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Top 14 - 23e journée : Le Stade français fait chuter Toulouse (19-10) et consolide sa 3e place
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Publié 22/04/2023 à 22:58 GMT+2
Le Classique a basculé en faveur du Stade français. Les Soldats roses sont venus à bout d'un Stade toulousain fortement remanié et perturbé par la sortie sur civière de Melvyn Jaminet, ce samedi soir à Jean-Bouin (19-10). L'équipe de Gonzalo Quesada renforce sa troisième place et compte provisoirement 10 points d'avance sur l'UBB (7e). Les Rouge et Noir, eux, peuvent se tourner vers le Leinster.
Kylan Hamdaoui (Stade français) contre Toulouse, samedi 22 avril 2023. / Top 14
Crédit: Getty Images
Au moins, le travail est fait. Sur courant alternatif et plutôt brouillon, le Stade Français s’est offert Toulouse (19-10) dans un Jean-Bouin comble, samedi soir pour le compte de la 23e journée. Les Parisiens ont longtemps peiné à distancer une équipe toulousaine coriace, mais très remaniée. Ce succès, combiné aux revers du Racing et de Toulon, rapproche les Soldats roses d’une qualification pour les phases finales. De son côté, le Stade toulousain reste sous la menace de son adversaire du soir, revenu à 7 points, et surveillera de près l’état de Melvyn Jaminet, sorti blessé en fin de première période.
Si le Stade Français comptait offrir de grandes envolées à son stade, enfin à guichets fermés pour la première fois depuis huit ans, c’est plutôt raté. Au lieu de ça, il s’en est tenu au strict minimum : gagner, coûte que coûte, pour poursuivre sa marche en avant. Ce fut plutôt long et pénible, tant Paris a agacé en seconde mi-temps, se montrant incapable de distancer un adversaire qui n’a fait que défendre. Mais entre des mauvais choix offensifs, un Joris Segonds en-dedans au pied (4/8 et un drop manqué) ou des Toulousains compacts en défense, le club de la capitale a dû attendre la 77e minute pour, enfin, sécuriser ce succès (19-10).
Un début de match emballant mais sans suite
Pouvait-il réellement en être autrement ? Malgré ce festival d’approximations, le Stade Français n’a jamais été inquiété par de jeunes Rouge et Noir cohérents mais trop tendres. L’essai parisien, inscrit en début de match par Lester Etien, plus prompt que son vis-à-vis Etonia Bainivalu (7-0, 6e), en a été l’illustration. Mais Toulouse, même avec la demi-finale de Champions Cup le week-end prochain dans un coin de sa tête, a répondu du tac au tac, avec un essai de Pierre Fouyssac (7-7, 12e), consécutif à une bonne percée de Paul Graou.
On pensait alors s’acheminer vers un match fleuve, de la trempe du dernier déplacement toulousain en Île-de-France (39-35 au Racing). Dans un premier acte intense, Melvyn Jaminet a en plus assuré au pied, passant une pénalité à longue distance et manquant, le sourire aux lèvres, un drop à plus de 50 m. Mais l’arrière international a ensuite été contraint de céder sa place sur civière, touché à la cheville après la réception d’un ballon haut (37e).
Toulouse s’est éteint après la blessure de Jaminet
Immédiatement, il s’est fendu de plusieurs coups de poing de frustration sur le sol, lesquels n’auguraient pas grand-chose de bon quant à ses sensations, en plein sprint final et à moins de cinq mois du début de la Coupe du monde. Chaudement applaudi par le public, Jaminet a cruellement manqué à son équipe, qui s’est éteinte après ce fait de jeu. Sans son buteur et relanceur, Toulouse n’a pas eu grand-chose à se mettre sous la dent et n’a pu récupérer de bonus défensif malgré une dernière touche dans les 22 mètres parisiens.
En conséquence, les Rouge et Noir n’ont pas assuré leur qualification en demie et doivent se méfier d’un Stade Français revenu à sept unités. Les Parisiens, solides 3es, ont sécurisé leur place dans les 6, avec 10 points d’avance sur Bordeaux-Bègles, 7e (un match de moins) et devraient, a minima, recevoir en barrage. Ils peuvent également toujours espérer une demi-finale directe, puisqu’ils sont revenus à 6 points de La Rochelle, 2e chez qui ils se rendront lors de la dernière journée.
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