Top 14 - Un match fou et Toulouse s'envole

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TOP 14 – Le Stade toulousain a frappé un grand coup ce dimanche en clôture de la vingtième journée de Top 14. Le leader est venu s’imposer sur la pelouse de Paris La Défense Arena (35-39) contre le Racing 92 au terme d’un match très spectaculaire qui a vu pas moins de dix essais. Les Franciliens, qui ont été menés de 16 points en seconde période, prennent le bonus défensif.

Lafond : "Jouer à l'Arena, ça fait bander les visiteurs"

Video credit: Eurosport

On en demandait encore. Au terme d'un match extrêmement débridé et spectaculaire, avec cinq essais de chaque côté, Toulouse a réussi un beau coup en l'emportant sur la pelouse du Racing (35-39), en clôture de la 20e journée du Top 14. Enthousiasmants puis accrocheurs en défense, les Stadistes ont conforté leur première place. Les Franciliens, revenus de nulle part, ont frôlé la victoire mais concèdent un revers fâcheux, qui les maintient hors du top 6.
Par où commencer ? Magnifique par son scénario et hitchcockien par son suspense, ce Racing-Toulouse a montré que, même en période de doublons, le Top 14 pouvait offrir des rencontres proches du niveau international. Des essais magnifiques aux erreurs élémentaires, des coups de génie offensifs aux troubles défensifs, Racingmen et Toulousains se sont rendus coup pour coup. Puisqu'il fallait un vainqueur, saluons l'autorité du leader qui, même s'il a joué à se faire peur, fait désormais cavalier seul en tête du classement (9 points d'avance sur La Rochelle, nouveau dauphin).
Toulouse s'est toutefois nettement compliqué la vie, alors que l'on pensait sa cause entendue en début de second acte. Portés par une pelouse synthétique qui sied parfaitement à leur rugby de mouvement, les joueurs d'Ugo Mola ont inscrit plusieurs essais sur des attaques au large, par Dimitri Delibes (21e, 10-14 et 37e, 20-19). La palme revient toutefois à l'essai de Paul Graou, sur une contre-attaque que l'on pensait assassine initiée par Matthis Lebel depuis ses 22 mètres (50e, 20-36).

Mauvaka et Jaminet dans le coup

Malgré l'absence de la plupart de ses internationaux, le Stade toulousain a été porté par le revenant Peato Mauvaka et le revanchard Melvyn Jaminet. Le premier a remis les siens sur de bons rails en marquant en force (9e, 7-7), quand le deuxième s'est montré réaliste au pied, face aux perches (6/8) comme dans le jeu courant. Sa superbe 50-22 a conduit à l'essai d'Emmanuel Meafou (40e, 20-26) et son influence sur les offensives stadistes a été notable. Mais l'arrière a connu quelques déboires, à l'image d'un ballon relâché dans son en-but qui aurait pu valoir cher à quelques minutes du terme.

Le Racing se complique la tâche

Ce cadeau, le Racing n'en a pas profité. Mais à vrai dire, et malgré plusieurs situations égarées, les Racingmen ont essentiellement failli défensivement, concédant, de nouveau, plus de 30 points. Plusieurs essais toulousains sont survenus après des erreurs de plaquages et ont miné des Altoséquanais pourtant volontaires offensivement. Les locaux, très vite mis dans le coup par Max Spring (3e, 7-0), se sont appuyés sur quelques points positifs, dont leurs ballons portés à l'origine de deux essais, par Wenceslas Lauret (27e, 17-14) et Thomas Moukoro (55e, 25-36).
Leur orgueil, symbolisé par les essais d'Antoine Gibert sur une interception (61e, 30-36) et Vinaya Habosi (68e, 35-39) pour glaner le bonus défensif, peut représenter une bonne base pour attaquer le sprint final. Mais le Racing, trop pénalisé et plombé par les échecs au pied de Finn Russell (4/7), est encore loin du compte... et des phases finales, puisqu'il est actuellement 8e, à 3 points de Bayonne, 6e.
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