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Tournoi des 6 Nations - Après l'Afrique du Sud, l'Irlande et l'Ecosse, Le XV de France a décidément le mal de l'air
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Publié 12/02/2024 à 00:11 GMT+1
A nouveau mis en difficulté sous les ballons hauts, le XV de France a offert des munitions aux Ecossais à Murrayfield samedi (16-20). Visé en quart de finale de Coupe du monde, le jeu aérien français semble aujourd’hui constituer plus qu’une simple faille. Irlandais et Ecossais ont en tout cas décidé d’insister sur ce manque d’assurance dans les airs.
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Video credit: Eurosport
La piste d’amélioration était toute trouvée. Pour se relever du chagrin immense de la Coupe du monde, il faut aussi regarder en l’air. Gros point noir du quart de finale face aux Sud-Africains, la gestion des ballons hauts et surtout de leur réception n’a pas été chassée de l’actualité. Au contraire pour le XV de France, le problème a été soulevé lors de la défaite face à l’Irlande (17-38) et ce samedi lors du succès à Murrayfield (16-20).
"Non, c'est vrai qu'on a eu des problèmes en touche, qu'on a commis des erreurs sous les ballons aériens", a même concédé le sélectionneur des Bleus. Méticuleusement soucieux de préserver l’image de son équipe jusqu’à qualifier le contenu de “parfait”, Fabien Galthié n’a pas pu cacher la difficulté de son équipe sous les coups de pied écossais. Plus qu’une faille, un véritable manque qui va continuer à être exploité par les adversaires.
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Mal profond ou question de confiance ?
Finn Russell et ses partenaires ne se sont pas privés, fournissant une avalanche de pétards envoyés (44 coups de pied, 41 pour le XV de France). Ils ont explosé dans les bras de Thomas Ramos (18e), de Damian Penaud et de Matthieu Jalibert (à trois reprises). Pas une référence aérienne, l’ouvreur de l’UBB a surtout fait parler les signes d’un manque de confiance, globalement palpable sur les deux premières rencontres de ces 6 Nations.
Bousculés dans les duels aériens il y a un peu moins de trois mois, les Bleus montrent de la fébrilité, même sans être mis sous pression. Pas le signe d’une grande assurance pour les hommes de Fabien Galthié, qui ont hésité à attendre le rebond à plusieurs reprises sur la pelouse de Murrayfield. Pas non plus une option à privilégier, surtout avec le 50/22.
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Penaud face à l'Ecosse.
Crédit: Getty Images
Mais ce mal de l’air ne date pas d’hier et n’est pas seulement le fruit d’une équipe sonnée par la défaite au Mondial. Lors des matches de préparation à la Coupe du monde, et déjà au Tournoi 2023, la réception était source de questionnement. Ce doute est surtout présent face aux équipes britanniques qui ne lésinent pas sur le jeu au pied, et qui répondent ainsi au jeu de dépossession si cher à ce staff bleu.
Ce point faible français vient de facteurs profonds, en commençant par une vision du rugby qui a toujours favorisé le jeu à la main. Mais il est aussi question de profil, la preuve notamment avec la concurrence remportée par un spécialiste - Thomas Ramos - sur un Melvyn Jaminet moins à l’aise, sous l’ère Galthié. Romain Ntamack manque également à ce niveau-là et les adversaires du XV de France l’ont bien compris. Comme les Sud-Africains qui avaient multiplié les chandelles sur l’ailier Louis Bielle-Biarrey. Désormais, la faille est connue de tous.
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