Tous les astres se sont alignés ce samedi pour Dave Ryding. Pour lui et pour le ski britannique, qui tient son premier représentant vainqueur en Coupe du monde de ski alpin, en la personne du lauréat d’un renversant slalom de Kitzbühel. Mais aussi pour nous, missionnés par Eurosport pour couvrir l’évènement. Dans des proportions certes infiniment plus anecdotiques.
Avec Gauthier de Tessières, nous portions un œil des plus attentifs aux faits et gestes de Ryding, en ce jour qu’il n’oubliera jamais. La raison ne repose ni sur un don de divination, ni même sur le podium que le skieur anglais de 35 ans avait déjà signé ici, en 2017, seulement battu par le grand Marcel Hirscher. Nos confrères britanniques avaient des questions à lui poser en vue des Jeux Olympiques de Pékin. Nous étions sur place, alors autant en profiter.

Un ski de patron, pour un premier succès : revivez la seconde manche parfaite de Ryding

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"Le matin, j’ai la chance de croiser une personne de son équipe, ce qui n’est pas facile lors de la reconnaissance, parce qu’il y a tellement de monde, en sourit a posteriori De Tessières. Il s’avère en plus que cette personne me reconnaît. Je lui dis qu’on aimerait bien avoir Dave en interview et elle me répond : ‘Ok, je te l’envoie.’" Rendez-vous est donc pris après la première manche.
Mais "Rocket Ryding" ne se présente pas devant nous seulement pour honorer cette promesse indirecte. Il fait partie des hommes à suivre après son premier passage très tranchant. "On l’a interviewé aussi parce qu’il était sixième de la première manche", appuie le vice-champion du monde 2013 du super-G.

Pas à l'aise en deuxième manche disait-il...

Ryding estime qu’il est "en bonne position" mais rappelle qu’il n’est pas un as des deuxièmes runs. Pas de quoi instaurer une grande complicité avec nous pour l’instant. Mais face à un média français, il a un mot pour notre compatriote Johan Clarey, deuxième de la descente la veille, du haut de ses 41 ans. "Je suis jeune par rapport à lui", nous glisse-t-il malicieusement, en insistant sur la force que peut représenter l’expérience, sur une piste aussi exigeante que celle qu’il domptera quelques minutes plus tard, profitant de nombreuses défaillances.

Dave Ryding : "J'ai 35 ans mais je n'ai jamais cessé d'y croire"

C’est donc en vainqueur surprise qu’il revient nous voir, un sourire dont la béatitude est contagieuse accroché au visage. Il est aussi ému qu’émouvant lorsqu’il nous explique comment il a toujours cru en lui et à quel point la confiance de sa famille et de ses proches a compté, pendant ses douze années de quête.
Ce discours, il le tiendra face aux télévisions du monde entier. Nous n’en revendiquons pas l'exclusivité, ni même une quelconque primeur. Dave Ryding a simplement été le fil rouge de notre journée. Cette même journée qui est la plus grande de sa vie de sportif. La plus grande de l’histoire du ski britannique. Alors, merci.
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