ATP 250 Hangzhou - Alexander Bublik domine Valentin Royer en finale et s'offre son 4e titre cette saison
Par Mathieu Charré
Mis à jour 23/09/2025 à 20:25 GMT+2
Le rêve s'arrête là pour Valentin Royer. Le Français s'est heurté ce mardi à un Alexander Bublik trop costaud dans les moments décisifs pour sa première finale sur le circuit (7-6, 7-6). Le Kazakhstanais continue ainsi sa saison 2025 ébouriffante avec quatre titres au compteur désormais, sur trois surfaces différentes. Seul Carlos Alcaraz (7) a plus gagné de tournois que lui cette année.
Royer n'a pas démérité face à Bublik : les temps forts de la finale
Video credit: Eurosport
Valentin Royer rend les armes au bout d'un gros combat à Hangzhou ! Dans une finale de haute volée, sa première sur le circuit ATP, le Français s'est incliné ce mardi face au Kazakhstanais Alexander Bublik en deux sets, 7-6[4], 7-6[4]. Pourtant le futur 75e mondial a largement fait son match, mais quelques erreurs dans les deux tie-breaks lui ont coûté cher. La belle semaine chinoise de Royer bute sur l'un des hommes en forme de cette saison, qui s'offre un 4e titre en 2025.
Royer à la hauteur
Il aurait été difficile pour un non initié de déterminer, dans les premiers jeux de cette finale, lequel des deux adversaires découvrait ces hauteurs sur le circuit ATP et lequel vivait la période la plus prolifique de sa fantasque carrière. Pas impressionné le moins du monde par l'enjeu, Valentin Royer a débuté comme il a joué toute la semaine. Dominant dès que l'échange s'installait, il a tenté de bousculer Bublik, qui a pu s'appuyer sur son arme létale, cette qualité de service rare (21 aces !), pour s'éviter les maux de tête comme les balles de break.
Au bout d'une manche où les serveurs ont fait la loi, les petits détails ont fait les grandes différences dans le jeu décisif. Et c'est à ce moment que l'inexpérience de Royer a peut-être joué son rôle, quand il a raté deux coups droits décroisés, à 4-3 contre lui, pour offrir trois balles de set à Bublik. Fidèle à sa réputation, le Kazakhstanais a d'abord commis une double faute, puis bouclé la manche sur un ace au T, sur deuxième balle, flashé... à 218 km/h.
Bublik puissance 4
Pas assommé par ce scénario frustrant, Royer a eu d'entrée de deuxième set l'opportunité de relancer le match, quand Bublik lui a offert sur un plateau les premières balles de break de la finale. Mais à 15-40, le Français a manqué un passing facile en revers - et sa plus belle occasion du même coup. S'il s'est montré solide pour revenir à son tour de 15-40 dans le jeu suivant, Royer n'a plus eu la moindre opportunité à se mettre sous la dent ensuite, malgré une volonté toujours présente d'imposer sa puissance des deux côtés.
Dans une finale où les deux hommes ont présenté des bilans coups gagnants - fautes directes largement positifs (21-13 pour Royer, 36-14 pour Bublik), le Kazakhstanais a opposé à la solidité française sa filière courte quasi intouchable derrière son service. Jamais breaké de la semaine, Bublik a encore pris l'ascendant dans le jeu décisif du 2e set, sur le service de Royer. Un petit passing en coup droit lui a offert deux balles de match, et une dernière flèche, lâchée long de ligne, a bouclé sa démonstration, finie allongé face contre terre.
Après un titre sur gazon et deux sur terre battue cette année, le 12e joueur à la Race complète le trio des surfaces avec ce titre sur dur, argument supplémentaire pour valider son changement de dimension. De l'autre côté du filet, Royer valide aussi le sien, avec cette défaite si encourageante dans le contenu. À 24 ans, le futur 75e joueur mondial, au rendez-vous de sa première finale, continue son apprentissage du plus haut niveau.
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