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L'UBB plane toujours sur l'Europe, les Saracens nouvelle victime (55-15)
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Publié 14/01/2024 à 20:13 GMT+1
Et 55 qui font 132. En trois matches de Coupe d'Europe cette saison, l'Union Bordeaux-Bègles a déjà inscrit 132 points, et évidemment décroché trois victoires. Adversaire dimanche des coéquipiers de Damian Penaud, les Saracens n'ont pas fait le poids et ilks ont pris une correction, comme tout le monde sur la scène européenne face à l'UBB (55-15).
Damian Penaud et ses partenaires de l'UBB volent toujours en Europe
Crédit: Getty Images
C’est le tube du moment. L’Union Bordeaux-Bègles a réalisé une prestation remarquable en donnant une leçon aux Saracens (55-15) à Chaban-Delmas dimanche. Avec ce 3/3 en Champions Cup, les Girondins ont validé leur billet pour les phases finales. Avec 9 essais et des internationaux en furie, l’UBB a réalisé un véritable récital. De quoi même faire passer le champion d’Europe 2019 pour une équipe de seconde voire de troisième zone.
Après les 41 points au Connacht, les 36 face à Bristol, les hommes de Yannick Bru en ont infligé 55 ce dimanche soir à une équipe des Saracens pourtant remplie d’internationaux anglais. Un 3/3 européen bonifié pour les Girondins qui voyageront sereins en Afrique du Sud la semaine prochaine. Avec la qualification en poche, mais surtout avec un message passé à tous les concurrents : cette UBB est l’équipe la plus emballante de cette première moitié de saison.
Dominateurs de bout en bout, tout a réussi à ces Bordelais, qui ont eu même eu le luxe de faire tourner à 30 minutes de la fin du match. Mis à part un trou d’air de 2 minutes, et les deux seuls essais britanniques (Nick Tompkins 62e, Theo Dan 64e), les Girondins ont déroulé. Dans le récital offensif évidemment, mais aussi dans l’impact physique. La preuve avec une mêlée anglaise retroussée mémorablement en fin de match (73e), mais aussi par deux épreuves de forces conclues par une victoire de la défense bordelaise sur des rares temps forts adverses (40e, 50e).
Jalibert/Farrell : l’élève a donné une leçon au maître
La rencontre avait un goût particulier pour Matthieu Jalibert, qui affrontait pour la première fois son idole Owen Farrell en tant que titulaire. Le Français a donné une leçon au maître à jouer anglais et à ses coéquipiers internationaux (Ben Earl, Maro Itoje, Elliott Daly…). Auteur d’un essai magnifique dont il est à l’origine et à la conclusion (52e), l’ouvreur français a marché sur l’eau. Ses 3 ratés face aux perches ont été oubliés par une prestation géniale, entre éclairs et bons choix stratégiques. Son panache, en prenant une pénaltouche, a été récompensé par l’essai de Maxime Lamothe (21e), celui qui a mis les “Sarries” à terre.
Très juste au pied, Matthieu Jalibert a usé de son talent pour régaler ses coéquipiers. La preuve sur une prise d'initiative géniale où il a éliminé avant de glisser au vol pour Maxime Lucu puis Yoram Moefana et finalement Damian Penaud à la conclusion. Un show spécial XV de France, à l’image de la partition complète avec un doublé de Penaud (35e, 57e) et de Bielle-Biarrey (8e, 80e) à la fin.
Le public de Chaban-Delmas s’est d’ailleurs régalé et n’a pas hésité à lancer une Marseillaise en milieu de match. Un moyen de montrer aux Britanniques qu’ils n’étaient pas chez eux. Owen Farrell l’a bien senti, auteur lui d’un match plus que moyen. Une touche non trouvée (30e) et plusieurs chandelles trop longues pour l’ouvreur qui n’a jamais trouvé le bon tempo, sous la vague bordelaise. C’est elle qui s’abat sur les adversaires lors des 8 derniers matches, toutes compétitions confondues.
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