Tennis - ATP Barcelone : Après l’apéritif Stefanos Tsitsipas, Arthur Fils veut passer à table et battre Carlos Alcaraz

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Qualifié pour la demi-finale de l’ATP 500 de Barcelone, Arthur Fils va affronter pour la deuxième fois de sa jeune carrière un certain Carlos Alcaraz. Opposé au Murcien il y a moins d’une semaine à Monte-Carlo, le numéro un français en était sorti avec une raquette brisée et des regrets. En Catalogne, il faudra élever le curseur pour vaincre le tenant du titre à Roland-Garros.

Arthur Fils.

Crédit: Getty Images

Ce n’était probablement pas la manière dont Arthur Fils avait imaginé rejoindre le dernier carré à Barcelone après trois quarts de finale en Masters 1000 cette année, mais le voilà arrivé à bon port. Au terme d’une confrontation express contre un Stefanos Tsitsipas mal en point et contraint d’abandonner à 2-0, 40-30 en sa défaveur, le natif de Bondoufle vient, involontairement, de remporter une première bataille psychologique dans son duel à venir contre Carlos Alcaraz.

"J’étais prêt à me battre pendant des heures"

Grâce à ce scénario inattendu, le Français s’évite une dose de stress, positif comme négatif, lié à ce quart de finale face au Grec. Le combat, si on peut vraiment l’appeler ainsi étant donné les circonstances, n’a duré que 17 petites minutes. "Je pense qu’il ne se sentait pas bien, sans en être vraiment sûr, a confié Fils pour sa troisième victoire en trois confrontations sur le circuit contre Tsitsipas au micro de l’ATP Tour. J’étais prêt à me battre pendant des heures parce que c’est un grand champion et nous avons déjà offert des matchs très intenses. La saison sur terre ne fait que commencer, je lui souhaite le meilleur". 
Si Fils n’a pas oublié les formalités pour rendre hommage à son homologue hellène, la tête de série numéro 7 peut désormais avancer avec confiance vers cette demi-finale puisque sa fraîcheur, sur le plan physique et mental, n’a pas connu de grandes secousses contre Tsitsipas. Sans forcer le destin à choisir son camp, Fils peut ainsi tranquillement reposer la machine jusqu’à samedi après-midi, là où les choses sérieuses vont débuter.
"Je sens que je pratique un bon tennis en ce moment, poursuit l’intéressé. Maintenant, je vais avoir un nouveau match alléchant contre Carlitos. Nous avions réalisé une belle bataille à Monte-Carlo, j’espère que celle de demain sera tout aussi belle". Qu’elle soit belle, c’est probablement ce que le public de la Pista Rafa Nadal va souhaiter, histoire de faire le plein d’émotions sur l’ocre catalan. Mais en toute sincérité, ce n’est pas ce que Fils doit espérer dans son for intérieur. Le beau tennis, c’est bien, le tennis victorieux, c’est mieux. Et visiblement, passer du spectacle à la gagne semble déjà trotter dans l’esprit de Fils.
"Notre dernier match était positif, analyse l’actuel 14e mondial à l’ATP. Bien sûr, j’ai perdu, mais j’en retire du positif. Demain, ce sera différent. Ça va se jouer en Espagne, Carlos joue bien ici et si je me souviens bien, il a déjà gagné deux fois le tournoi. J’ai pu voir son match contre Alex (De Minaur, victoire 7-5, 6-3, NDLR), et il faut avouer qu’il joue bien ! On va voir comment ça va se passer demain…" En considérant l’Espagnol comme favori de cette rencontre, qui plus est sur ses terres à Barcelone, Fils ne se trompe pas. À la différence de Monte-Carlo, le public va en pincer particulièrement pour Alcaraz. Et c’est dans une ambiance peu acquise à sa cause que Fils va devoir inverser la dynamique.

Se souvenir du contexte contre Zverev

Souvenez-vous, l’été dernier. Le 21 juillet 2024, Arthur Fils réalisait l’une de ses plus belles victoires contre un membre du top 10. C’était face à Alexander Zverev, récent finaliste à Roland-Garros au terme d’une finale épique contre Alcaraz. C’était sur terre battue. C’était en finale d’un ATP 500. Et surtout, c’était à Hambourg, en Allemagne, chez Zverev. Voilà la preuve que Fils est capable de renverser des montagnes, même à l’extérieur. Certes, l’écart de niveau tennistique entre Zverev et Alcaraz peut être discutable (quoique, l’Allemand a sorti Alcaraz à Roland-Garros en 2022, ne l’oublions pas). Mais depuis le début de l’année civile, la progression de Fils ne fait aucun doute. 
Sa démonstration de force à Monte-Carlo contre Andrey Rublev, un amoureux de la terre, en est une excellente preuve. Et au tour suivant, sa bataille homérique contre Alcaraz en quête d’un premier titre en Principauté a prouvé que la clé du succès n’était pas loin d’être trouvée. Pendant plus d’un set et demi, Fils avait la fougue suffisante pour mettre Alcaraz dans les cordes. Comment ne pas évoquer ces trois balles de break manquées à 6-4, 5-5 ? C’est probablement là que tout a basculé. 
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Carlos Alcaraz awansował do półfinału turnieju ATP 500 w Barcelonie

Crédit: Getty Images

Voilà ce qu’il manque à Fils pour faire tomber Alcaraz : laisser le feu de côté dans les derniers instants, et avoir de la glace dans les veines au moment de terminer le travail. Aussi, les tennismen du circuit commencent à le comprendre : Alcaraz devient encore plus dangereux lorsqu’il est proche de l’élimination. Dès lors, les balles de break à convertir (sans parler des balles de match, a fortiori) prennent une autre dimension. C’est à ce moment-là qu’il faut faire le vide dans sa tête pour s’engager dans chaque frappe de balle avec maîtrise et détermination. Facile à dire, plus dur à faire. Mais dans son for intérieur, Fils possède toutes les armes pour transformer ces paroles en actes. 
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