On leur promettait l'enfer avec deux descentes de la terrible Streif en deux jours. Alors que près de la moitié des skieurs n'a déjà pas pu s'élancer vendredi, la deuxième course ne se déroulera finalement que dimanche. Après plusieurs jours de temps clair dans la station du Tyrol, le brouillard, les fines chutes de neige et les températures positives ont dégradé l'état de la piste et les conditions de sécurité, la deuxième descente programmée samedi étant ainsi repoussée à dimanche. Et le super-G, troisième course de la semaine, est lui reprogrammé lundi.

Kitzbühel
La météo condamne la descente de ce samedi
23/01/2021 À 07:52

Ce jour de repos offre aux descendeurs une belle opportunité de recharger leurs batteries après un vendredi éprouvant où la course, sur l'une des pistes les plus dures du monde, s'est éternisée sur près de trois heures. Certains, comme le Français Johan Clarey, tombé jeudi à l'entraînement puis excellent 4e à 40 ans vendredi, ont déjà un corps à soigner.

"Ça rallonge une semaine qui est déjà assez longue mais ça va me faire du bien au corps, mes douleurs évoluent super bien, j'ai juste encore un peu mal au cou", a-t-il expliqué après une partie de cartes et avant une séance de sport avec l'équipe de France en milieu d'après-midi.

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L'Américain Ryan Cochran-Siegle et le Suisse Urs Kryenbühl, qui ont eux lourdement chuté vendredi, ne repartiront pas. Cochran-Siegle se remet d'une fracture mineure d'une vertèbre cervicale. Kryenbühl, qui s'est violemment écrasé à la réception du dernier saut attaqué à 146 km/h, a brutalement terminé sa saison avec une commotion cérébrale, une fracture de la clavicule droite et une déchirure des ligaments du genou droit.

D'autres skieurs ont dépensé beaucoup d'énergie mentale vendredi, entre ceux qui ont attendu des heures avant de s'élancer, et ceux, les 25 derniers de la liste de départ, qui n'ont carrément pas pu courir avec l'interruption définitive de la course due au vent après le dossard 30.

Semaine à quatre courses pour Pinturault

Les trois favoris pour dimanche sont assez simple à trouver, il s'agit du podium de vendredi. Le Suisse Beat Feuz, triple tenant du globe de descente, a un poids en moins sur les épaules avec sa première victoire sur la Streif. L'Autrichien Matthias Mayer (2e vendredi, une victoire en 2020) et l'Italien Domink Paris (3e vendredi, trois victoires), très à l'aise sur la piste la plus réputée du monde, devraient de nouveau se trouver aux avant-postes.

Le changement de programme ne fait en revanche pas les affaires d'Alexis Pinturault. En tête du classement général, le Français a prévu de courir tout de même le super-G lundi avant de filer à Schladming, à environ 140 km à l'est, près de son camp de base, où il vise le podium du slalom disputé en nocturne mardi. Sa semaine folle après une semaine sans course se terminera avec deux slaloms à Chamonix, samedi et dimanche.

Pendant son aller-retour express il pourra se consoler: 2e virtuel du classement général après la grave blessure du Norvégien Aleksander Aamodt Kilde, le Suisse Marco Odermatt a été le premier coureur que les organisateurs ont empêché de s'élancer vendredi (dossard 31), l'empêchant ainsi de marquer de points sur la première descente.

Engagement maximal, énorme saut : le gros coup de Beat Feuz sur la Streif

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