Top 14 : Christophe Urios et Clermont, la remise en route progressive

TOP 14 - Le 18 janvier dernier, Christophe Urios débarquait à Clermont pour y remplacer Jono Gibbes. Un mois plus tard, l'ASM est encore convalescente, mais son nouvel entraîneur est en train, petit à petit, d'y apposer sa patte. Des progrès qui seront scrutés de près ce dimanche, à l'occasion d'un déplacement chez l'UBB (21h05), qui avait évincé le technicien de 57 ans en novembre.

Christophe Urios (Clermont) face à Castres, samedi 4 février 2023. / Top 14

Crédit: Getty Images

Dimanche soir, il attirera tous les regards. Pourtant, Christophe Urios est un visage bien connu à Chaban-Delmas. Cette fois, cependant, c'est sur le banc des visiteurs qu'il s'installera. Licencié par l'UBB mi-novembre, l'entraîneur au franc-parler légendaire effectue son grand retour en terres girondines et il s'agira bien évidemment de l'un des moments forts du week-end en Top 14.
Quel accueil le public bordelo-béglais réservera-t-il à son ancien manager ? Y aura-t-il de l'électricité dans l'air ? Il faudra attendre encore un peu pour avoir réponse à ces questions. En revanche, on peut d'ores et déjà se pencher sur ce que l'Héraultais a apporté à sa nouvelle formation, Clermont.

Une remise en route difficile

Urios est arrivé dans le Puy-de-Dôme il y a un mois à peine, le 18 janvier. Lors de ses premières sorties devant la presse, le successeur de Jono Gibbes est apparu plein de détermination, comme à son habitude. Sa remise en route, après deux mois d'arrêt, a néanmoins été plutôt compliquée. "J'étais dans le jus, j'avais l'impression de ne pas contrôler, d'être dans l'urgence. Je n'étais pas complètement prêt à reprendre", a-t-il confessé dans un entretien accordé au Midi Olympique. "J'avais aussi coupé avec les habitudes de travail, les horaires, la vidéo… J'avais un peu perdu la main !"
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"Urios correspond bien aux valeurs de l'ASM"

Video credit: Eurosport

En phase de rodage, le champion de France 2018 (avec Castres, en tant que directeur sportif) découvre une équipe "en perte de confiance", ce qu'avaient montré les revers face à Toulouse (13-32) ou le Leicester (29-44). "J'ai senti que l'équipe n'arrivait pas à se retrouver sur son rugby. Elle naviguait à vue après le départ de Jono. Il a fallu remettre un cadre, avec ma façon de voir le jeu, le fonctionnement. Le staff est très engagé, les mecs étaient en difficulté." Dans un tel contexte, il n'était pas étonnant de voir les Jaunards chuter lourdement à Lyon (34-14) pour leur première sortie sous les ordres de leur nouvel entraîneur.

Premiers choix et coupure salutaire

Les partenaires de Jules Plisson ont toutefois enchaîné avec un succès à la maison contre Castres (41-26), laissant entrevoir un léger mieux. "J'ai apporté un peu de fraîcheur, une nouvelle ambition et de l'enthousiasme", a insisté Christophe Urios, qui n'a pas hésité à s'appuyer sur des hommes en manque de temps de jeu et de confiance pour apposer sa patte. Tenu à l'écart des terrains pendant plus d'un an en raison d'un genou fragile, Peceli Yato a ainsi lancé sa saison, alors que George Moala a été immédiatement titularisé au centre.
Le week-end dernier, le Top 14 a fait relâche, laissant le champ totalement libre au Tournoi des 6 Nations. Une coupure salutaire pour le manager clermontois, qui en a profité pour prendre encore un peu plus ses marques. "La semaine dernière m'a fait du bien, a-t-il avoué. J'ai horreur de perdre du temps. Mais pendant quinze jours, j'ai eu l'impression de ne pas être au bon endroit. Maintenant, ça va mieux. Je suis plus à l'aise avec les joueurs aussi… Au début, ils étaient méfiants."

Une page déchirée, une autre à écrire

Alors que sa prise en main d'une ASM toujours convalescente se poursuit, reste aussi à savoir si, avant les retrouvailles dominicales, Urios a totalement digéré son départ contraint de l'UBB. "J'ai été vexé d'être viré de Bordeaux, parce que j'ai trouvé que je ne le méritais pas", a-t-il concédé, toujours dans les colonnes du Midol. Pour autant, l'ancien talonneur promet avoir tiré des enseignements de cette expérience, notamment en termes de communication avec sa direction.
"La page de la quatrième année, je ne vais pas la tourner, je vais la déchirer parce qu'elle ne m'apportera rien. Les trois autres, je les garde parce qu'elles m'ont apporté beaucoup de plaisir", a ajouté l'intéressé. Qui préfère donc regarder vers l'avant et se concentrer sur la nouvelle page qu'il a à écrire, du côté de l'ASM Clermont Auvergne.
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Christophe Urios, l'entraîneur de Clermont ici contre Castres en Top 14, le 4 février 2023

Crédit: Getty Images

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