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Worley : "Je passe à côté d'un rêve"

Worley : "Je passe à côté d'un rêve"
Par AFP

Le 15/02/2018 à 09:53Mis à jour Le 15/02/2018 à 10:08

JO PYEONGCHANG 2018 - Septième du slalom géant qu'elle abordait dans la peau d'une des principales prétendantes à l'or olympique, Tessa Worley ne cachait pas sa tristesse d'être passée "à côté d'un rêve" jeudi aux Jeux de Pyeongchang. La championne du monde en titre et tenante du petit globe de cristal de la spécialité a payé cher une première manche mal négociée.

Quel est votre sentiment après cette septième place ?

T.W. : Je suis triste, je suis hyper déçue. Un scénario comme ça qui arrive ce jour-là, c'est tellement dommage. Je passe à côté d'un rêve. C'est sûr que c'est quelque chose qui fait rêver de voir les trois filles qui lèvent les bras dans l'aire d'arrivée à la fin de la course. Mais en même temps, je n'ai pas fait ce qu'il fallait, donc je ne méritais pas non plus d'y être aujourd'hui. Il m'en a manqué un petit peu, et cette erreur en première manche me coûte trop cher. Après, j'ai su réagir, je sais que j'arrive à réagir, que j'ai le caractère pour, mais souvent, c'est trop tard, et aujourd'hui, ça ne suffit pas.

Avez-vous senti le poids de l'enjeu ?

T.W. : Bizarrement, ce n'était pas forcément l'enjeu, c'était plus que j'avais envie de réussir cette course. Ma bulle de concentration était un petit peu faible ce matin. J'ai réussi à la mettre en place sur le début de ma première manche et elle s'est effritée tout au long de ma manche. J'ai perdu de la lucidité, j'ai fait plusieurs petites fautes qui m'ont conduit à en faire une grosse au final, et ça me coûte très cher sur la journée. La deuxième manche est une bonne manche, mais elle ne suffit pas. Il fallait que je sorte le grand, grand, grand jeu là en deuxième manche... Je savais qu'il fallait faire deux grosses manches aujourd'hui pour aller chercher le podium et la victoire. Mais ma bulle n'était pas assez solide.

Le report de la course de lundi à jeudi vous a-t-il compliqué la tâche ?

T.W. : Je n'ai pas envie de dire que c'est ça, parce que tout le monde a vécu cette attente. Mais c'est sûr que ça fait cogiter, que ça aide toujours les pensées un peu négatives à s'installer. C'est du travail de les combattre tout le temps. Aujourd'hui, j'ai réussi sur la deuxième manche, sur une partie de la première, mais pas complètement.

Vous avez souvent connu des premières manches difficiles cet hiver. Comment l'expliquez-vous ?

T.W. : Sur les courses de la saison où je n'ai pas fait deux manches pleinement à l'attaque, je ne suis pas sur le podium. Celles où j'ai réussi à m'en rapprocher beaucoup, je suis sur le podium. C'est l'état d'esprit, être pleinement engagée sur les deux manches, ne pas avoir ce sentiment d'avoir quelque chose à perdre, ne pas skier avec un poids qui n'a pas à être là... Cette saison, peut-être que je traîne un petit peu le statut que j'ai gagné l'année dernière (elle est championne du monde en titre de géant et tenante du titre du petit globe de cristal, ndlr), mais c'est +bidon+ ça, ça ne sert à rien, il faut que je le vire !

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