Quels premiers souvenirs avez-vous l'un de l'autre ?

Tess Ledeux: C'était sur les skis, avant que Kevin ne soit un champion, je pense. On allait dans les snowparks avec ma soeur. Ensuite je suis toujours allée voir ses +compètes+. Je me rappelle des Coupes du monde à La Plagne, toute la famille était en bas du halfpipe.

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Kevin Rolland: Moi je l'ai vue naître et grandir, on a 12 ans d'écart. J'ai vu ses premiers pas dans les snowparks, elle était déjà un peu tarée ! Elle n'avait pas trop conscience du danger. Bon, elle ne l'a toujours pas trop ! Mais à l'époque, elle faisait un peu peur à sa grand-mère. Et à son cousin ! Elle avait l'envie et la passion du ski, ce qui est le plus important. Elle est toujours restée aussi motivée alors que souvent avec l'adolescence, les copines et tout ça... Le ski c'est bien, mais il y a aussi d'autres trucs. Mais elle, elle est restée vraiment dans le ski et je pense que c'est ce qui fait qu'aujourd'hui elle est championne du monde (en 2017 à Sierra Nevada, en Espagne). J'y étais parce que je faisais la compétition en halfpipe. J'ai fait la pom-pom girl dans la raquette d'arrivée.

Qu'est-ce que ça change d'être performant à haut niveau aux côtés d'un membre de sa famille ?

K.R. : Forcément quand c'est la famille, il y a ce petit plus, on a envie que ça marche, on suit de plus près. Toute la famille est réunie autour de ça, ça fait vraiment partie de nos vies, que ce soit sa mère, ma mère, nos grands-parents qui sont les mêmes et qui sont derrière nous. Ca crée une ambiance ski dans la famille. Cette année c'est un peu particulier parce que c'est la première fois qu'on s'est retrouvés sur les mêmes compétitions. J'étais là, j'ai pu lui donner quelques conseils. On s'est retrouvés au même rang, on fait partie des meilleurs tous les deux, c'est la première fois. Avant c'était la petite jeune qui suivait le grand.

Vous vous connaissez par coeur ?

T.L. : Non. On est cousins, on n'est pas non plus frère et soeur. Je ne le connais pas par coeur, il ne me connaît pas par coeur. On a un lien familial qui nous rapproche".

K.R. : C'est ça. Et mine de rien, il y a aussi cette différence d'âge qui fait qu'on ne traîne pas ensemble tous les jours dans la vie. Mais ça ne nous empêche pas d'être proches en tant que cousin et cousine."

Qu'est-ce que cela représente pour vous de vous retrouver ensemble aux Jeux ?

T.L. : Moi j'aurai quelqu'un de la famille qui pourra m'aider si jamais il y a un petit souci, même si on sera chacun concentré sur notre compète. C'est cool de savoir qu'il y a quelqu'un sur place qui peut t'aider.

K.R. : C'est une certitude. Moi je pense pas mal à ma grand-mère parce que c'est une passionnée de ski. Son rêve c'était que ses petits-enfants fassent du ski et aujourd'hui elle en a deux qui vont aux JO, c'est quand même une belle histoire. Je pense qu'elle va avoir la petite larme".

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