. On a eu quelques matches bizarres lors desquels on est passé au travers. Ensuite, on a connu un mois de novembre très difficile, on n'arrivait pas à sortir de la spirale de la défaite."
L'arrivée en janvier de Brian Ashton, entraîneur réputé en Angleterre pour être le maître du jeu d'attaque, n'a pas entièrement éradiqué l'irrégularité de l'équipe, mais occupe sans doute une place très significative dans les résultats européens. "Il n'a pas voulu modifier le projet de jeu, ça aurait été trop brutal, mais il a rajouté sa touche personnelle, ajoute encore David Bory.
"Il a aussi fait passer un message de confiance. Il pousse à jouer toujours plus, il demande à celui qui a le ballon de prendre de plus en plus d'initiatives". Si bien que Bath en est maintenant à défier Biarritz. "Jouer une demi-finale de Coupe d'Europe n'est pas donné à tout le monde, apprécie-t-il. En plus, on joue contre l'un des meilleurs clubs d'Europe, si ce n'est le meilleur. On va essayer de jouer notre petite carte." Et par la même occasion prouver au rugby français et à Bernard Laporte qu'il est toujours là...
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