Un succès, une place de leader de la Coupe du monde, quinze points d'avance sur Marco Odermatt mais surtout 120 sur Henrik Kristoffersen et 141 sur Aleksander Aamodt Kilde, ses deux adversaires l'an dernier, tout allait bien pour Alexis Pinturault jusqu'à ce samedi. Les victoires du dernier en super-G puis en descente l'ont propulsé en tête du général (59 points d'avance sur le Français) mais c'est bien Alexis Pinturaul qui a pris le meilleur départ. Au moins du point de vue de ses standards personnels.
En cinq courses cette saison (3 géants, 1 parallèle, 1 ​super-G), il n'est jamais sorti du top 7. L'an dernier, à la même époque, "Pintu" comptait deux succès mais aussi une 17e place en géant et une élimination en première manche en slalom. Des ratés un peu trop nombreux dans la saison qui lui ont coûté le gros globe. Un axe de progression majeur dans la recherche de l'objectif ultime.
Cinq fois sur le podium, mais encore jamais vainqueur du général, Pinturault est longtemps tombé sur un os solide comme un roc : Marcel Hirscher. Retraité, l'Autrichien aurait pu passer le flambeau au Français mais la particulière saison 2020 a permis à Aamodt Kilde de toucher son Graal. Les nombreuses annulations d'une fin de saison qui faisait la part belle à la technique ont un peu aidé le Norvégien mais Alexis Pinturault le sait, ses quatre ratés en slalom ont joué un rôle majeur.
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Toujours devant Kristoffersen et Kilde en confrontations directes

Le début d'exercice 2020-2021 de Pinturault a ceci de paradoxal qu'il est d'une régularité sans faille mais qu'un seul podium (une victoire donc) est venu le magnifier. C'était sur le géant parallèle de Lech, une discipline qu'il exécrait l'an dernier. Paradoxal encore. Une quatrième place, deux cinquièmes pendant que Braathen, Zubcic et Odermatt se régalaient de succès. Sa chance ? Que ses adversaires, du moins ceux que l'on attendait au général car il ne faut pas écarter trop vite Marco Odermatt, peinaient à briller en ce début de saison. C'était vrai pour Kilde jusqu'à ce weekend, ça l'est toujours pour Kritoffersen.
C'est bien simple, ni l'un ni l'autre du duo norvégien ne l'ont devancé dans un classement cette saison. Que ce soit en parallèle, en géant et plus étonnant pour le second, en super-G. "C'était une belle reprise d'une certaine manière. Je me suis bien adapté, il m'a manqué quelques petites choses pour chercher des petits centièmes. Ça reste de très belles places, il faut construire là-dessus, positiver", apprécie Pinturault qui sait que ces points en vitesse seront primordiaux cette année alors que le combiné n'est pas au programme. "Je ne vais pas plus m'orienter sur le Super-G, je vais rester sur ce que j'ai fait l'an dernier", nuance-t-il cependant.

Le slalom, bête noire de Pinturault en 2019

Alexis Pinturault n'a pas participé au super-G de Val Gardena, trop typé descendeurs pour convenir à ses qualités. L'enchaînement avec le weekend technique à Alta Badia (géant ce dimanche et slalom lundi) l'en empêchait de toute façon. "Un enchaînement important", juge l'intéressé qui englobe aussi le slalom de Madonna di Campiglio mardi. Le Français le sait, cette épreuve l'a largement pénalisé la saison dernière alors que Kristoffersen par exemple était impérial ou presque. "Dans l'idéal, je voudrais monter en puissance pour arriver début janvier bien en forme dans cette discipline", dit-il au micro d'Eurosport. C'est dans cette optique qu'il va s'entraîner spécifiquement au slalom ces prochaines semaines.

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Le slalom jouera un rôle éminemment décisif. La chance de Pinturault cette saison, c'est que les épreuves techniques sont plus nombreuses que celles de vitesse (20 slaloms et géants contre 16 descentes et super-G), à l'avantage d'Aleksander Aamodt Kilde. D'ici au 31 janvier, les skieurs s'affronteront d'ailleurs sur neuf des onze slaloms de la saison auxquels il faut ajouter trois géants. Autant d'occasions pour Alexis Pinturault de prouver qu'il a vaincu ses démons de la saison dernière. Si Henrik Kristoffersen était encore derrière lui à l'issue de cette longue séquence et qu'il avait creusé une belle avance sur Kilde, son premier gros globe, la récompense logique d'une carrière déjà immense, ne sera plus très loin.
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