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Au Mexique, Nadal a une revanche à prendre

Au Mexique, Nadal a une revanche à prendre

Le 25/02/2020 à 17:50Mis à jour Le 25/02/2020 à 19:40

ATP ACAPULCO – Eliminé dès le 2e tour l’an passé après avoir eu des balles de match face à Nick Kyrgios dans une ambiance électrique, Rafael Nadal retente sa chance à Acapulco. L’Espagnol commence dans la nuit de mardi à mercredi sa campagne pour un troisième titre dans le tournoi mexicain, où il tentera de se relancer après sa sortie en quarts de finale de l’Open d’Australie.

Il ne l’a pas oubliée. Voici un an, quasiment jour pour jour, Rafael Nadal essuyait une de ses défaites les plus amères face à Nick Kyrgios (3-6, 7-6, 7-6) après plus de trois heures d’un âpre duel au 2e tour du tournoi d’Acapulco. Agacé par les provocations adverses, le Majorquin avait fini par céder 8 points à 6 dans le tie-break décisif, non sans avoir obtenu trois balles de match. Une rareté pour lui, et le début d’une période difficile, puisque quelques jours plus tard, blessé au genou, il était contraint au forfait en demi-finale d’Indian Wells.

Mais le numéro 2 mondial n’est pas du genre à laisser les idées noires prendre le dessus. Sa seconde partie de saison 2019 achevée sur le trône l’a montré, une fois de plus. Et c’est détendu qu’il aborde cette reprise, près d’un mois après son revers contre Dominic Thiem en quart de finale à Melbourne. "Je parle la même langue que les gens d’ici. A chaque fois que je viens, je me sens un petit peu chez moi. Je suis toujours bien accueilli, les gens sont agréables et gentils avec moi. Je connais très bien les organisateurs du tournoi et je profite de chaque instant ici. (…) Tout est accessible ici, avec la mer juste à côté. Acapulco attire les meilleurs joueurs, parce que ce n’est pas un tournoi de tennis classique. Vous jouez une compétition certes, mais dans une ambiance de vacances", a-t-il confié.

Il ne pourrait retrouver Kyrgios qu'en finale

Neuf des 25 premiers joueurs mondiaux sont ainsi en lice à Acapulco, parmi lesquels le tenant du titre, un certain Nick Kyrgios, dont les virées en jet-ski avaient fait beaucoup parler l'an dernier. Si la logique est respectée, Nadal ne pourrait l’affronter qu’en finale, histoire de lui ravir sa couronne pour laver l’affront de l’édition précédente. Une motivation supplémentaire ? Pas à en croire l’intéressé. "Je n’ai jamais eu ce type de sentiments. Je ne crois pas qu’être revanchard aide à gagner, c’est même le contraire. Ce désir de revanche ne peut qu’empêcher de penser avec clarté et sérénité. Quand le match commence, le plus important, c’est d’avoir la tête froide, l’esprit ouvert pour analyser les choses que je dois faire pour jouer à mon meilleur niveau."

Le discours est bien rôdé, même s'il est difficile d’y croire totalement. Quelques mois après Acapulco l'an dernier, la joie et le soulagement de Nadal à l'issue de sa victoire sur Kyrgios à Wimbledon traduisaient un investissement émotionnel bien supérieur à celui d'un 2e tour classique de Grand Chelem. Mais il est vrai que, depuis, la tension semble être retombée entre les deux hommes. Battu en huitième de finale à Melbourne voici quelques semaines, l’Australien avait même rendu un hommage appuyé à l'Espagnol, sans y ajouter le moindre commentaire acerbe dont il est pourtant si friand.

Vidéo - Nadal - Kyrgios : Le résumé

03:00

Un troisième sacre mexicain et le trône en bonus ?

Si Nadal n’a donc pas de revanche particulière à prendre sur Kyrgios, peut-être en a-t-il une à prendre sur lui-même. Infatigable compétiteur, Nadal compte "déjà" trois défaites en simple (deux lors de l’ATP Cup et une à Melbourne) en 2020. Il devrait être particulièrement motivé à l’idée de se relancer, d’autant qu’il a aussi de très bons souvenirs à Acapulco, où il a été sacré à deux reprises. "Quand j’ai gagné ici en 2005, c’était à l’époque mon plus grand titre sur le circuit, le début de quelque chose de spécial. Et en 2013, ça a été aussi l’un des moments clés de ma carrière. A l’époque, je revenais d’une longue blessure au blessure au genou (absent pendant sept mois de juillet 2012 à février 2013, ndlr). Je sortais d’un titre à Sao Paulo mais sans jouer bien, avec beaucoup de problèmes. Ici, j’avais retrouvé un bon niveau de jeu et de la confiance. Et j’avais bien enchaîné à Indian Wells. Donc 2013, c’était encore plus spécial."

Ces heures de gloire commencent à dater, et le contexte était alors totalement différent, puisque le tournoi se jouait alors sur terre battue. Depuis le changement de surface en 2014, Nadal a joué deux fois au Mexique : en 2017, défait en finale par Sam Querrey, et en 2019, avec le destin que l’on connaît. Le Majorquin a beau être tête de série numéro 1 et grand favori de l’épreuve, il sait que le défi qui l’attend sera relevé. Opposé à son compatriote Pablo Andujar pour se lancer, on voit toutefois mal ce qui pourrait bien lui arriver avant une éventuelle demi-finale contre Stan Wawrinka ou Grigor Dimitrov.

Et le jeu en vaut la chandelle : s'il parvient à décrocher le 85e trophée de sa carrière, il pourrait même retrouver la première place mondiale, à condition que Novak Djokovic ne dépasse pas les quarts de finale à Dubaï dans le même temps. Une perspective il est vrai bien hypothétique, vu la forme affichée par le Serbe en ce début de saison. Et ce serait mettre la charrue avant les bœufs, ce qui n’est pas dans les habitudes de Nadal.

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