ATP Cincinnati - Arthur Fils balaye Flavio Cobolli (6-3, 6-4) et se qualifie pour sa première finale en Masters 1000

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C'est SA semaine : le Français Arthur Fils a remporté ce samedi soir la demi-finale du Masters 1000 de Cincinnati face à l'Italien Flavio Cobolli, n°10 mondial et tête de série numéro 7. Après une entame un peu difficile, il a emballé la rencontre pour dominer les débats de bout en bout pour s'imposer 6-3, 6-4 en 1h07. Il disputera donc sa première finale en Masters 1000 ce dimanche.

Trois coups gagnants, zéro stress apparent : Fils, l'art de conclure

Video credit: Eurosport

Cette fois, c'est la bonne. Après deux demi-finales en Masters 1000 perdues cette saison (à Miami et Madrid) face à Jiri Lehecka et Jannik Sinner, Arthur Fils n'a pas raté la cible pour sa troisième occasion à ce niveau. Vainqueur de Flavio Cobolli (6-3, 6-4 en 1h07), ce samedi, à l'issue d'un match qui ne restera pas dans les annales mais qu'il fallait savoir ne pas perdre, le Français disputera donc dimanche (22h30), face à Frances Tiafoe ou Brandon Nakashima, sa première finale en Masters 1000.
Une performance, en soi, remarquable à 22 ans, mais encore loin de satisfaire l'ambitieux Tricolore qui ne s'y est pas trompé en signant la caméra d'un "Still one to go" (encore un à gagner, Ndlr) après sa victoire : cette finale, il faudra surtout la gagner, pour propulser définitivement vers les sommets une carrière qui suscite toutes les promesses depuis un moment déjà...
Dans ce dernier carré regroupant quatre joueurs n'ayant jamais remporté de titre en Masters 1000, Fils et Cobollli savaient tous deux l'occasion en or qui se présentaient à eux. Ça les a tendus, clairement, notamment lors d'un début de match d'un niveau assez catastrophique pendant six jeux. Comme si le poids de l'enjeu ne suffisait pas, les deux hommes n'ont, en outre, pas été aidés par le contexte, renvoyés aux vestiaires par un orage au moment précis où ils s'apprêtaient à débuter la partie.

Un Fils tendu puis irrésistible

Quarante-cinq minutes plus tard, ils ont pu revenir pour un début de match venteux et, donc, crispé. Le Français était le premier à se faire breaker à 1-1, à l'issue d'un très mauvais jeu de service ponctué d'une double faute. Cadeau aussitôt rendu par l'Italien qui rendait (blanc) son engagement en alignant quatre erreurs grossières. A ce stade, les deux hommes semblaient tous deux dans un état proche de l'Ohio. Mais les choses sérieuses allaient enfin pouvoir débuter.
Sauf qu'à partir de là, un seul homme est parvenu à rentrer dans son match : Arthur Fils. Cobolli, lui, restait à quai, sans jamais pouvoir s'extirper de sa torpeur. A partir de 3-3, le Français, de plus en plus en confiance, alignait cinq jeux consécutifs pour remporter 6-3 la première manche et se détacher 2-0 dans la deuxième. Circulez, il n'y avait plus rien à voir. Le finaliste de Roland avait pourtant réussi l'exploit de s'extirper de quatre matches en trois sets pour se hisser en demi-finale. Le cinquième serait celui de trop.
Et si Cobolli, pourtant un peu plus relâché à partir du milieu du deuxième set, n'a jamais réussi à revenir, c'est aussi en grande partie de la faute à son adversaire. Car Arthur Fils, lui, n'a fait que dégager une impression de puissance et de maîtrise de plus en plus grande au fil des jeux. Dans la deuxième manche, il n'a perdu que six points sur son engagement, abrité notamment derrière un schéma préférentiel qui lui a énormément rapporté : le service extérieur côté égalité, suivi d'une cartouche côté opposé, indifféremment en coup droit ou en revers. Cobolli, en difficulté pour lire le service adverse, n'y a jamais retrouvé son latin.
Et quand il a fallu porter l'estocade, au moment de servir pour le match à 5-4, Arthur Fils n'a pas précisément cogité. Un smash gagnant, deux énormes coups de fusil en coup droit et un service gagnant pour finir. Merci, au revoir. Fils est ainsi devenu le dixième joueur français à disputer une finale en Masters 1000 (depuis l'établissement de cette catégorie de tournois en 1990) après Guy Forget, Cédric Pioline, Sébastien Grosjean, Richard Gasquet, Gilles Simon, Jo-Wilfried Tsonga, Gaël Monfils, Ugo Humbert et Arthur Rinderknech.
A 22 ans, il est aussi le plus jeune à accomplir cette performance depuis Richard Gasquet (20 ans) à Toronto en 2006. Le voilà virtuellement 11e au classement mondial (son record), et 6e à la Race. C'est remarquable. Mais avec Arthur Fils, le droit à rêver plus grand, beaucoup plus grand, est largement permis.…
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Fils, un fier service : "J'avais à peu près toutes les zones, j'arrivais à mixer"

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