En maîtrise, Neil Robertson prend sa revanche sur Ronnie O'Sullivan et rejoint les demi-finales du Masters

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MASTERS - Cette fois, c'est la bonne. Battu par Ronnie O'Sullivan il y a quelques semaines en finale du World Grand Prix, Neil Robertson a pris sa revanche sur le Britannique ce jeudi. L'Australien s'est imposé 6-4, après une rencontre agréable et où le moindre faux-pas s'est payé cash. Brouillon en début et en fin de rencontre, The Rocket n'a pas trouvé les clefs dans les moments décisifs.

Ronnie O'Sullivan and Neil Robertson

Crédit: Eurosport

Le duel tant attendu n'a pas déçu. Trois semaines après leur affrontement en finale du Grand Prix Mondial, Neil Robertson et Ronnie O'Sullivan avaient de nouveau rendez-vous en quart de finale du Masters. Au terme d'une partie très tactique et très disputée, comme lors de leur précédent affrontement, l'Australien a cette fois pris le meilleur sur The Rocket avec une victoire 6-4 pour s'offrir une première demi-finale au Masters depuis 2019.
Ce jeudi, Robertson a encore fait la course en tête face au Britannique. Fort de deux centuries, le premier dans la première frame, le champion du monde 2010 a capitalisé sur un fort pourcentage à l'empochage et surtout sur quatre frames pour faire la différence : les deux premières et les deux dernières. En début et en fin de rencontre, 'The Thunder from Down Under' n'a pas laissé la moindre ouverture à son adversaire du jour pour prendre des points.
Après la rencontre, Robertson n'a pas boudé son plaisir au micro d'Eurosport. "Je suis très soulagé car je n'avais pas réussi à le secouer lors du Grand Prix. J'ai incroyablement bien frapper la balle. Après la déception d'avoir perdu la finale contre Ronnie, j'étais vraiment déterminé à essayer de faire une bonne performance et je pense que je l'ai fait. C'était une grande amélioration par rapport à mon match de dimanche (ndlr, face à Anthony McGill) et j'espère pouvoir encore progresser."
Le joueur de 39 ans a également tenu à saluer le Britannique après la partie, avec une comparaison pour le moins élogieuse. "C'était incroyable de jouer dans cette ambiance. C'est comme jouer Federer à Wimbledon, vous savez que vous allez avoir la majorité de la foule contre vous. Ronnie ne ressemble à aucun autre joueur que nous ayons eu dans le jeu."

Un Ronnie O'Sullivan bousculé, mais pas alarmiste

Si Neil Robertson a maîtrisé le tempo de la rencontre dans les grandes largeurs, il a pu s'appuyer sur les défaillances du sextuple champion du monde, qui n'a d'ailleurs jamais mené au score dans la partie. En grosses difficultés dans le jeu de sécurité en début de rencontre, brouillon dans le jeu longue distance sur les deux dernières frames, Ronnie O'Sullivan a pêché dans le money-time, bien gêné par l'Australien. Et à chaque duel entre les deux hommes, les erreurs se paient cash...
Interrogé par Eurosport à l'issue de la rencontre, The Rocket préférait toutefois relativiser suite à sa défaite du jour. "J'ai fait du mieux que j'ai pu. Je ne suis pas si déçu que ça." L'Anglais a également souligné que le niveau de jeu n'était pas spécialement au beau fixe pour cette revanche. "Ce n'était pas vraiment un beau jeu. Je n'ai pas bien joué, il n'a pas bien joué (...) Je ne me cherche jamais d'excuses. Neil était le meilleur joueur aujourd'hui. J'espère qu'il continuera et gagnera. J'aime Neil, c'est un mec bien."
En demi-finale, Neil Robertson retrouvera un nouveau joueur de la "class of 92" puisqu'il affrontera le vainqueur du duel entre Mark Williams et John Higgins. Le Gallois et l'Ecossais s'affrontent pour la 64e fois en carrière.
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Video credit: Eurosport

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