Alexander Zverev à Eurosport Allemagne - "J'ai encore un rêve : devenir numéro un mondial"

Eurosport sur Google

Alexander Zverev a peu dormi et beaucoup célébré depuis sa victoire à Roland-Garros, dimanche. Sans oublier les sollicitations officielles, médiatiques ou personnelles. Mais très vite, il va se remettre au travail. Apaisé par son sacre, avec un nouveau défi devant lui : conquérir la place de numéro un mondial. Le dernier grand rêve de sa carrière, a-t-il confié à Eurosport Allemagne.

Zverev, champion controversé ? "On sent qu’il vit mal la situation"

Video credit: Eurosport

Cela n'a l'air de rien, mais Alexander Zverev est entré dimanche dans un cercle si fermé que ses membres tiennent sur les doigts d'une main. Roger Federer, Rafael Nadal et bien d'autres légendes du tennis n'y figurent pas. En remportant Roland-Garros, son premier titre majeur, l'Allemand a désormais tout gagné au moins une fois : un titre du Grand Chelem, le Masters, des Masters 1000, des ATP 500, des ATP 250 et, last but not least, la médaille d'or olympique en simple. Il rejoint ainsi Novak Djokovic, Andy Murray et Andre Agassi. Un joli petit pas dans l'histoire.
Quelques jours plus tard, l'Allemand, rentré au pays, n'a pas encore tout à fait décompressé. Entre célébrations et obligations, il n'a pas eu le temps de souffler. "Nous avons fait la fête jusqu'à 7 heures du matin (lundi, NDLR) et dès 11h, j'avais des rendez-vous, a-t-il confié dans un entretien accordé à Eurosport Allemagne. La séance photos avec le trophée, des interviews… Mardi a été la seule journée où j'ai été à peu près tranquille. J'ai repris l'avion pour l'Allemagne mardi soir et, très vite, j’irai à Halle."
picture

Zverev enfin délivré ? Il va vouloir aller chercher d'autres titres majeurs face aux meilleurs"

Video credit: Eurosport

Halle où, la semaine prochaine, pour la première fois de sa vie, il s'alignera sur un tournoi en tant que vainqueur en Grand Chelem. Physiquement et mentalement, il ne sera sans doute pas dans un grand état de fraicheur. "Je dois déjà me calmer et revenir à ma routine quotidienne pour me préparer tranquillement pour le tournoi, dit-il. Mais honnêtement, j'ai fait tellement de choses depuis dimanche que je n'ai pas encore pensé à Halle." Là-bas, il est attendu, pourtant. Le retentissement de son titre a été énorme. Sur Eurosport, diffuseur de Roland-Garros en Allemagne, sa finale contre Flavio Cobolli a été l'évènement sportif le plus suivi sur la chaine depuis la victoire de Jan Ulrich sur le Tour de France en 1997. "Mon année de naissance !", rigole-t-il.
Rafa m'a écrit un très long message, j'ai trouvé ça incroyablement touchant
Il croule naturellement sous les messages depuis son sacre. "Il va me falloir encore quelques jours pour répondre à tout le monde, je dois en avoir encore 1600 que je n'ai pas eu le temps d'ouvrir", assure Zverev. Il a pris note des plus illustres, toutefois. L'actuel Chancelier allemand, Friedrich Merz, l'a carrément appelé. "C'est chouette qu'il ait eu le temps de regarder la finale et qu'il prenne cinq minutes pour me parler après. C'est un honneur, c'est très spécial et j'espère qu'il pourra venir voir un match un de ces jours", ajoute-t-il.
Le monde du sport en Allemagne s'est également manifesté, de l'ancienne star de la NBA Dirk Nowitzi aux internationaux allemands en football. "Thomas Müller, Mats Hummels, Joshua Kimmich", détaille le numéro 3 mondial. Sans oublier, évidemment, ses collègues ou anciens collègues du circuit ATP. Novak Djokovic y est allé de son message sur les réseaux sociaux, mais il s'est aussi manifesté en privé. "Ce sont les messages les plus importants pour moi (les privés), précise Zverev. Tous les grands joueurs m'ont écrit : Carlos Alcaraz, Jannik Sinner, Novak Djokovic. Rafa (Nadal) m'a écrit un très long message, j'ai trouvé ça incroyablement touchant."
picture

Zverev et Nadal en 2024 à Roland-Garros.

Crédit: Getty Images

Sa plus grande fierté, dans cette quête au bout de ce long chemin ? Être resté fidèle à ses proches, son staff et sa famille. Chez lui, les deux sont entremêlés. "Nous avons accompli tout ça ensemble, insiste le Hambourgeois auprès de nos confrères d'Eurosport Allemagne. Tous ensemble, à travers les bons ou les mauvais moments. C'est facile, quand ça ne fonctionne pas, de dire qu'il faut changer de staff, d'entraîneur. Pour moi, c'est une vision simpliste. Parfois, il faut surtout se regarder dans la glace et être réaliste. Il ne sert à rien de changer de coach tous les deux mois."
Et maintenant, quelle peut donc être la suite pour lui ? À court terme, la saison sur gazon, et Wimbledon, surtout. Le seul tournoi majeur où il n'a jamais été performant. Il n'y a jamais dépassé les huitièmes de finale et avait calé dès le premier tour en 2025. À un horizon plus lointain, il veut croire que sa victoire à Paris servira de détonateur. "J'espère que quelque chose s'est apaisée en moi et que je peux passer à autre chose", espère-t-il. Avec, maintenant qu'il a bouché le trou le plus béant à son palmarès, un nouvel objectif suprême : "J'ai encore un rêve, devenir numéro un mondial. Je serais heureux d'y parvenir ne serait-ce qu'une semaine. Et bien sûr, j'aimerais gagner d'autres titres du Grand Chelem." Les deux ne sont pas incompatibles. Bien au contraire.
Rejoignez Plus de 2M d'utilisateurs sur l'app
Restez connecté aux dernières infos, résultats et suivez le sport en direct
Télécharger
Partager cet article
Publicité
Publicité