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Top 14 - Avant UBB-Lyon : Bordeaux-Bègles n'a plus de temps à perdre
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Publié 23/04/2023 à 00:28 GMT+2
Vaincue sur le fil par le Racing 92 le week-end dernier, l’Union Bordeaux-Bègles a été éjectée du top 6, pointant au septième rang à quatre journées du terme de la phase régulière. Les hommes du duo Charrier-Laïrle pourraient donc perdre très gros en cas de nouveau revers face à Lyon, un concurrent direct, ce dimanche (21h05). Et ils en sont conscients.
Maxime Lucu (UBB) / Top 14
Crédit: Imago
C’est une décision qui a fait couler beaucoup d’encre. Samedi dernier, le Racing 92 a arraché la victoire sur le gong face à l’Union Bordeaux-Bègles (31-28) après avoir profité d’une pénalité très contestable, sinon injustifiée aux yeux du camp adverse. S’est ensuivie une polémique pas franchement nécessaire, autour des excuses que l’arbitre Vivien Praderie aurait formulées - ou pas - auprès de Julien Laïrle, l’entraîneur des avants girondins. Au milieu de tout cela, on en a presque oublié d’évoquer l’essentiel : à cause de cette défaite, l’UBB ne fait plus partie du top 6.
Relever la tête face à un concurrent direct
À quatre journées du terme de la phase régulière, le club aquitain occupe en effet une peu enviable septième place. Une absence de la phase finale serait forcément vue d’un mauvais œil par le président Laurent Marti, qui a vu ses protégés atteindre les demi-finales du Top 14 lors des deux dernières saisons (en mars 2020, ils étaient même en tête du classement quand la crise sanitaire a engendré l’interruption du championnat). S’ils veulent encore rêver d’une participation aux matches couperets de juin, les Bordelo-Béglais, sont, à vrai dire, quasiment obligés de dominer Lyon ce dimanche (21h05).
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Lafond : "Que l'arbitre se soit excusé ou pas, l'UBB n'en a rien à cirer"
Video credit: Eurosport
Tout d’abord parce que le LOU est "clairement un concurrent direct", comme l’a judicieusement remarqué Cyril Cazeaux dans un entretien accordé à Rugbyrama. Cinquièmes, les Rhodaniens n’ont que deux longueurs d’avance sur leurs hôtes du week-end. Et même si leur série actuelle (trois défaites de rang) n’incite pas trop à l’optimisme, la prestation réalisée sur le terrain du Stade toulousain (36-31) peut être de nature à les rassurer. En tout cas, les Lyonnais semblent avoir mesuré l’importance de ce rendez-vous. "C’est un match capital pour la course à la qualification", a sobrement résumé Demba Bamba en conférence de presse.
Faire le plein de points... et de confiance
Au-delà de l’aspect comptable, cette affiche revêt un enjeu d’autant plus crucial pour les Girondins que ceux-ci doivent redevenir maîtres sur leurs terres. Lors de leur dernier match à la maison, les partenaires de Maxime Lucu avaient pris la marée face au Stade rochelais (6-36). Certes, la rencontre avait été délocalisée au Matmut Atlantique pour l’occasion, et l’on peut imaginer que les Grenats seront davantage dans leurs petits chaussons à Chaban-Delmas. Une hypothèse qu’il faudra néanmoins confirmer, pour faire le plein de points... et de confiance.
Car après cette échéance, l’UBB aura droit à un menu loin d’être des plus digestes. Outre la réception de Pau, qui pourrait s’avérer piégeuse si les Béarnais ne sont pas encore sauvés, les Unionistes se rendront à Toulouse et finiront la phase régulière à Toulon, deux cités dans lesquelles ils ne se sont jamais imposés au cours de leur histoire. L'équipe de Frédéric Charrier et Julien Laïrle serait bien inspirée d'aborder ces sommets avec le moral gonflé à bloc et un petit matelas sur lequel se reposer. Et pour ce faire, elle n'a donc plus de temps à perdre.
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