Voilà bientôt cinq semaines que la Coupe du monde de ski alpin a repris. Comme à leur habitude, les spécialistes de la vitesse rongent leur frein en attendant d'enchaîner les courses. Lake Louise devait être un bel hors-d'œuvre avec deux descentes et un Super-G au programme. Puisque les deux tiers des épreuves ont finalement été annulées, le Canada a déçu, bien malgré lui. En récupérant le Super-G, qui vient s'ajouter à un programme déjà copieux, Beaver Creek (Etats-Unis) devient un condensé de vitesse. Quatre jours pour quatre courses (deux Super-G jeudi et vendredi, deux Descentes samedi et dimanche) et 400 points à prendre.
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Un festival pour Mayer, Kriechmayr ou Feuz ?

Beaver Creek
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05/12/2021 À 20:13
C'est un marathon assez rare auquel vont se confronter les hommes cette semaine dans le Colorado américain. En y ajoutant l'unique entraînement de la descente qui aura lieu mercredi, ce sont cinq courses qui vont se succéder. Un fait rarissime dans la riche histoire de la Coupe du monde de ski alpin. Il faut remonter à mars 2012 pour trouver trace d'un enchaînement de trois épreuves de vitesse en autant de jours. Kvitfjell avait alors accueilli deux Super-G et une descente. Il est intéressant de constater que dans ce weekend de folie, plusieurs skieurs avaient réussi à enchaîner :
  • Klaus Kröll : co-vainqueur du premier Super G et d'une descente
  • Beat Feuz : co-vainqueur du premier Super-G, troisième du second
  • Kjetil Jansrud : Troisième du Super-G puis deuxième de de la descente et vainqueur du second Super-G
  • Aksel Lund Svindal : Troisième de la descente, deuxième d'un Super-G

Impeccable de haut en bas : Mayer a signé une course parfaite pour s'imposer

Quels pourraient être les favoris de ce weekend américain ? Matthias Mayer, Vincent Kriechmayr et Beat Feuz, encore lui, soit, dans l'ordre, le podium de la descente de Lake Louise ? Possible. Beaver a longtemps été le terrain de jeu d'Aksel Lund Svindal mais Feuz ou Kriechmayr y ont déjà gagné. Est-ce à dire que les mêmes noms reviendront jour après jour sur le podium ? On peut le penser. En vitesse comme ailleurs, la victoire ou le bon résultat peut enclencher un cercle vertueux. A ce titre, le résultat de jeudi sur le premier Super-G sera à surveiller de près. Ceux qui y brilleront auront peut-être déjà pris un avantage pour la suite.

Pinturault, le weekend de tous les dangers

Puisqu'enchaîner quatre courses de vitesse en quatre jours n'est jamais arrivé dans l'histoire récente de la Coupe du monde, aucun skieur n'aura de repères, à la fois sur sa récupération mais aussi sur sa capacité mentale à enchaîner, voire à se remettre d'une déception. Si la confiance peut s'auto-alimenter, l'inverse est aussi vrai. En temps normal, un skieur déçu change de lieu et souvent de neige pour l'épreuve suivante. Une manière de remettre les compteurs à zéro. Là, sur quatre courses, soit l'équivalent de plus de 20% des courses de vitesse cette saison, il ne faudra pas se rater.
C'est bien sûr vrai pour Mayer, Kriechmayr et Feuz mais ça l'est bien sûr aussi pour les prétendants au classement général. Alexis Pinturault était de la descente de Lake Louise mais n'y a, bien sûr, pas brillé (32e). Il n'est pas taillé pour cette spécialité et au Canada, les poids lourds étaient avantagés. C'est moins vrai dans le Colorado où Hirscher ou Ligety se sont déjà imposés en Super-G et où lui-même avait glané un podium en 2014. Problème, Marco Odermatt a lui décroché son premier succès en carrière sur la "Birds of prey".
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