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Champions Cup - "A l’école, un 17/20, c’est plutôt pas mal…" : défaite face aux Bulls, cette UBB a de la marge
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Publié 20/01/2024 à 21:50 GMT+1
À Pretoria ce samedi, l’Union Bordeaux-Bègles a encaissé sa première défaite de la saison en Champions Cup face aux Bulls (46-40). Un revers qui ne devrait pas empêcher les Girondins de finir à la première place de leur poule et de recevoir en huitièmes de finale de la compétition. Même dans la défaite, les hommes de Yannick Bru ont montré qu’ils en avaient sous le pied.
La joie des Bordelais sur la pelouse des Bulls.
Crédit: Getty Images
Cette fois, le festival offensif n’a pas suffi. L’Union Bordeaux-Bègles, auteure de 6 essais, s’est inclinée en Afrique du Sud face aux Bulls (46-40). Grâce à un double bonus, les Girondins devraient à 99% terminer à la première place du groupe A de Champions Cup. Les voilà (quasiment) assurés de recevoir en huitièmes de finale. Et ils sont loin d’avoir perdu toute la confiance engrangée jusqu’ici dans ce déplacement qui s'annonçait périlleux à Pretoria.
"Je tire un coup de chapeau pour l'effort physique et mental qu'ont consenti les gars. On n'a pas parlé de la difficulté ici, c'est un endroit dur face à une très bonne équipe", s’est satisfait Yannick Bru après la rencontre, dans des propos relayés par l’AFP. Le manager bordelais a surtout tenu à relever la force de réaction de son équipe. "Le début de match a été compliqué, fidèle à ce que l'on attendait. Malgré tout, on a fait preuve d'un gros caractère pour revenir dans ce match, se créer des opportunités et amener les Bulls dans un money-time assez difficile pour eux à qui cela n'arrive pratiquement jamais”.
Pas loin de renverser les Bulls avec beaucoup de rotation : la preuve d’une "grande équipe"
Il faut le dire, une victoire des Bordelais en Afrique du Sud aurait été synonyme d’exploit. Parce que les Bulls font partie des plus beaux outsiders dans la course au titre. Surtout parce que l’Union Bordeaux-Bègles avait choisi de partir pour ce long voyage sans de nombreux cadres (Penaud, Jalibert, Lucu…). Et pourtant, cette équipe remaniée n’est pas passée loin de la remontada. "L’équipe alignée est toujours ultra performante, même avec de la rotation et la sortie des cadres. C’est un signal important d’une grande équipe", nous confiait la semaine dernière l’ancien habitué de Chaban-Delmas Rémi Lamerat. La force de caractère de ses anciens coéquipiers lui a donné raison.
Impressionnante de domination avec l’équipe type (trois bonus offensifs sur les trois premiers matches de poule), l’UBB est capable de faire trembler les grands de l’autre bout du monde avec de la rotation. Encourageant pour la suite de la saison qui s’annonce longue sur tous les tableaux (les Bordelais sont 2e du Top 14 après 12 journées). "On a 17 points sur 20 possibles, à l'école on dirait qu'on a 17 sur 20 et quand un enfant a ça, on lui dit que c'est plutôt pas mal", s’est félicité Bru.
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Zack Holmes avec Bordeaux-Bègles contre les Bulls
Crédit: Getty Images
La défense, le point d’interrogation ?
Si cette équipe girondine est autant enthousiasmante offensivement, tout n’est pas parfait. Difficile de savoir si elle pourrait tenir physiquement face à une équipe comme le Leinster, véritable rouleau compresseur. A l’instar du déplacement sur la pelouse des Bulls, les hommes de Yannick Bru ne sont pas irréprochables défensivement et certains postes restent un peu fébriles, particulièrement devant.
Franchis à 15 reprises à Pretoria, les coéquipiers de Louis Bielle-Biarrey ont été souvent dépassés par la vitesse de leurs adversaires qui ont battu au total 27 défenseurs dans la partie. En Top 14 aussi, les errements existent (7e défense du championnat) mais passent aujourd’hui au second plan derrière les festivals offensifs.
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