TOP 14 - "Un miracle ? Je ne sais pas mais on s'en sort bien" : Inexistant pendant longtemps, le Racing 92 n'a pas douté

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TOP 14 – Au Stade Bollaert de Lens ce samedi, le Racing 92 a arraché la victoire (31-28) à l'UBB. Menés tout au long de la partie, les Ciel et Blanc ont tout renversé, alors que la sirène avait retenti, sur un essai de pénalité accordé au pack francilien. Une victoire inespérée au regard de la première mi-temps ratée, mais d'une importance capitale à l'approche des phases finales.

La joie des Racingmen, vainqueurs à l'arrachée.

Crédit: Getty Images

Le Racing 92 a surpris tout le monde et l'UBB, en premier samedi. Qui aurait cru, à la 79e minute alors que Maxime Lucu venait d'inscrire une pénalité pour prendre de la distance au tableau d'affichage, que les franciliens réussiraient à l'emporter ? Pas grand monde, à part peut-être les acteurs eux-mêmes. "On a rien lâché on s'est dit qu'on pouvait le faire jusqu'à la dernière seconde et c'est ce qu'il s'est passé", résumait Henry Chavancy, centre du club des Hauts-de-Seine, soulagé après la victoire des siens face à l'UBB (31-28).
Menés 24-28 à la 79e minute, les Racingmen ont réussi la prouesse de renverser la partie. Une pénalité obtenue après la sirène a permis à Finn Russell d'envoyer les siens dans les 22 mètres adverses. La première tentative a fini dans l'en-but bordelais, mais Péniami Narisia n'a pas réussi à aplatir. Sur une deuxième touche, le pack ciel et blanc est resté solidaire pour obtenir un essai de pénalité, synonyme de succès.
"C'est une victoire qui nous fait beaucoup de bien, libératrice et qui lance bien cette dernière partie de championnat", poursuivait Chavancy. Parce que cette 22e journée de championnat avait une importance primordiale pour les deux équipes, en course pour les qualifications aux phases finales. Dans cette dernière minute, les joueurs de l'UBB sont passés de la 3e à la 6e place (avant les matches de 17h). Avec cette victoire, les Racingmen sont montés à la 4e marche du classement provisoire.

Des finisseurs de luxe pour le Racing 92

L'après-midi aurait pu être très longue au Stade Bollaert de Lens, où les joueurs de Laurent Travers ont décidément du mal à se sentir chez eux. "On a eu chaud mais on a conjuré le sort ici", glissait Chavancy. "C'était un match cadenassé en première mi-temps, on a pas su mettre notre jeu en place. On subissait beaucoup les impacts et ça ne nous permettait pas de jouer dans l'avancée".
"On est inexistants en première période, on leur laisse la possibilité de venir dans notre camp. A aucun moment, on amène du danger, on est pris sur les impacts, on est mis à la faute... On a montré autre chose en deuxième période, notamment en terme de jeu: on les a mis en difficulté, même si on n'avançait pas", analysait Laurent Travers, après coup. "Il y a eu une prise de conscience à la mi-temps sur notre non-match. S'il n'y a pas eu d'action en première période, il y a eu de la réaction en deuxième. Je préfère voir les quarante dernières minutes que les quarante premières. Il faut continuer comme ça, sinon on aura pas de ticket pour les six"
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Moefana face à Le Garrec.

Crédit: Getty Images

Menés à partir de la 4e minute, les Altoséquanais ont longtemps galéré. Très imprécis sur leurs lancements de jeu, malgré des phases de possession, ils ont souvent subi les coups de l'UBB, plus réaliste. Les Racingmen ont même été menés 19-3 à la sortie de la première mi-temps et pourtant ils n'ont pas explosé. "Un miracle ? Je ne sais pas, mais on s'en sort bien, on a de la chance. La chance ce n'est jamais quelque chose d'anodin. On a travaillé dur même si c'était mal embarqué", ajoutait Henry Chavancy.
"Aujourd'hui, ce n'est pas le XV de départ, mais tout un groupe qui a gagné", poursuivait celui qui est rentré à la 47e minute lors de la grande rotation lancée par Laurent Travers. Avec un quintuple changement, le coach du Racing a voulu marquer le coup après la première période manquée. Et il a eu raison. A l'ouverture, l'Ecossais Finn Russell a apporté de l'animation, comme sur l'essai d'Anthime Hemery (53e) et d'Antoine Gibert (72e). C'est toujours lui qui a trouvé une très bonne touche à jouer dans les dernières minutes. Devant, Gia Kharaishvili et Péniami Narisia ont aussi été solides, notamment dans le maul qui a conduit à l'essai de pénalité. Un essai qui vaut déjà cher dans la course finale.
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