Rome, cauchemar évité de peu et avertissement rêvé pour le XV de France, avant d'affronter l'Italie en Coupe du monde

Eurosport sur Google

En février dernier, un XV de France indiscipliné avait péniblement battu l'Italie à Rome (24-29). Ce souvenir est frais dans les esprits français, notamment dans celui de Charles Ollivon, alors que les deux équipes vont se rencontrer vendredi (21h) dans le cadre de la Coupe du monde. "On a bien débriefé (ce) match", assure celui qui sera capitaine des Bleus, à Lyon, en l'absence d'Antoine Dupont.

L'Italie peut-elle battre la France ?

Video credit: Eurosport

Son carton jaune avait été le symbole de l'indiscipline des Bleus. En février dernier, Charles Ollivon et le XV de France avaient terriblement ramé pour décrocher la victoire à Rome (24-29). En face, une équipe d'Italie certes moins moribonde qu'elle ne le fut dans un passé proche, mais dont le bonus défensif alors acquis restera l'unique point du Tournoi des 6 Nations 2023.
Huit mois plus tard, Français et Italiens s'affrontent ce vendredi (21h), à Lyon, avec pour enjeu une place en quart de la Coupe du monde – sauf invraisemblable gadin néo-zélandais jeudi contre l'Uruguay. "On a bien débriefé le match de février, a assuré Ollivon, capitaine en l'absence d'Antoine Dupont, mercredi en conférence de presse. On a vu ce qu'on aurait pu faire de mieux."

Les fameuses 18 pénalités

A commencer par se faire moins pénaliser. Les Bleus avaient été pris par la patrouille à 18 reprises, cet hiver. "On a du mal dans la discipline contre eux, on tourne à une quinzaine de fautes de moyenne (13 face aux Italiens dans le Tournoi durant le mandat de Galthié, ndlr). Si on débute le match comme ça, en leur laissant le ballon, ils vont être dangereux", souligne Maxime Lucu.
Un écueil habituel, peut-être, mais qui s'est transformé en montagne en février. Le sélectionneur tricolore avait pointé les rucks et la "maîtrise de la règle" comme principales causes de cette pluie de coups de sifflet. "C'est la première fois qu'un tel désastre de discipline nous arrive", avait quant à lui grogné Anthony Jelonch, y voyant une "piqûre de rappel" potentiellement salvatrice.
Bingo ? Dans ce Mondial, le XV de France alterne l'excellent et le préoccupant en la matière : 4 pénalités contre la Nouvelle-Zélande, 15 contre l'Uruguay, 4 contre la Namibie. Face aux Uruguayens, la mêlée a entretenu la dynamique infernale des réprimandes arbitrales, mais les rucks ont encore apporté leur lot de pénalités et les Bleus n'y ont pas brillé. Contre l'Italie, le défi du sol sera particulier.
picture

La compo des Bleus face à l'Italie : "La plus grande surprise, c'est de ne pas voir Dupont"

Video credit: Eurosport

La spécificité des rucks italiens

L'équipe d'Ange Capuozzo ou autre Monty Ioane est la plus rapide de la compétition dans les rucks offensifs. Le ballon en sort en moyenne au bout de 2,7s (3,2s pour les All Blacks, 3,7s pour la France, à titre d'exemples). Mais elle est aussi sur le "podium" des formations qui perdent le plus souvent la gonfle sur ce type de points de fixation (92,1% de conservation, 93,5% côté Bleus).
"On connaît le jeu d'attaque de l'Italie, avec ses rucks rapides, beaucoup de mouvement dans sa ligne de trois-quarts. Ils vont vouloir déplacer le ballon", abonde Jonathan Danty, absent en février (comme Lucu), et spécialiste du "contest". Un domaine dans lequel la France va devoir bien placer le curseur, entre opportunités de gratter des munitions et risque d'enclencher l'engrenage des sanctions.
Ollivon s'attarde sur un autre curseur. Celui de l'engagement, à placer très, très haut. "On se doute que l'Italie ne va pas montrer le même visage contre nous que contre les Néo-Zélandais, balaie-t-il, concernant la défaite 96-17 des Italiens. Il y aura moins de plaquages manqués, c'est une évidence. Il va falloir être sérieux tout au long des 80 minutes. On est certains que ça va taper fort."
Grégory Alldritt ajoute : "On sait que face à l'Italie, cela a changé depuis quelques années. Il faut être très bon sur les phases de collision et en conquête, et peut-être laisser le jeu devant la défense pour plus tard." Le schéma du favori qui ne met pas les choses dans l'ordre face à l'outsider, au point de s'embourber, est un classique. Les Français n'ont pas eu à remonter bien loin pour le réviser.
picture

"Si la France est éliminée, c'est le goudron et les plumes pour Galthié"

Video credit: Eurosport

Rejoignez Plus de 2M d'utilisateurs sur l'app
Restez connecté aux dernières infos, résultats et suivez le sport en direct
Télécharger
Partager cet article
Publicité
Publicité