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La victoire et le globe du Super-G, Paris est une fête!

La victoire et le globe du Super-G, Paris est une fête!

Le 14/03/2019 à 12:47Mis à jour Le 14/03/2019 à 15:44

SOLDEU - L'Italien Dominik Paris restera l'homme fort de la saison en super-G. Jeudi, le champion du monde italien a remporté le globe de la spécialité en concluant par une victoire. Dans la station andorrane, il a assorti son premier globe de cristal en carrière d'un troisième doublé Super-G - descente saisonnier.

Dominik Paris le tient enfin son globe. Incapable d'être régulier sur toute une saison en vitesse auparavant, l'Italien a enfin trouvé la clé de la régularité l'année de ses 30 ans. La régularité, donc, et la patience lui ont rapporté le globe de la spécialité en Super-G, mercredi en Andorre, son tout premier en carrière. Leader du classement avant la dernière sortie sur la piste de Soldeu, le skieur de Merano a eu la force de caractère de tenir son rang. Et il l'a fait avec la manière en allant chercher la 15e victoire de sa carrière en Coupe du monde, la 4e en Super-G. Il a devancé deux concurrents directs : le Suisse Mauro Caviezel, battu d'un rien (+0"15), et l'Autrichien Vincent Kriechmayr (+0"44). C'était le jour des ténors pour cette dernière sortie en vitesse de la saison.

Paris roi du Super-G, c'est surtout le fruit d'une logique implacable. Vainqueur de trois épreuves cette saison (Bormio, Kvitfjell et Soldeu), sur le podium à quatre reprises, sacré champion du monde à Are au mois de février, le Transalpin n'a finalement pas laissé grand chose à la concurrence. Réglé techniquement, en pleine confiance, le triple vainqueur de la descente de Kitzbühel (2013, 2017, 2019) a déjoué tous les pièges du tracé du jour sur la piste de Soldeu. A l'aise sur le haut, et son énorme saut, tacticien sur la partie médiane, plus technique, il a fait jouer ses qualités. Des qualités qui sont énormes. Paris, c'est le skieur moderne par excellence. Une machine complète à qui il manquait un soupçon de mental pour réaliser à ses objectifs.

Vidéo - Tacticien, maître des airs, roi de la technique : Paris a bouclé la boucle avec la manière

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Les Bleus sont passés à côté

Dessiné dans le même esprit que le tracé des dames, le Super-G de ces finales a réservé lui aussi peu de suspense pour les grands enjeux. Mais il a eu le mérite de divertir par son approche tactique. A ce petit jeu, les ténors de la discipline ont trouvé un terrain de jeu propice. Cinq des six prétendants au globe ont d'ailleurs fait mouche en terminant dans le Top 6 (le trio Paris, Caviezel, Kriechmayr, plus Jansrud 4e à +0"58 et Mayer 6e à +1"02). Seul Aleksander Aamodt Kilde a terminé plus loin, mais pas si non loin non plus (8e à +1"12). Les meilleurs devant, les autres à l'arrière.

Passés à côté de leur course, les Bleus ont loupé leurs adieux avec les épreuves de vitesse. Venu préparer le week-end en technique, Alexis Pinturault, 15e, à +1"69, a d'ailleurs terminé devant tous ses coéquipiers. Gêné par le déclenchement de son airbag, Brice Roger, 17e à +2"20, n'a pas réussi à trouver la clé. Les deux patrons de l'équipe de France, Adrien Théaux et Johan Clarey, n'ont, eux, pas vu la ligne d'arrivée. Mis en difficulté par une faute d'intérieur à mi-parcours, Théaux n'a pu se remettre en selle. Clarey s'est, lui, fait piéger par l'énorme saut situé en haut du tracé.

Ce fameux saut a d'ailleurs failli coûter cher à Marco Odermatt. Parti dans les airs comme un avion, le prodige suisse, doté d'une solide base technique, peut s'estimer heureux de ne pas être parti à terre. Le Slovène Klemen Kosi en a été quitte pour une belle frayeur également. Tout est bien qui finit bien finalement.

Vidéo - Pour sa dernière sortie de la saison, Caviezel a frôlé la perfection

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