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Kyrgios : "J'ai fait du jet-ski à 17h30, un joueur du top 10 ne ferait pas ce genre de choses"

Kyrgios : "J'ai fait du jet-ski à 17h30, un joueur du top 10 ne ferait pas ce genre de choses"

Le 03/03/2019 à 11:39Mis à jour Le 03/03/2019 à 11:48

ATP ACAPULCO - Après sa victoire au Mexique, Nick Kyrgios est revenu sur les raisons de son inconstance. Tombé dans les oubliettes du classement ATP (72e en début de semaine), l'Australien a battu trois top 10 pour s'imposer ce dimanche. Capable de coups d'éclat, Kyrgios a du mal à maintenir ce niveau de performance et il l'explique très facilement.

Nick Kyrgios est un garçon fascinant. Parce qu'imparfait, parce que rempli de failles. Capables du pire. Du meilleur aussi. Comme cette semaine à Acapulco. En l'espace de quelques jours, il a rappelé quel joueur de classe il pouvait être quand il le décidait. Son parcours mexicain témoigne de son talent. Rafael Nadal, John Isner et Alexander Zverev, pour finir, ont chuté face à lui. Trois membres du top 10, trois valeurs sûres du circuit, n'ont rien pu faire face à ses accélérations. Stan Wawrinka, vainqueur de trois Grand Chelem, non plus.

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Quand il joue à ce niveau, l'Australien peut regarder n'importe qui dans le blanc des yeux. Alors pourquoi figurait-il à la 72e place du classement en début de semaine ? Pourquoi n'avait-il remporté que deux matches en 2019 ? Ce n'est pas une question de talent. Aussi désarmant sur le court que devant les micros, il a livré une explication très claire en conférence de presse après la rencontre : "Je dois être davantage discipliné, plus professionnel et faire les choses de la bonne façon", a-t-il très justement avoué. "Mon jeu est top 10 mais ce que je fais en dehors du court ne l'est pas. Mon travail n'est pas celui d'un top 10."

"Ce n'est qu'un début"

Un exemple en tête : "J'ai fait du jet-ski à 17h30 (ndlr : avant d'affronter Zverev) et je ne pense pas qu'un joueur du top 10 ferait ce genre de choses." Du Kyrgios dans le texte. L'Australien est indécrottable. Incapable de canaliser son talent fou ou de faire les choses à moitié. Kyrgios a toujours flirté avec les limites. Fascinant parce que capable de tout. Agaçant pour sa propension à lâcher des matches. Voilà pourquoi son palmarès n'a pas grand-chose à voir avec son palmarès : cinq tournois (ATP 250 et 500), une seule finale de Masters 1000 (Cincinnati (août 2018) et, comme meilleur résultat en Grand Chelem, un quart à Melbourne (2015).

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Il n'a que 23 ans ? Il sévit sur le circuit depuis six ans. La jeunesse n'est pas une excuse éternelle. Et si cette victoire et son impressionnant tableau de chasse au Mexique servaient de déclic ? C'est ce qu'il espère : "La victoire fait du bien, mais ça n'est qu'un début", espère-t-il. "Si je veux être bien meilleur, il va falloir que je travaille beaucoup plus." Une promesse. Une de plus. Difficile d'imaginer que l'incorrigible Kyrgios s'y tiendra. Acapulco lui a montré la voie mais l'Australien n'est pas resté sur les rails. Surtout s'ils sont rectilignes.

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