AFP
JO Milan-Cortina 2026 - Le TAS rejette l'appel de l'Ukrainien Vladislav Heraskevych contre sa disqualification
Par
Publié 13/02/2026 à 18:20 GMT+1
La disqualification de Vladislav Heraskevvych a été confirmée ce vendredi par le Tribunal arbitral du sport. L'Ukrainien, qui a porté un casque rendant hommage à ses coéquipiers morts dans le conflit avec la Russie, espérait que la juridiction suprême l'absoudrait des faits qui lui avaient été reprochés pour justifier sa mise à l'écart de la compétition olympique de skeleton.
Coventry très touchée par l'exclusion de Heraskevych
Video credit: Eurosport
Le Tribunal arbitral du sport (TAS) a rejeté vendredi l'appel de l'Ukrainien Vladislav Heraskevych, qui demeure donc disqualifié des épreuves de skeleton des JO de Milan-Cortina pour avoir voulu porter un casque honorant ses coéquipiers tués dans le conflit avec la Russie.
- Un père en larmes et une "honte" : Heraskevych, la disqualification qui ne passe pas
- Les chances de médaille jour par jour
- Suivez en direct les JO de Milan-Cortina 2026 sur Eurosport et via HBO MAX !
La liberté d'expression est garantie aux JO, mais pas sur le lieu de compétition
"La chambre ad hoc du TAS a rejeté la requête et estimé que la liberté d'expression est garantie aux Jeux olympiques, mais pas sur le lieu de compétition, ce qui est un principe sacré", a déclaré à la presse Matthieu Reeb, secrétaire général de la juridiction.
L'Allemande Annett Rombach, arbitre unique désignée par le TAS pour trancher le litige, "a tenu à préciser qu'elle est pleinement sensible à la commémoration de M. Heraskevych et à sa volonté de sensibiliser au deuil et aux ravages subis par le peuple ukrainien, ainsi que par les athlètes ukrainiens en raison de la guerre", a développé le tribunal dans un communiqué.
Mais, poursuit le TAS, elle "est liée par les lignes directrices du CIO concernant l'expression des athlètes". Or la Charte olympique prévoit que les participants aux Jeux sont libres de leurs propos en conférence de presse ou en zone mixte, mais doivent s'abstenir de toute "propagande politique" sur le terrain ou les podiums.
/origin-imgresizer.eurosport.com/2026/02/12/image-35651512-4a61-44e5-b5a6-f0ecfb4a22bb-85-2560-1440.jpeg)
Les lugeurs ukrainiens brandissent leurs casques en soutien à Heraskevych
Video credit: Eurosport
Heraskevych avait été autorisé à porter son casque à l'entraînement, pas en compétition
"L'arbitre unique estime que ces lignes directrices assurent un équilibre raisonnable entre l'intérêt des athlètes à exprimer leurs opinions et l'intérêt des athlètes à recevoir une attention sans partage pour leur performance sportive sur le terrain de jeu", poursuit la juridiction.
Elle a notamment relevé "les autres possibilités offertes aux athlètes" pour attirer l'attention sur les sujets de leur choix, "ou, dans le cas de M. Heraskevych, en portant le casque lors des quatre entraînements", comme le lui avait permis le CIO. "L'objectif est de maintenir l'attention des Jeux olympiques sur les performances et le sport, intérêt commun à tous les athlètes", a insisté la juge arbitre.
/origin-imgresizer.eurosport.com/2026/02/13/image-fa112b4f-1b29-4c43-b365-2e9a60623d31-85-2560-1440.jpeg)
Vladislav Heraskevych avec son casque en mémoire à ses coéquipiers ukrainiens morts dans le conflit avec la Russie, le 13 février 2026.
Crédit: Getty Images
L'athlète de 27 ans, entendu pendant deux heures et demie vendredi à Milan, demandait à la juridiction suprême du monde sportif d'annuler sa disqualification, à ses yeux "disproportionnée, non fondée sur une violation technique ou de sécurité", et qui "lui cause un préjudice sportif irréparable", avait expliqué le TAS jeudi soir.
Après avoir tenté de convaincre Heraskevych de rendre hommage à ses compatriotes en portant un simple brassard noir, le CIO et la Fédération internationale de bobsleigh et skeleton l'ont disqualifié jeudi matin.
L'affaire a rapidement pris une tournure politique, le président ukrainien Volodymir Zelensky accusant le CIO de "faire le jeu" de la Russie. Le chef de la diplomatie ukrainienne a estimé lui que cette décision était une "honte" et que l'instance olympique avait "disqualifié sa propre réputation".
Sur le même sujet
Publicité
Publicité