L’antisèche : Un tout petit match, mais une grande opération pour le Stade français

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TOP 14 – L’affiche alléchante entre le Stade français et le Stade toulousain a accouché d’une rencontre très terne en termes de spectacle (19-10). Face à une équipe B haut-garonnaise, les Parisiens ont balbutié leur jeu, mais ont tout de même assuré l’essentiel. Une victoire sans panache mais qui leur donne provisoirement 10 points d’avance sur la septième place.

Gonzalo Quesada et ses hommes ont fait la bonne opération en battant Toulouse

Crédit: Getty Images

Le jeu : vingt minutes agréables et puis plus rien

Remis en selle par son succès à Brive (22-27), le Stade français devait confirmer contre le leader qui a envoyé ses remplaçants et quelques espoirs dans la capitale en prévision de sa demi-finale européenne contre le Leinster. Au niveau du résultat, la mission est remplie. Au niveau du jeu en revanche, ce fut très laborieux. Mis à part vingt premières minutes agréables, ponctuées par un essai de part et d’autre, on s’est cruellement ennuyé samedi à Jean-Bouin.
La blessure de Melvyn Jaminet en fin de première période, et l’obligation de bricoler (encore) sa ligne arrière pour Ugo Mola, n’a pas aidé le Stade toulousain, qui a très peu vu le ballon après la pause. Dominateur mais stérile dans le jeu, le Stade français aurait pu de son côté assurer sa victoire plus tôt sans une certaine maladresse de son buteur Joris Segonds.

Les joueurs : Segonds imprécis, Nanai-Williams peu en vue

Comme écrit précédemment, le Stade français n’a pas rendu sa meilleure copie sur le plan offensif. Cela vaut aussi pour son buteur, qui a manqué trois pénalités et un drop dans un fauteuil (74e), laissant Toulouse dans le match jusqu’à la dernière minute et une ultime pénalité, passée cette fois, qui a scellé définitivement le résultat.
Lester Etien a concrétisé la première offensive parisienne (6e) et a tenté de mettre un peu de volume sur les quelques ballons qu’il a eu à négocier. Son pendant Penisia Dakuwaqa ne s’est, lui, pas mis en avant, si ce n’est en réalisant le plaquage qui a conduit à la blessure de Melvyn Jaminet.
Côté toulousain, Alexandre Roumat est crédité d’une prestation honorable. En revanche, Tim Nanai-Williams, qui évoluait à l’ouverture, s’est montré trop discret dans l’animation.

L’action : la blessure de Jaminet

À cinq minutes de la mi-temps, Melvyn Jaminet, à la réception d’une chandelle, a voulu relancer dans le côté fermé. À l’affût, le troisième ligne Marcos Kremer et l’ailier Penisia Dakuwaqa lui ont fait obstacle et le Fidjien l’a propulsé en touche. Resté au ras du sol, le pied droit de l’arrière toulousain a fini par se planter, provoquant une torsion extrême de sa cheville.
De quoi glacer les acteurs de ce match, qui n’ont pas pu proposer un grand rugby au sortir des quelques minutes d’interruption nécessaires pour l’évacuation sur civière de Jaminet. Sans son buteur et un de ses joueurs les plus confirmés sur le pelouse, Toulouse n’a d’ailleurs plus marqué le moindre point.

La stat’ : 61

C’est le nombre de minutes consécutives sans marquer pour le Stade toulousain, qui n’a plus fait évoluer son compteur après une pénalité de Melvyn Jaminet à la 19e minute de jeu.

La décla’ : Romain Briatte (troisième ligne du Stade français au micro de Canal+)

La question : Que retenir de cette victoire parisienne ?

Le résultat, uniquement. Face à une équipe autant remaniée de Toulouse, le Stade français se devait de l’emporter. Si un bonus aurait pu être envisagé avant la rencontre du fait de la composition des Rouge et Noir, il n’en a jamais été question durant la partie. La manière a laissé à désirer mais les quatre points sont dans l’absolu plus que bienvenus face au leader du Top 14.
L’opération comptable est d’autant plus belle que Toulon et le Racing 92, deux des trois membres du top 6 qui précèdent les Parisiens, ont perdu sans prendre de point. Des Parisiens qui comptent désormais huit points d’avance sur ces deux équipes et provisoirement dix sur l’UBB, septième, qui reçoit Lyon dimanche. Les hommes de Gonzalo Quesada, qui peuvent encore lorgner sur la deuxième place, détenue par La Rochelle et distante de 6 points, ont surtout la voie royale pour recevoir en barrage. Et c’est bien là tout ce qui leur importe après ce "Classico" sans saveur.
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