ATP 250 Hangzhou - Finale - Quand Alexander Bublik fait du Carlos Alcaraz et du Novak Djokovic

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Vainqueur de Valentin Royer mardi en finale à Hangzhou (7-6, 7-6), Alexander Bublik continue de flamber. C'est son quatrième titre cette saison et même depuis le début de l'été. Il a soulevé en 2025 des trophées sur toutes les surfaces, une performance qui n'appartenait ces dernières années qu'à deux hommes : Carlos Alcaraz et Novak Djokovic. C'est dire.

Et de quatre titres pour Bublik en 2025 : Sa balle de match contre Royer

Video credit: Eurosport

Il est devenu sérieux et, cette fois, ça devient sérieux. Vraiment. Alexander Bublik pouvait parfois être un plaisir pour les yeux, quelque part entre le fantasque et le fantastique, entre l'artiste inspiré et l'amuseur public. Mais ça, c'était avant. Le Bublik nouveau, celui des six derniers mois, n'a plus envie de rire ni d'épater la galerie. Il joue, il est impliqué et, hasard (ou pas), il gagne. Beaucoup plus qu'avant. Mardi, en serrant le jeu en finale à Hangzhou face au novice français à ce niveau, Valentin Royer (7-6, 7-6), il a décroché son quatrième titre en un trimestre.
Cette saison, seul Carlos Alcaraz a gagné davantage de tournois que le Kazakhstanais. L'Espagnol est à sept, Bublik à quatre. Oui, il compte deux fois plus de titres cette saison que Jannik Sinner. Bien sûr, la campagne du numéro 2 mondial est autrement plus marquante puisque ces deux uniques couronnes proviennent de deux Grands Chelems, en Australie et à Wimbledon. Bublik n'est pas de la trempe de l'infernal tandem qui règne sur le circuit, et la raclée (trois fois 6-1) infligée par l'Italien lors du récent US Open est venue le rappeler, si besoin était.
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"Tu es tellement fort, c'est dingue", la poignée de main chaleureuse entre Bublik et Sinner

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Il n'est pas davantage le troisième homme que se cherche l'ATP. Mais il est devenu un client et cela, personne n'aurait pu l'envisager il y a un semestre, quand le joueur cornaqué par Stefan Leiner (à la fois son entraîneur et son manager) traînait sa misère de tournoi en tournoi. Sa fin de saison 2024 avait été catastrophique. 2025 n'a pas mieux débuté, avec huit défaites sur ses dix premières rencontres. Il avait même plongé au classement. Mi-mai, juste avant Roland-Garros, il pointait au 76e rang. Après son titre à Hangzhou, le voilà 16e, le meilleur "ranking" de sa carrière.

Le couac est désormais l'exception

Mais il y a encore plus fort. Alexander Bublik a maintenant épinglé cette année des titres sur terre battue (Gstaad et Kitzbühel), sur gazon (Halle) et à présent sur dur (Hangzhou). Sur les huit dernières saisons, de 2018 à 2025, il n'est que le troisième homme à accomplir ce triplé magique. Les deux autres ? Novak Djokovic (en 2019, 2021 et 2022) et Carlos Alcaraz de 2023 à 2025. Une bien flatteuse compagnie. Personne d'autre n'y est parvenu sur cette période. Pas même Roger Federer et Rafael Nadal quand ils étaient encore là, pas davantage un Alexander Zverev ou un Daniil Medvedev du temps de sa splendeur. Ni même Jannik Sinner.
S'il frappe à la porte du Top 15, c'est en réalité le rythme d'un Top… 5 qu'a adopté Alexander Bublik depuis quelques mois. Lors de ses sept derniers tournois, il en a gagné quatre. Les trois autres ? Trois Grands Chelems, avec un quart de finale et un huitième, perdus à chaque fois contre Jannik Sinner. Son seul couac, c'est sa disparition au premier tour de Wimbledon contre Jaume Munar. Mais ces absences confinent à l'exception et non plus à une forme de règle, ce qui fut longtemps son cas. Il a compilé sur cette période pas moins de 1860 points.
Pourtant, il ne veut rien changer et éviter à tout prix de s'enflammer plus que de raison. Le tennis n'est pas assez sérieux ou grave pour ça. "Honnêtement, a-t-il relevé mardi, j'ai toujours dit que les victoires ne me faisaient pas sauter au plafond, pas plus que les défaites ne me mettent à terre. J'essaie de rester stable émotionnellement. J'aime ce que je fais. Je suis content d'avoir la chance de voyager, de jouer des tournois et d'être en bonne santé, et les victoires arrivent… C'est beau." Une philosophie qui n'a en tout cas jamais aussi bien fonctionné que ces derniers mois pour lui.
Le Kazakhstanais grimpe au 12e rang à la Race, plus très loin d'une qualification pour le Masters de fin d'année. L'objectif devient atteignable, au moins sur le papier, même s'il pointe encore à près de 800 points d'Alex de Minaur, actuellement détenteur du dernier strapontin virtuel. "Bublik est génial", a commenté Nick Kyrgios sur le réseau X après la finale de Hangzhou. C'est peut-être un brin excessif, mais, de la bouche de l'Australien, on a déjà entendu des choses plus absurdes.
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Un point énorme, une raquette éclatée et un trophée pour Bublik

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