Top 14 | 15e journée | La fin de match MHR - Racing (17-12) : l'ode au bonus
Eurosport sur GoogleTOP 14 - Le MHR et le Racing sont à égalité de points (38), au soir de l’ultime joute de la 15e journée. C’est dire si lors du succès 17-12 de Montpellier à domicile face à son rival francilien, dimanche, le moindre point de bonus (défensif ou offensif) avait valeur d’enjeu majeur. Cela a occasionné sept minutes de spectacle en plus et embarqué les deux camps dans un sacré ascenseur émotionnel.
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Video credit: Eurosport
On peut l’aimer ou le détester. Si l’on est supporter d’un club, c’est souvent une question d’issue. Si l’on est neutre, c’est toujours une question de scénario. Dimanche, le principe du bonus en rugby (qu’il soit défensif ou offensif) a eu droit à une belle publicité, lors du match entre Montpellier et le Racing. Il a contribué à offrir sept minutes de spectacle en plus, dans la dernière rencontre de la 15e journée de Top 14.
80e minute. Le MHR mène 17-12 et deux essais à zéro, dans ce match crucial. Un essai marqué de plus sans en encaisser, et il glane un bonus offensif, tandis qu’à -5, son rival a un point virtuellement en poche. Montpellier bénéficie d’une mêlée, devant les 22 mètres franciliens… la sirène retentit. Sans considération de bonus à prendre ou à ôter : une bonne libération, et c’est terminé. Mais les Cistes ont envie de jouer. Avec le règlement, avec le feu, avec les nerfs de leurs supporters. Premier temps fort : Teddy Iribaren chipe le ballon dans les pieds de Zach Mercer.
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Ibrahim Diallo face à Montpellier
Crédit: Getty Images
Choix audacieux
On peut penser les Montpelliérains calmés, lorsqu'ils récupèrent le ballon, via une pénalité excentrée, dans les quarante mètres adverses. Loin s'en faut, ils ne mettent pas fin aux débats. S’ils trouvent le chemin des perches : ils privent les joueurs du Racing du bonus défensif, sans pour autant glaner le bonus offensif. S’ils choisissent la "pénaltouche", ils peuvent faire d’une pierre deux coups. Conciliabule sur le pré et tension qui monte sur les bancs.
Ambitieux, les champions de France en titre font le pari – osé, puisque leur victoire n’est pas assurée – d’aller en touche. Alexandre Bécognée est trouvé en début d’alignement et les locaux avancent, plein de dynamisme, devant un public (un temps circonspect) qui se met à vrombir. Mais Eddy Ben Arous passe par là, pose ses mains sur le ballon et obtient une pénalité qui inverse les rôles. 84e minute, c’est maintenant le Racing qui fait face à un dilemme... et qui décide de ne pas la jouer petit bras.
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Vincent Rattez et Thomas Darmon (Montpellier)
Crédit: Imago
Montpellier a fini par dire stop
Une autre faute héraultaise et deux coups de pied en touche de Finn Russell plus tard, Montpellier se retrouve à défendre un succès devenu très hypothétique, à cinq mètres de son en-but. Camille Chat et Wenceslas Lauret, sortis, arborent un large sourire pour les Ciel et Blanc. Un sourire qui perd en éclat, quand Clément Doumenc est le plus prompt, au grattage, pour obtenir une ultime pénalité. Parce que cette fois, au pied de ses poteaux, Montpellier siffle le cessez-le-feu, de peur de se brûler.
17-12, score final. Quatre points pour le MHR. Un point pour le Racing. Les deux clubs sont à égalité, avec 38 unités, dans la zone des potentiels qualifiés (respectivement 6e et 5e). Alors, tout le monde est content ? Sur le terrain, à chaud, peut-être pas. Mais dans les travées ou devant sa télé, tout le monde a vibré. Et pour le bonus : c’est tout bonus.
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Paul Willemse auteur du premier essai du match pour Montpellier face au Racing 92 en Top 14 le 8 janvier 2023.
Crédit: Getty Images
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