Matthias Mayer vainqueur sur la Stelvio, Top 10 pour Bailet et Clarey

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COUPE DU MONDE - L'Autrichien Matthias Mayer a remporté la descente de Bormio mercredi, son premier succès cette saison, le 10e de sa carrière. Mayer a devancé son compatriote Vincent Kriechmayer (+0"04) et le Suisse Urs Kryenbühl (+0"06) au terme d'une matinée haute en spectacle. Deux Français terminent dans le Top 10 : Matthieu Bailet (8e) et Johan Clarey (9e).

L'Autrichien Matthias Mayer lors de la descente de Bormio

Crédit: Getty Images

L’Autriche retrouve ses bonnes vieilles habitudes à Bormio. Huit ans après, Matthias Mayer a remis la Wünderteam au sommet en remportant pour la première fois la descente sur la Stelvio. Au terme d’une course parfaite où il aura fait parler ses qualités de technicien dans les rares sections difficiles, le champion olympique de la discipline à Sotchi en 2014 a devancé son compatriote Vincent Kriechmayr (+0’’04) et le Suisse Urs Kryenbühl (+0’’06) pour s’offrir son premier succès de la saison. Bien que décevant 6e, Aleksander Aamodt Kilde prend la tête du classement général de la Coupe du monde.

14e succès autrichien à Bormio

On attendait le récent maitre des lieux Dominik Paris, vainqueur de trois des quatre dernières descentes et du dernier Super-G disputé sur la Stelvio. Mais l’Italien a dû se contenter de la 4e place (+0’’13), un résultat très positif après sa blessure de l’an dernier. Vainqueur mardi du Super-G, Ryan Cochran-Siegle a bien tout tenté pour faire coup double. Mais sa prise de risque incessante, qui lui ont valu deux grosses frayeurs en cours de route, n'a pas été concluante, avec le septième temps.
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Des frayeurs, pas de podium : la prise de risque totale de Cochran-Siegle n'a pas payé cette fois

Video credit: Eurosport

Du coup, ce sont les anciens spécialistes de la descente de Bormio, les Autrichiens (13 victoires en 25 courses), qui se sont régalés. Parti avec son dossard 11, Vincent Kriechmayr a cru avoir fait le plus dur en devançant de justesse l’homme en forme de ce début de saison, Urs Kryenbühl. Mais c’était sans compter sur Matthias Mayer. Un peu en retrait dans la discipline depuis le début de la saison (8e et 11e), l’Autrichien a cette fois-ci dominé.
Loin d’écraser la course, Mayer a fait parler son expérience sur les mouvements de terrain - notamment le premier saut après quelques secondes de course qui aura causé la chute (sans gravité) de nombreux skieurs, à l’image des Français Nils Allegre et Valentin Giraud-Moine – et sa technique pour tailler les courbes au plus court. Un style qui lui a permis d’être plus juste après le Salto di San Pietro et de finir fort, pour devancer de justesse son compatriote. Avec une faible avance, certes, mais suffisante pour s’offrir le 10e succès de sa carrière en Coupe du monde, le 6e dans la discipline. De quoi en faire LE descendeur de l’année 2020, avec cette 3e victoire dans la discipline, plus que tout autre skieur.
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Tout en technique, Mayer a coiffé la concurrence : sa victoire sur la Stelvio en vidéo

Video credit: Eurosport

Aamodt Kilde prend timidement la main du général, les Français la jouent placés

Grand favori après sa démonstration à Val Gardena, Aleksander Aamodt Kilde a légèrement déçu en ne prenant que la 6e place (+0’’28). Cette place d'honneur lui suffit pour s’emparer de la tête du général de la Coupe du monde mais le Norvégien ne compte que 3 points d’avance sur Alexis Pinturault et 74 sur le Suisse Marco Odermatt, auteur d’une superbe descente (12e, son meilleur résultat dans la discipline) ce mercredi. Pas franchement la belle opération dont il rêvait. Les Tricolores aussi espéraient mieux mais ils se contenteront bien volontiers de leur journée.
Grand spécialiste de la Stelvio (6e ces deux dernières années), Mathieu Bailet a confirmé ses bonnes dispositions à Bormio. Malgré un haut de parcours assez hésitant, le Tricolore a très bien fini pour finalement accrocher une prometteuse 8e place (+0’’38). Son meilleur résultat depuis… l’an dernier justement. Derrière lui, on retrouve Johan Clarey (9e, + 0’’47), très bon sur le haut mais qui n’a jamais su exploiter sa grande vitesse (122km/h en haut, personne n’a fait mieux). De retour de blessure, Maxence Muzaton (16e, +1’’25) et Brice Roger (18e, +1’’38) ont été très convaincants, au contraire d’un Adrien Théaux (24e) beaucoup trop timide, à l’instar de ce qu’il avait proposé sur le Super-G mardi.
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