Le coronavirus continue de poser bien des problèmes aux organisateurs de tournois. Et le calendrier 2021 promet déjà d'être un sacré casse-tête. Premier concerné avec la tournée aux antipodes en janvier, Craig Tiley, patron de Tennis Australia (Fédération australienne de tennis) et directeur de l'Open d'Australie, se bat pour organiser la 2e édition de l'ATP Cup. Les actuelles restrictions de déplacements dues à l'épidémie pourraient ainsi remettre en cause la tenue de l'événement ou alors contraindre à sa délocalisation, à l'image de ce qu'il s'était passé en août dernier avec le Masters 1000 de Cincinnati joué à Flushing Meadows aux Etats-Unis.

La jeune compétition par équipes nationales, dont la première mouture a été remportée par la Serbie de Novak Djokovic, doit théoriquement avoir lieu du 1er au 10 janvier 2021 dans trois villes australiennes : Sydney, Brisbane et Perth. Mais le projet est soumis au bon vouloir des autorités locales. "Nous avons besoin d'engagements des gouvernements et des autorités sanitaires d'ici deux semaines voire un mois pour savoir si les frontières entre Etats australiens vont être ouvertes à nouveau. C'est à cette condition que nous pourrons avoir une compétition dans plusieurs villes", a ainsi indiqué Tiley à l'Australian Associated Press.

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Un "environnement sécurisé" pour s'entraîner plutôt qu'une quarantaine stricte à l'hôtel ?

Dans le cas contraire, l'organisation de l'ATP Cup devrait donc être totalement repensée et une délocalisation à Melbourne où se déroule l'Open d'Australie envisagée. Car la tenue du premier Majeur de l'année n'est pas menacée, elle, à en croire son directeur. Mais il reste des points importants à négocier, notamment concernant la conception de la quarantaine imposée aux joueurs à leur arrivée dans le pays.

"Nous acceptons totalement le fait que toute personne venant de l'étranger soit soumise à une quarantaine de deux semaines. Ce que nous négocions actuellement, c'est la mise en place d'un environnement sécurisé où les joueurs puissent s'entraîner et circuler entre l'hôtel et les courts pendant ces 15 jours. On ne peut pas leur demander d'être coincés à l'hôtel tout ce temps sans entraînement et de disputer un Grand Chelem dans la foulée", a considéré Tiley.

On l'aura compris, rien n'est simple en ce moment pour organiser des tournois sur la planète tennis. Ces négociations se tiennent d'ailleurs alors que les autorités australiennes ont décidé d'interdire à leurs ressortissants de sortir du pays en 2021, tant qu'un vaccin n'aura pas été mis au point. Le directeur de l'Open d'Australie a d'ailleurs revu à la baisse la jauge de spectateurs qui sera fixée lors de la première levée du Grand Chelem de l'année : il espère que 25 % de l'affluence habituelle pourra assister aux matches à Melbourne Park, contre les 50 % envisagés en août.

Novak Djokovic et Rafael Nadal lors de l'ATP Cup en 2020

Crédit: Getty Images

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