Top 14 - L’antisèche de Racing 92 - Stade Toulousain : Toulouse, tellement seul au monde

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TOP 14 – Le Racing 92 et le Stade toulousain nous ont gratifié d’un spectacle incroyable ce dimanche (35-39). Dix essais, des rebondissements à la pelle et une victoire qui place le leader dans une situation très confortable dans l’optique de la qualification directe en demi-finale, tout comme elle complique la tâche des Franciliens, huitième à trois longueurs du top 6.

Lafond : "Jouer à l'Arena, ça fait bander les visiteurs"

Video credit: Eurosport

Le jeu : brillant et insouciant, le Stade toulousain s’est aussi fait peur

Il a fallu 86 secondes à Max Spring pour lancer les hostilités et les Toulousains sont ensuite entrés deux fois dans l’en-but francilien avant la dixième minute de jeu (pour un essai valide, de Mauvaka). De quoi donner le ton d’un match qui a basculé dans l’irrationnel. À la fois brillants offensivement, portés par un grand Paul Graou, et fébriles sur les renvois, les Toulousains ont basculé in-extremis en tête à la pause grâce à un essai de l’inévitable Meafou (40e+3).
Menés 36-20 à la 50e minute suite à un contre fou des hommes d’Ugo Mola, les Franciliens ont eu le mérite de ne pas se désunir et ont eu les munitions pour réussir une nouvelle remontée fantastique. Mais à l’image d’une mêlée pénalisée à 5 mètres de l’en-but haut-garonnais (75e) et d’une touche importantissime non trouvée par Russell sur pénalité (77e), cela n’a pas voulu sourire au Racing 92, qui peut regretter une nouvelle fois d’avoir encaissé beaucoup de points. Il aurait même dû en prendre trois de plus et perdre son bonus défensif sur le gong, les Toulousains ayant préféré taper en touche suite à une pénalité obtenue après la sirène à moins de 30 mètres des perches altoséquanaises.

Les joueurs : Graou dans tous les bons coups, Delibes efficace

Voilà une rencontre qui a bien convenu à Paul Graou. Joueur dans l’âme, l’ancien Montalbanais s’est régalé et a apporté un plus indéniable à son équipe. Passeur décisif pour Mauvaka après avoir faussé compagnie à Poloniati au ras d’un ruck sur le premier essai (8e), il est tout aussi décisif sur le troisième en jouant rapidement une pénalité obtenue par son pack en mêlée (37e). Il est enfin à l’origine et à la finition du splendide cinquième essai toulousain (50e). Une prestation XXL qu’il n’est pas près d’oublier.
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Paul Graou a été impressionnant contre le Racing 92

Crédit: Getty Images

Autre satisfaction, côté toulousain, l’entrée en jeu gagne de Dimitri Delibes suite à la blessure précoce d’Arthur Retière (18e). Le jeune toulousain s’est offert un doublé, marquant son premier essai sur son premier ballon.
À l’inverse, Sofiane Guitoune a eu du déchet dans son jeu, tuant deux offensives prometteuses par des maladresses (30e, 46e). Côté Racing, Wenceslas Lauret, auteur d’un essai, a tenté de montrer l’exemple aux siens dans le combat. Finn Russell, auteur d’un bon début de match, a vécu une deuxième période difficile, manquant trois tentatives au but et ne trouvant pas la touche sur une pénalité à 3 minutes de la fin dans le camp toulousain qui aurait pu permettre au Racing de renverser les Toulousains.

L’action : l’essai de 90 mètres des Toulousains

En début de seconde période, le Racing 92 encaisse une pénalité (48e) qui le met à 9 points de son adversaire et tente de réagir immédiatement. Dans les 22 mètres haut-garonnais, Max Spring hérite du ballon mais commet un en-avant sous la pression de Graou. Delibes le récupère, passe par le sol et les Toulousains écartent immédiatement sur l’autre aile.
En quatre passes, Lebel est touché, met les gaz pour déposer Kamikamica puis mystifie Chavancy sur un cadrage débordement et pousse au pied pour Mallia, en soutien. L’Argentin arrive le premier sur le ballon mais est immédiatement plaqué par son compatriote Imhoff. Il a toutefois le bon réflexe de transmettre depuis le sol à Graou, au départ et à la conclusion d’un contre de 90 mètres.

La stat’ : 76

C’est nombre de secondes qui se sont écoulées dans le jeu entre l’entrée sur la pelouse de Dimitri Delibes (18e) et le premier essai de ce dernier dans cette partie (20e).

La décla’ : Ugo Mola (manager du Stade toulousain, au micro de Canal+)

Le tweet

La question : Toulouse est-il seul au monde ?

La question de la concurrence se pose forcément alors que le Stade toulousain compte, au sortir de cette vingtième journée, onze points d’avance sur La Rochelle, deuxième et douze sur le Stade français, troisième. Plus impressionnant encore, les Toulousains ont remporté quatre des cinq matches de championnat dans la fenêtre internationale, dont deux bonifiés, en étant le club le plus ponctionné de l’Hexagone.
Le Top 14 faisant une pause jusqu’à la fin du Tournoi, c’est avec les Dupont, Ntamack et consort qu’Ugo Mola aura le luxe de gérer son matelas important. Avec plus que six journées restantes, seul un cataclysme pourrait empêcher le Stade toulousain de se qualifier directement pour les demi-finales et même de s’autoriser un ou deux jokers en vue des phases finales de coupe d’Europe et de Top 14.
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