ATP 250 Estoril - Un premier titre à 22 ans pour reprendre le fil de sa progression : Lucas Van Assche a eu "un déclic"

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Son excellent début de saison en Challenger s'est concrétisé par son tout premier titre ATP. Luca Van Assche (22 ans) s'est imposé en finale d'Estoril contre Alexander Blockx (6-4, 4-6, 7-5) ce dimanche ponctuant une excellente semaine. Le Français qui attendra son meilleur classement (48e) ce lundi s'est accroché contre le Belge, comme dans les moments difficiles de sa jeune carrière.

Van Assche ouvre son compteur à Estoril : le résumé de sa finale victorieuse

Video credit: Eurosport

Samedi, nous vous contions l'histoire de Quentin Halys qui avait attendu ses 29 ans et galéré 14 ans pour enfin réaliser son rêve. Celle de Luca Van Assche est bien différente, mais elle a aussi pris un tournant ce week-end avec un tout premier trophée décroché à Estoril contre Alexander Blockx (6-4, 4-6, 7-5). Les exemples de résilience ne manquent pas dans le tennis, mais pour Van Assche c'est encore différent, parce qu'à 22 ans, il a déjà eu mille vies.
Mille vies, et peut-être pas la progression linéaire que le vainqueur de Roland-Garros Juniors 2021 aurait espéré. Mais voilà que le Portugal s'est transformé en sacrée terre d'accueil pour celui qui a connu des joies (3e tour à Melbourne en 2024) et de nombreux doutes entre son premier titre en Challenger en 2022, à Maia du côté de Porto, et ce premier titre ATP ce 26 juillet plutôt proche de Lisbonne. Il sera 48e mondial ce lundi, lui qui avait connu le top 70 avant de redescendre jusqu'à la 238e place en octobre dernier.
"Il y en a eu plein des moments compliqués, expliquait-il en avril dernier à L’Équipe La principale question que je me suis posée, c'est : 'Est-ce que j'ai envie de continuer à jouer, à voyager autant.' Tu te demandes si ça vaut le coup de faire autant d’efforts pour aussi peu de résultats." Le comble, pour un Français né pas loin de Bruxelles d'un père Belge et d'une mère italienne. C'est donc finalement au Portugal que l'armoire à trophée s'est ouverte. "Peut-être que vous devriez organiser un Masters 1000 ou un tournoi du Grand Chelem", a adressé Van Assche à l'organisation d'Estoril à l'heure des célébrations.
Mais le Tricolore de 22 ans n'est pas que doté d'une très bonne répartie. Il est capable de très bien jouer, et de s'accrocher quand les choses ne tournent pas en sa faveur. Luca Van Assche a sorti la tête de série n°1 Andrey Rublev, un "déclic" qui lui a permis de décrocher sa première demi-finale ATP après avoir perdu le premier set. Ce dimanche, il a joué son 4e match en trois sets cette semaine à Estoril pour venir à bout du tout aussi tenace Alexander Blockx (21 ans).

4 victoires en 3 sets cette semaine

"Il y a quelques mois, on a joué une finale de Challenger (à Lille, victoire du Français), on sera peut-être amenés à s'affronter dans l'avenir. C'est un adversaire coriace", a tenu à saluer le vainqueur sur la terre-battue portugaise. Car Van Assche est sorti essoré de son duel contre le Belge, 2h24 où il aura beaucoup couru pour défendre, lui qui était là sous toutes les amorties. Le scénario n'a pas été simple à gérer, en témoigne ses 5 double fautes en 21 minutes (8 au total) qui ne l'ont pas empêché de mener 6-4, 2-0... avant le retour de Blockx.
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Luca Van Assche titré à Estoril.

Crédit: Getty Images

Pareil à 3-0 dans l'ultime set, et encore à 5-3. Il a fallu gérer la tension de cette première finale et un adversaire qui n'a jamais abdiqué. Van Assche l'a fait avec plus ou moins de réussite dans le jeu, avec quelques coups un peu forcés, mais avec brio dans la gestion des émotions. Impassible, le Tricolore né en 2004 a traversé les épreuves du match, les variations ombragées et les vents contraires. "Je ne sais pas si ce n'est que le vent, je pense aussi peut-être un petit peu de tension des deux côtés, mais oui, c'est sûr qu'aujourd'hui, c'étaient des conditions vraiment dures, un peu similaires à celles de la veille, voire pires. Beaucoup, beaucoup de vent, et le soleil un peu bas, donc ce n'était pas facile au début de s'adapter", a-t-il confié à L’Équipe après sa victoire.
S'il n'a pas le caractère de showman d'un Arthur Fils, ni le service de Giovanni Mpetshi-Perricard de la même génération, Van Assche a pour lui le sang froid et la maîtrise. "Il était redescendu plutôt bas et il avait une grosse motivation, une grosse ambition surtout pour remettre en place beaucoup de travail", racontait son coach Sébastien Vilette à L’Équipe, il y a trois mois.
Son année 2026 avec trois titres en Challenger et ce titre à Estoril ne font que confirmer. "On le dit souvent, mais c'est très, très rare de finir une semaine invaincu, et cette saison, c'est déjà la quatrième fois pour moi, donc ça me permet aussi de profiter de ce bon moment, tout en sachant d'où on part, aussi", a-t-il poursuivi. La suite du voyage s'annonce d'autant plus enthousiasmante.
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