Il y a un an, vous aviez gagné pour la première fois à Doha. Est-il réaliste d'envisager que vous conserviez votre titre cette semaine ?

R.N. : Ce n'est pas la situation idéale, clairement. Mais en sport, on ne sait jamais. La roue peut vite tourner. Si j'arrive à gagner un ou deux matches, peut-être que mes sensations seront à nouveau très bonnes et que je pourrais être capable de tout. Mais Doha, c'est un tournoi compliqué, avec beaucoup de bons joueurs dans le tableau.

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Il y a deux ans, à votre retour, vous n'aviez pas mis longtemps à redevenir compétitif…

R.N. : Oui, mais c'était très différent. La vérité, c'est que j'étais revenu dans un contexte parfait pour moi: sur terre battue, dans des tournois 250 moins relevés qu'ici. C'était l'idéal. Aujourd'hui, l'histoire est différente. Le tournoi est different. La surface aussi. C'est difficile d'imaginer le même scenario qu'il y a deux ans.

Physiquement, comment vous sentez-vous?

R.N. : Je suis content d'être de retour. Et d'être ici, à Doha. Une nouvelle saison, un nouveau départ, un nouveau challenge. Une nouvelle motivation, aussi. C'est un peu dur parce que je n'ai pas joué depuis longtemps. A Pékin et Bâle, c'était difficile. En réalité, pour moi, je n'ai pas vraiment joué depuis Wimbledon l'année dernière.

Vous avez joué l'exhibition à Abu Dhabi la semaine passée. Etait-ce important pour vous ?

R.N. : Oui ça a été positif pour moi. Comme toujours, quand vous revenez, les sensations ne sont pas optimales. Vous avez besoin de souffrir un peu sur le court. Il faut se souvenir de toutes les choses qui ont fait que vous avez pu connaitre du succès par le passé. Retrouver le rythme, c'est une affaire de temps et de patience.

Sachant que vous n'avez pas joué depuis octobre et que vous avez connu beaucoup de soucis au second semestre 2014, quels objectifs avez-vous fixé pour 2015 ?

R.N. : Les mêmes que chaque année. Essayer d'être compétitif dans chaque tournoi que je vais jouer. Mais je vais avoir besoin d'un peu de temps pour redevenir compétitif. J'espère que cette période sera la plus courte possible. Mais c'est difficile de revenir affronter les meilleurs joueurs du monde comme ça après une longue absence. Je vais faire en sorte que ça aille le plus vite possible, mais il est normal d'avoir besoin d'un peu de temps pour cela. En attendant, je m'entraine bien, j'ai la bonne attitude, je travaille dur.

Ce n'est pas la première fois que vous devez gérer ce type de situation. Votre expérience vous aide-t-elle ?

R.N. : Au final, même si l'expérience est utile, nous pratiquons un sport où, si vous ne frappez pas bien la balle, si vous ne bougez pas bien, il importe assez peu de savoir si vous avez beaucoup d'expérience ou pas. Si l'adversaire tape plus fort et se déplace mieux, mon expérience ne servira à rien. On parle d'un sport où la base, c'est le dynamisme, la vitesse. Chaque année est différente, chaque situation aussi. Oui, l'expérience peut vous aider, dans certaines situations. Mais d'une manière générale, ce n'est pas le plus important.

externalLire le tweethttps://twitter.com/WeAreTennisFR/status/551725539518849025TweetAu vu de vos entrainement et de vos sorties à Abu Dhabi, êtes-vous confiant pour Doha ?

R.N. : La vérité, ce sont les résultats. C'est ça la réalité. Mais peu importe, l'important pour moi c'est de jouer des matches, ça m'aidera pour la suite. Chaque match va être très important pour moi. Si je peux gagner un ou deux matches, ce sera fantastique. Après, il y aura une bonne semaine d'entrainement avant l'Australie. Si je n'y arrive pas, je suis prêt à tout accepter. A accepter le fait qu'il me faudra peut-être plus de temps pour revenir à mon niveau. J'essaie d'avoir la meilleure attitude possible. J'ai besoin de temps, je le sais, et c'est normal. Mais je ne pense pas être si mauvais. J'espère être compétitif bientôt.

En fin d'année dernière, vous aviez confié que, le plus important pour vous, c'était d'être à nouveau prêt mentalement à affronter la compétition, à retrouver un état d'esprit de compétiteur. Est-ce le cas?

R.N. : Là encore, ce sont mes adversaires qui vont me le dire. Je peux me sentir compétitif, mais si mes adversaires me battant, ils me prouveront le contraire. Alors, nous verrons bien. Chaque match va être un test pour moi. Chaque moment, chaque point va m'aider. Pour ce qui est du mental, j'ai l'état d'esprit que j'ai toujours eu. Ce dont j'ai besoin, c'est de retrouver mon tennis. De revivre ces petits moments que vous ne pouvez vivre qu'en compétition.

Rafa Nadal

Crédit: Eurosport

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