Nouvelle-Zélande - France : 34-32 | Fabien Galthié : "Les All Blacks ? Ils ont eu chaud aux fesses"

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Le XV de France ne repart pas les mains vides de Christchurch. Battus 34-32 samedi, les Bleus ont empoché un double bonus dans le cadre de la première journée du Championnat des nations. Ils ont surtout réussi à faire douter les All Blacks, d'après Fabien Galthié et Maxime Lucu, qui l'expriment de manière plus ou moins imagée. Dans une semaine, place à l'Australie… et à un résultat plus probant ?

"Orgie", "gabegie" et Lafond conquis : "C'était du rugby à sept joué à quinze"

Video credit: Eurosport

79e minute. Le XV de France a le ballon de la gagne entre les mains. Nolann Le Garrec le catapulte dans le camp adverse. Game over pour les Bleus, qui ne reverront plus la gonfle. "Le problème, ce n'est pas ce dernier ballon, a éludé Fabien Galthié à l'issue du court revers des siens en Nouvelle-Zélande (34-32), samedi, lors de la première journée du Championnat des nations. C'était un jeu au pied de pression bien tenté mais un peu trop long. Tactiquement bien joué, mais moins bien réalisé."
C'était aussi une moindre prise de risques, la France glanant deux points de bonus à Christchurch, dont un qui aurait pu être annihilé par un contre néo-zélandais. "Oui, on peut avoir des regrets, mais il y a la prestation de l'équipe, avec un niveau incroyable, et il y a ces deux points qu'on ramène, un bonus offensif et un bonus défensif, a souligné l'ancien coach du RCT ou encore du MHR. La qualité du rugby qui a été proposé aujourd'hui (samedi) est élevée. Pour moi, c'est un grand match de rugby auquel on a participé."
On les a regardés droit dans les yeux
Avoir chatouillé les All Blacks dans une configuration estivale qui implique l'absence de certaines forces vives est une fierté pour lui, à défaut de suffire à son bonheur. "Ils ont failli perdre aujourd'hui, ils ont eu chaud aux fesses. Ils ont eu très chaud aux fesses, a-t-il insisté, au sujet de ses prestigieux rivaux. Voilà mon expertise. Ils se sont fait bousculer par une équipe de France qui avait quatre entraînements, même si eux n'en avaient que six." Et d'ajouter : "On a une grande considération pour ce qu'ils représentent."
Même son de cloche du côté de Maxime Lucu, qui honorait son premier capitanat avec l'équipe de France à l'occasion de cette rencontre. "La solidarité des mecs a été incroyable, a estimé le n°9 de l'UBB, concernant l'aptitude des Bleus à challenger des Néo-Zélandais certes dans une phase de reconstruction, avec Dave Rennie pour nouveau sélectionneur. On les a sentis douter. On les a regardés droit dans les yeux. Ils n'étaient pas si bien que ça."
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Cam Roigard et Maxime Lucu après Nouvelle-Zélande - France (34-32), le 4 juillet 2026

Crédit: Getty Images

Contre l'Australie, l'argument sera irrecevable

"J'ai vu une équipe de France qui a failli battre les Blacks, en jouant comme les Blacks. J'ai trouvé qu'il y avait une orgie de jeu, a quant à lui réagi notre consultant Jean-Baptiste Lafond, 37 sélections entre 1983 et 1993. On ne peut pas critiquer l'équipe de France. Elle était prête." Sans se montrer aussi péremptoire que lui, on peut reconnaître la consistance de cette escouade hybride, entre joueurs chevronnés et éléments moins expérimentés.
Samedi prochain, le deuxième acte (comme la Coupe du monde 2027) se déroulera en Australie, pour Matthieu Jalibert et compagnie, face à la huitième nation mondiale, et non plus face aux dauphins des Springboks. Avec un Romain Ntamack à nouveau dans l'équation – dont l'intégration ou non au XV de départ sera scruté –, mais aussi des renforts tels que Peato Mauvaka ou Emmanuel Meafou. Il sera alors plus dur de se satisfaire de deux points, ou d'une quelconque chaleur qui aurait gagné l'arrière-train de Wallabies victorieux. 
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